Long-term tillage, straw and N rate effects on some chemical properties in two contrasting soil types in Western Canada.

Malhi, S.S., Nyborg, M., Goddard, T.W., et Puurveen, D. (2011). « Long-term tillage, straw and N rate effects on some chemical properties in two contrasting soil types in Western Canada. », Nutrient Cycling in Agroecosystems, 90(1), p. 133-146. doi : 10.1007/s10705-010-9417-x  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les régimes à long terme d’utilisation du sol, de gestion des résidus de culture et de fertilisation peuvent affecter les propriétés du sol, mais l’amplitude de ces effets dépend du type de sol et des conditions climatiques. Nous avons réalisé deux expériences dans des champs d’orge, de blé ou de canola cultivés en rotation sur des sols loameux de type luvisol gris (cryoboralf typique), à Breton, et chernozem noir (argicryoll albique), à Ellerslie, en Alberta, au Canada. Ces expériences visaient à déterminer les effets des régimes de travail du sol (absence de travail du sol [ZT] ou travail du sol classique [CT]), de gestion de la paille (paille enlevée [SRem] ou paille laissée au champ [SRet]) et de fertilisation azotée (0, 50 ou 100 kg N ha-1 sur les parcelles SRet et 0 kg N ha-1 sur les parcelles SRem), appliqués pendant 19 ou 27 années (depuis 1980 jusqu’en 1998 ou 2006), sur le pH ainsi que les teneurs en P extractible, en N ammoniacal et en N nitrique des couches de sol correspondant aux profondeurs de 0‑7,5, 7,5‑15, 15‑30 et 30‑40 cm ou de 0‑15, 15‑30, 30‑60, 60‑90 et 90‑120 cm. Les effets des régimes de travail du sol, de gestion des résidus et de fertilisation azotée sur ces propriétés chimiques du sol étaient généralement semblables pour les deux types de sols, pourtant bien différents. Les régimes de travail du sol et de gestion des résidus n’ont eu aucun effet sur le pH du sol, tandis que l’apport de N a significativement réduit le pH (de jusqu’à 0,5 point) du sol superficiel (0‑15 cm). Dans cette même couche de sol, la teneur en P extractible était plus élevée ou généralement plus élevée sous régime ZT que sous régime CT, et sous régime SRet que sous régime SRem dans bien des cas, mais elle diminuait significativement avec l’apport de N (de 18,5 kg P ha-1 dans le luvisol gris et de 20,5 kg P ha-1 dans le chernozem noir, en 2007). La teneur résiduelle en N nitrique (pourtant assez faible dans le luvisol gris en 1998) a augmenté avec l’apport de N (de 17,8 kg N ha-1 dans les 0-120 cm du luvisol gris et de 23,8 kg N ha-1 dans les 0‑90 cm du chernozem noir, en 2007), et le N nitrique semblait présenter un mouvement descendant dans le profil du sol jusqu’à une profondeur de 90 cm. De manière générale, aucun traitement n’a eu d’effet sur la teneur en N ammoniacal du sol. Nous en concluons que l’élimination du travail du sol et le fait de laisser la paille au champ ont fait augmenter la teneur du sol en P extractible, tandis que l’apport de N l’a fait diminuer. L’apport de N a réduit le pH du sol superficiel et provoqué une accumulation et un lessivage descendant du N nitrique dans le profil du sol.