Relationship between P and N concentrations in maize and wheat leaves.

Bélanger, G., Claessens, A., et Ziadi, N. (2011). « Relationship between P and N concentrations in maize and wheat leaves. », Field Crops Research, 123(1), p. 28-37. doi : 10.1016/j.fcr.2011.04.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On peut diagnostiquer l’état phosphoré d’une culture à partir de mesures simples prises sur la plante. Notre étude visait à établir les relations existant entre les concentrations de phosphore (P) et d’azote (N) de la dernière feuille ligulée (concentrations PL et NL), au cours de la saison de culture, chez le blé de printemps (Triticum aestivum L.) et le maïs (Zea mays L.), et notamment à déterminer quelles concentrations critiques de P permettent de diagnostiquer une carence en cet élément. Nous avons appliqué divers taux de fertilisation azotée dans 6 années-sites (combinaisons d’année et de localité) dans le cas du blé et 8 années-sites dans le cas du maïs, de 2004 à 2006, en nous assurant que le sol conservait une quantité adéquate de P pour la culture. Nous avons mesuré chaque semaine les concentrations de P et de N de la dernière feuille ligulée, et nous avons établi les relations existant entre ces deux concentrations en nous fondant uniquement sur les dates d’échantillonnage situées à partir du stade de l’allongement de la tige, chez le blé, ou du stade V8, chez le maïs. La concentration foliaire de P diminuait généralement à mesure que diminuait le taux de fertilisation azotée. Dans l’ensemble des années-sites et des dates d’échantillonnage, la relation entre les concentrations PL et NL (exprimées en mg g−1 MS) était décrite par une fonction linéaire-plateau significative, autant chez le maïs (PL = 0,82 + 0,089 NL si NL ≤ 32,1 et PL = 3,7 si NL > 32,1; R2 = 0,41; P < 0,001) que chez le blé (PL = 0,02 + 0,106 NL si NL ≤ 33,2 et PL = 3,5 si NL > 33,2; R2 = 0,42; P < 0,001). Ces relations variaient cependant selon les dates d’échantillonnage. En n’utilisant que les dates correspondant à l’accumulation de 413 à 496 degrés-jours de croissance (au-dessus de 5 °C) chez le blé (allongement des tiges) ou de 1494–1579 unités thermiques chez le maïs (apparition des soies), nous avons obtenu de meilleures fonctions pour le blé (PL = 0,29 + 0,073 NL, R2 = 0,66; P < 0,001) et pour le maïs (PL = 1,04 + 0,084 NL, R2 = 0,66; P < 0,001). Dans le cas du maïs, l’expression des concentrations de P et N en termes de superficie foliaire (PLA et NLA) au moment de l’apparition des soies a permis d’améliorer encore la fonction (PLA = 0,002 + 0,101 NLA, R2 = 0,80; P < 0,001). Nous avons ainsi élaboré des modèles prédictifs de la concentration critique de P en fonction de concentration de N de la dernière feuille ligulée qui pourront servir à des fins diagnostiques dans les cultures de blé et de maïs.