Response of turfgrass growth in a black chernozemic soil amended with municipal solid/biosolid waste compost.

Zhang, M., Malhi, S.S., Panasuik, R., et Henriquez, B. (2011). « Response of turfgrass growth in a black chernozemic soil amended with municipal solid/biosolid waste compost. », Journal of Plant Nutrition, 34(2), p. 183-205. doi : 10.1080/01904167.2011.533321  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le coût élevé du transport est un obstacle à l’épandage de compost à des endroits très éloignés du lieu de production du compost. En conséquence, l’utilisation de compost sur les pelouses devient une solution de rechange populaire dans les municipalités où du compost est produit à partir de déchets solides et de biosolides municipaux. Nous avons réalisé une expérience sur le terrain d’une durée de quatre ans (de 2002 à 2005) sur du gazon [20 % de pâturin des prés (Poa pratensis L.) + 80 % de fétuque rouge traçante (Festuca rubra L.)] cultivé sur du chernozem noir près d’Edmonton, en Alberta (Canada). L’expérience avait pour objectif de déterminer les effets du taux et de la fréquence de l’épandage de compost (produit à partir de déchets solides et de biosolides provenant de la Ville d’Edmonton), au printemps, sur la biomasse, la couleur du peuplement de graminées, la concentration de nutriments dans le peuplement de graminées et leur absorption par le peuplement, et les propriétés chimiques du sol. Nous avons utilisé trois traitements différents : 50 Mg ha-1 de compost par année; 100 Mg ha-1 de compost la première année + 50 Mg ha-1 la deuxième année, et 150 Mg ha-1 une fois par année pendant trois ans (2002, 2003 et 2004). Nous avons également établi une parcelle témoin (aucun engrais ni compost) et une parcelle avec application d’engrais NPKS (azote-phosphore-potassium-sulfure; 100 kg N + 20 kg P + 42 kg K + 20 kg S ha-1 par année). Au cours de la quatrième année (2005), nous avons noté des effets résiduels du compost appliqué sur la croissance du gazon. Aux endroits où a été épandu du compost à une concentration de 50 Mg ha-1, les feuilles étaient plus vertes, la concentration de N était plus élevée dans le peuplement de graminée et la production de biomasse de gazon se faisait sur une période plus longue que dans la parcelle témoin. En comparaison avec l’épandage annuel, les applications initiales de compost à forte concentration et les applications variables ont permis d’obtenir une meilleure croissance du gazon seulement au cours des deux premières années, mais ont fourni une biomasse cumulative plus élevée au cours de la période de deux ou trois ans. Les rendements en biomasse annuels et cumulatifs étaient tous les deux les plus élevés dans les cas des traitements avec application d’engrais NPKS. Après quatre saisons de croissance, il n’y avait pas de N minéral résiduel dans le sol attribuable au compost et à l’engrais NPKS et aucun sulfate S résiduel dans le sol dû à l’engrais NPKS. Les quantités de P extractible et de K échangeable dans le sol étaient plus élevées dans les parcelles de traitements à l’aide de compost que dans les parcelles traitées à l’engrais NPKS. Il y avait un mouvement descendant de P extractible à une profondeur de 15 à 30 cm dans le sol dans le cas des traitements avec un seul épandage initial et un épandage variable et des traitements avec engrais NPKS, ainsi que du sulfate S dans toutes les parcelles de traitement. En conclusion, l’épandage de compost au printemps à une concentration de 50 Mg ha-1 est recommandé pour une couleur intense et une croissance soutenue du gazon.