Weed control, environmental impact, and economics of weed management strategies in glyphosate-resistant soybean.

Stewart, C.L., Nurse, R.E., Van Eerd, L.L., Vyn, R.J., et Sikkema, P.H. (2011). « Weed control, environmental impact, and economics of weed management strategies in glyphosate-resistant soybean. », Weed Technology, 25(4), p. 535-541. doi : 10.1614/WT-D-10-00116.1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Comme de plus en plus d’espèces de mauvaises herbes acquièrent une résistance au glyphosate en Amérique du Nord et que peu de nouveaux composés herbicides sont mis au point, les producteurs commencent graduellement à employer des herbicides plus anciens qui sont plus chers et risquent d’être plus nuisibles à l’environnement. Nous avons donc cherché à déterminer quelles stratégies de lutte sont les plus rentables et ont le moins d’impact sur l’environnement, en évaluant l’efficacité, l’impact environnemental et la rentabilité de plusieurs stratégies dans une culture de soja résistant au glyphosate, au cours de trois années (2007 à 2009), dans trois localités du sud-ouest de l’Ontario, au Canada. Aucun des traitements herbicides que nous avons employés n’a causé des dommages visibles au soja. L’application séquentielle de glyphosate a toujours donné un taux d’élimination des mauvaises herbes élevé (99 à 100 %) 56 jours après le traitement, contrairement aux stratégies de lutte se limitant à une ou deux applications. Le rendement du soja ne présentait pas de différence selon qu’on ait utilisé deux applications d’herbicide ou qu’on ait appliqué le glyphosate peu de temps après la levée, mais nous avons observé un gain de rendement avec l’application séquentielle de glyphosate ou avec l’application d’un herbicide de prélevée suivie d’une application de glyphosate, par rapport à une seule application de glyphosate longtemps après la levée. Les stratégies faisant appel à deux applications d’herbicide ont eu un plus fort impact environnemental (>23) que celles faisant appel à une seule application (<15), sauf dans le cas de l’application d’imazéthapyr suivie d’une application de glyphosate et dans le cas de l’application d’un mélange en cuve de ces deux herbicides, ces deux stratégies ayant eu un impact équivalent (∼14) à celui des stratégies faisant appel à une seule application. Étant donné le prix peu élevé du glyphosate, nous n’avons pas été surpris de constater que les marges brutes étaient plus élevées dans le cas des traitements incluant le glyphosate. Cependant, pour réduire la pression de sélection favorisant les biotypes de mauvaises herbes résistants au glyphosate et réduire l’impact environnemental de la lutte tout en augmentant la marge brute, la meilleure solution consisterait à combiner le glyphosate à un herbicide ayant un mode d’action différent. Dans le cadre de la présente étude, c’est la combinaison du glyphosate à l’imazéthapyr qui a fourni la meilleure solution de remplacement à un programme séquentiel comportant deux applications de glyphosate.

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