Response of a Generalist Herbivore Trichoplusia ni to Jasmonate-Mediated Induced Defense in Tomato.

Scott, I.M., Thaler, J.S., et Scott, J.G. (2010). « Response of a Generalist Herbivore Trichoplusia ni to Jasmonate-Mediated Induced Defense in Tomato. », Journal of Chemical Ecology, 36(5), p. 490-499. doi : 10.1007/s10886-010-9780-8  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La régulation à la hausse des toxines qui interviennent dans la défense des plantes ou des protéines métaboliques qui se lient à des enzymes a souvent des répercussions négatives chez les insectes herbivores. Ces effets négatifs peuvent se manifester au moment de l’ingestion, après l’ingestion ou après la digestion de la nourriture. De nombreuses études ont établi un lien chez les organismes herbivores entre la réduction de la croissance et/ou de la survie et l’expression de composés chimiques interférant avec les effets post-digestifs (p. ex. effets anti-nutritifs des inhibiteurs de protéase). Néanmoins, on ne sait pas vraiment si l’impact de ces composés sur les herbivores résulte d’une altération des processus marquant le début de l’ingestion de la nourriture. Nous avons tenté d’élucider la question en exposant dans le cadre de trois essais des chenilles du cinquième stade de Trichoplusia ni à trois génotypes de tomate, à savoir un génotype mutant ne synthétisant pas le jasmonate (Def-1), un génotype mutant surexprimant le jasmonate (prosystémine ou Prosys) et un génotype sauvage. Les réductions des taux de croissance relative (TCR) ont confirmé que le développement des chenilles élevées sur les plants Prosys était compromis par rapport à celui des chenilles élevées sur les plants Def-1 (le développement des chenilles élevées sur les plants sauvages était intermédiaire). Les processus préingestifs et postingestifs ont contribué à cet effet. La quantité totale de nourriture ingérée et l’indice de consommation étaient 25 % moins élevés sur les plants Prosys que sur les plants Def-1. Les processus post-ingestifs, révélés par la digestibilité approximative, était 62 % plus élevés sur les plants Prosy. L’efficience post-digestive, mesurée par conversion de la nourriture ingérée et digérée (ECI et ECD), était deux fois moins élevée sur les plants Prosys que sur les plants Def-1. Une corrélation bien nette a été notée entre cette interférence post-digestive et la réduction de moitié de l’activité des enzymes digestives (protéases à sérine) observée chez les chenilles élevées sur les plants Prosys par rapport aux valeurs observées chez les chenilles élevées sur les plants Def-1. Aucune différence dans l’activité des enzymes de détoxification n’a été décelée.

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