Enumeration and strain characterization of fecal Escherichia coli associated with feeding triticale dried distillers grain with solubles in beef cattle diets.

Sharma, R., Keffer-Wilkes, L., Wu, R.-B., Li, J.-Q., Jacob John, S., et Topp, E. (2010). « Enumeration and strain characterization of fecal Escherichia coli associated with feeding triticale dried distillers grain with solubles in beef cattle diets. », Foodborne Pathogens and Disease, 7(11), p. 1323-1330. doi : 10.1089/fpd.2010.0557  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les drêches de distillerie sèches de triticale ayant des résidus solubles (DDSTRS) sont un sous-produit majeur de l’industrie du bioéthanol qui peut être utilisé dans les aliments destinés aux animaux. Dans la présente étude, nous avons examiné les changements survenant dans les souches fécales génériques d’Escherichia coli suivant l’incorporation de DDSTRS au régime des bovins. Nous avons procédé à une expérience longitudinale (112 jours) pour déterminer l’effet de l’incorporation de quantités croissantes de DDSTRS depuis un régime témoin jusqu’au régime final contenant 30 % de DDSTRS chez des bovins (n = 4). Nous avons également procédé à une expérience à court terme (28 jours) dans laquelle nous avons comparé des animaux (n = 16) recevant un régime témoin et d’autres recevant 20 %, 25 % ou 30 % de DDSTRS. Nous avons constaté que l’incorporation de 20 %, 25 % ou 30 % de DDSTRS n’avait aucun effet sur la quantité totale d’E. coli excrétée, et ce, tant dans l’expérience longitudinale (p = 0,06) que dans l’expérience à court terme (p = 0,87). Soixante-sept pour cent des isolats d’E. coli des deux expériences étaient résistants à un ou à plusieurs des 17 antimicrobiens testés. Parmi les résistances observées, la résistance à la céphalothine était la plus répandue (44 % des isolats). Au cours de l’étude, le gène tet(C) a souvent été détecté chez les E. coli résistants à la tétracycline. Nous avons constaté une grande diversité parmi les isolats qui présentaient, dans l’expérience longitudinale, 33 profils électrophorétiques groupés en 11 groupes de profils de restriction, tandis que dans l’expérience à court terme, il y avait 31 profils électrophorétiques groupés en 10 groupes de profils de restriction. Ni la durée des régimes, ni l’augmentation de la quantité de DDSTRS dans le régime n’ont influé sur la diversité des phénotypes de résistance chez E. coli ou sur le l’étroitesse de parenté entre les souches. Les animaux étaient colonisés par des souches similaires ou étroitement apparentées. D’après les résultats de cette étude, l’ajout de DDSTRS au régime alimentaire des bovins, en tant que source de protéines ou de fibres, n’entraîne pas d’augmentation de la présence, de l’excrétion ou de la prolifération de souches résistantes d’E. coli générique, lesquelles constituent un important réservoir de résistance antimicrobienne chez les bovins.

Date de modification :