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Fractions du phosphore du sol suite à l’application annuelle de biosolides papetiers et de résidus alcalins.

Fan, J., Ziadi, N., Gagnon, B., et Hu, Z.Y. (2010). « Fractions du phosphore du sol suite à l’application annuelle de biosolides papetiers et de résidus alcalins. », Canadian Journal of Soil Science, 90(3), p. 467-479. doi : 10.4141/CJSS09037  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le réchauffement global entraînera de basses températures du sol et une augmentation des cycles hivernaux de gel et de dégel dans les zones tempérées et de hautes latitudes. Nous avons étudié l’effet, sur la disponibilité du phosphore (P) de la couche superficielle de sols sous semis direct ou labour conventionnel, d’une période hivernale dans les conditions du champ et d’un nombre croissant de cycle de gel et de dégel fait au laboratoire. Pour déterminer la disponibilité du P à l’automne 2007 et au printemps 2008, des échantillons de sol (0-15 cm) ont été collectés au cours des deux saisons dans une rotation maïs-soja mise en place depuis 1992 et recevant tous les deux ans 0, 17,5 et 35 kg P ha-1 et 160 kg N ha-1. De plus, des carottes de sol (0-5 cm) ont été collectées à l’automne 2007 dans les parcelles recevant 35 kg P ha-1 et 160 kg N ha-1 et enrichies ou non de 2 g de résidus de soja et soumises à différents cycles de cinq jours de gel et de cinq jours de dégel. Les teneurs en P soluble à l’eau (Pw) et Mehlich-3 (PM3) ont été élevées dans les sols collectés au printemps comparé à ceux de l’automne. Entre le premier et le troisième cycle de gel et dégel, la moyenne de Pw ne varie pas significativement avec ou sans résidus de soja. Elle est de 17,4 mg kg-1 pour le semis direct et de 7,5 mg kg-1 pour le labour conventionnel. A la fin des 6 cycles de gel et de dégel, Pw et PM3 varient significativement suite à l’ajout des résidus. La moyenne de Pw dans les carottes de sol collectées dans le semis direct a atteint 25,9 mg kg-1 avec l’addition de résidus mais a diminué en l’absence de résidus. L’accumulation est particulièrement nette pour le semis direct puisque PM3 a doublé et a atteint 100 mg kg-1. Ces résultats confirment que le Pw et le PM3 dans le semis direct peuvent être élevés suite à une augmentation du nombre de cycle de gel et de dégel.

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