Environmental characterization of surface runoff from three highway sites in Southern Ontario, Canada: 1. Chemistry.

Mayer, T., Rochfort, Q., Marsalek, J., Parrott, J., Servos, M., Baker, M., McInnis, R., Jurkovic, A., et Scott, I.M. (2011). « Environmental characterization of surface runoff from three highway sites in Southern Ontario, Canada: 1. Chemistry. », Water Quality Research Journal of Canada, 46(2), p. 110-120. doi : 10.2166/wqrjc.2011.035  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les eaux de ruissellement des routes sont une source importante de contaminants qui pénètrent dans le réseau des cours d’eau douce. Afin de fournir des données sur l’effet des eaux de ruissellement provenant des routes sur la vie aquatique, nous avons prélevé des échantillons d’eaux de ruissellement sur trois sites représentant chacun une catégorie de route (à circulation légère, moyenne ou dense). Nous avons mesuré la concentration du chlorure, des métaux traces et des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dans les échantillons. C’est dans les eaux de ruissellement d’une importante autoroute à plusieurs voies et à chaussées séparées, où la circulation était la plus intense, que nous avons trouvé les plus fortes concentrations de chlorure (45‑19 135 mg/L) et de métaux. Les plus fortes concentrations d’HAP (19,7‑2 142 mg/kg) ont été mesurées dans les matières solides des eaux de ruissellement de cette autoroute. La concentration des HAP était élevée aussi sur les sites à circulation moyenne (9,83‑237 mg/kg) et légère (26,4‑778 mg/kg). Nous avons détecté des concentrations élevées de mutagènes et de cancérogènes puissants tels que le benzo[a]pyrène (0,414‑124,62 mg/g) et l’indénopyrène (0,549‑50,597 mg/g) dans la phase particulaire de tous les échantillons d’eaux de ruissellement. Les concentrations de chlorure dans les eaux de ruissellement recueillies l’hiver et au début du printemps étaient significativement plus élevées (P < 0,001; t = 2,66) que durant le reste de l’année. Les concentrations de contaminants variaient en fonction du débit de la circulation, de l’état de la route (âge, composition, entretien), de l’état des ouvrages métalliques (canalisations, glissières de sécurité, etc.) et des conditions saisonnières. Une étude complémentaire traite des aspects spatial et temporel de la toxicité imputable aux contaminants des eaux de ruissellement provenant des routes.

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