Green Biofactories: Recombinant Protein Production in Plants.

Ahmad, A., Pereira, E.O., Conley, A.J., Richman, A.S., et Menassa, R. (2010). « Green Biofactories: Recombinant Protein Production in Plants. », Recent Patents on Biotechnology, 4(3), p. 242-259. doi : 10.2174/187220810793611464  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Jusqu’à récemment, les faibles niveaux d’accumulation constituaient l’obstacle principal à la production de protéines recombinantes à base de plantes. Toutefois, plusieurs découvertes importantes décrites au cours des dernières années permettent de hauts niveaux d’accumulation, principalement par la transformation chloroplastique et l’expression transitoire, couplées au ciblage subcellulaire et aux fusions protéiques. La disponibilité de stratégies de purification simples et rapides est un autre facteur d’importance influant sur notre capacité à utiliser les plantes pour la production de protéines recombinantes. Les récentes innovations faisant appel à l’oléosine, à la zéine, aux polypeptides analogues de l’élastine (ELP) et aux marqueurs de fusion à l’hydrophobine se sont révélées prometteuses comme méthodes efficaces et peu coûteuses pour la séparation non chromatographique. De plus, la glycosylation des plantes est une barrière importante à l’administration parentérale de produits biopharmaceutiques à base de plantes en raison des préoccupations relatives à l’immunogénicité potentielle. Beaucoup de travail a été consacré à l’humanisation de la glycolysation des plantes, et plusieurs groupes ont réussi à réduire ou à éliminer les glycanes immunogènes et à introduire des glycanes spécifiques des mammifères. Finalement, les questions de biosécurité et la perception de la population sont des éléments dont il faudra tenir compte pour l’acceptation des plantes comme bioréacteurs pour la production de protéines. Au cours des dernières années, il est devenu évident que les plantes comestibles et les plantes fourragères présentaient un risque intrinsèque de contamination de notre approvisionnement alimentaire; c’est pourquoi beaucoup de travaux sont axés sur l’utilisation de plantes non alimentaires. À l’heure actuelle, Nicotiana benthamiana se révèle la plante hôte privilégiée pour l’expression transitoire, tandis que le tabac est plus souvent utilisé pour la transformation chloroplastique. Dans le présent article, nous nous intéressons aux principaux points entravant la production économique de protéines recombinantes dans les plantes et décrivons les travaux qui examinent actuellement ces difficultés; nous avons aussi inclus une liste détaillée des récents brevets produits dans l’intention de résoudre ces difficultés.

Date de modification :