Breeding for resistance to ear rots caused by Fusarium spp. in maize - A review.

Mesterházy, Á., Lemmens, M., et Reid, L.M. (2012). « Breeding for resistance to ear rots caused by Fusarium spp. in maize - A review. », Plant Breeding, 131(1), p. 1-19. doi : 10.1111/j.1439-0523.2011.01936.x  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La fusariose de l’épi, qui peut être causée par différentes espèces de Fusarium, est un des plus importants problèmes de salubrité des aliments de consommation humaine et animale qui menace la production de maïs. À l’heure actuelle, la plupart des lignées pures et des hybrides sont réceptifs à la maladie. Le Fusarium graminearum et le Fusarium verticillioides sont les deux principaux agents de la fusariose de l’épi, mais une dizaine d’autres espèces de Fusarium peuvent aussi causer la maladie. Les infections naturelles sont habituellement dues à un mélange d’espèces locales de Fusarium spp., avec une espèce prédominante. De nombreux sélectionneurs de maïs comptent sur l’infection naturelle pour sélectionner des génotypes résistants. Il y a cependant peu d’endroits où les infections naturelles sont suffisamment uniformes pour que ce type de sélection soit efficace. C’est pourquoi de plus en plus de sélectionneurs choisissent une méthode d’inoculation artificielle avec une espèce de champignon. La majorité des articles publiés sur la sélection de la résistance à la fusariose de l’épi portent soit sur le F. graminearum soit sur le F. verticillioides, et les études qui ont porté sur les deux avec ou sans autres espèces sont rares. Plusieurs des études corroborent l’hypothèse selon laquelle la résistance à plusieurs espèces est courante, notamment F. graminearum, F. culmorum et F. verticillioides. Il existe toutefois des différences importantes dans la résistance génotypique après l’inoculation. Par exemple, la résistance aux deux principales voies de pénétration du champignon, soit par les soies ou par les grains, n’est pas corrélée chez tous les génotypes, sans que l’on sache pourquoi. Quand nous avons évalué la résistance à la pénétration du champignon par les soies, il y avait une bonne corrélation entre les résultats des essais d’infection naturelle et d’inoculation artificielle. Aucune étude analogue sur la résistance à l’infection par la pénétration du champignon dans les grains n’a encore été publiée. Même si les sources de résistance indigènes et exotiques sont importantes, il existe très peu de données sur le sujet. Peu d’études ont été faites sur l’inoculation artificielle durant l’autofécondation. La plupart des articles publiés sur l’inoculation portent sur l’aptitude générale à la combinaison à des stades plus avancés. Chez les lignées autofécondées, l’aptitude à la combinaison générale diffère de l’aptitude à la combinaison spécifique pour la résistance à la fusariose de l’épi. On confond souvent la résistance à la maladie et la résistance aux toxines. Une plus grande résistance à la maladie (visible à l’œil) se traduit habituellement par la production de moins de toxines. Le degré de résistance semble être le facteur le plus important dans la régulation de la production de toxines. Le mode de transmission semble être différent selon le type de résistance : effets additifs, possiblement non additifs, profils digénique (dominant) et polygénique. Il existe maintenant des méthodes de phénotypage améliorées qui tiennent compte de l’effet de la fusariose de la tige ainsi que de l’utilisation de plusieurs isolats indépendants. Bien que certains des effets des QTL aient été validés, ils sont pour la plupart faibles, et aucune sélection assistée par marqueurs ne peut être envisagée pour le moment. Comme la gravité des infections naturelles a tendance à correspondre à celle résultant des inoculations artificielles, l’incorporation de méthodes d’inoculation artificielle dans les programmes de sélection constitue désormais le principal objectif. Étant donné les grandes différences génotypiques entre les hybrides pour ce qui est de la résistance, avant d’enregistrer une variété hybride, on pourrait la soumettre à des tests d’inoculation afin de choisir les plus résistantes pour la production commerciale. Ce serait la façon la plus rapide d’accroître la salubrité des aliments destinés aux animaux.

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