Incidence potentielle du changement climatique sur les épisodes de gel dans six cultures fruitières de la vallée de l’Okanagan.

Quamme, H.A., Cannon, A.J., Neilsen, D., Caprio, J.M., et Taylor, W.G. (2010). « Incidence potentielle du changement climatique sur les épisodes de gel dans six cultures fruitières de la vallée de l’Okanagan. », Canadian Journal of Plant Science, 90(1), p. 85-93. doi : 10.4141/CJPS09042  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La principale restriction pour la culture des fruits dans la vallée de l’Okanagan consiste dans les dommages dus au gel. L’étude des relevés historiques de 1916 á 2006 révèle seize incidents graves de destruction par le gel, dont deux en novembre, huit en décembre, quatre en janvier et deux en février. On associe les températures extrêmement basses á une piètre récolte de raisins, de pêches, d’abricots, de cerises, de poires et de pommes. Bien que toutes ces cultures puissent souffrir du gel durant la majeure partie de ces quatre mois, le moment où elles courent le plus grand risque varie avec chacune. Ainsi, les raisins, les pommes et les cerises sont plus susceptibles d’éprouver des dommages au début de leur acclimatation au froid, soit du mois de novembre á la mi-janvier, alors que les poires, les pêches et les abricots sont plus fragiles en janvier et en février. Entre 1948 et 2006, chaque incident de destruction par le gel a été associé á une poussée d’air arctique. Ce phénomène climatique synoptique n’est pas fréquent, mais il influe considérablement sur la production. Des poussées d’air arctique moins fréquentes et á minimum plus élevé semblent liées au réchauffement de la région, en hiver et au début du printemps, bien qu’on ait observé une légère hausse de la fréquence de telles poussées á la fin de l’automne. Si le phénomène persiste, l’extension de la zone d’acclimatation des raisins, des pommes et des cerises dans la région pourrait ne pas être aussi grande qu’on l’avait d’abord prévu, mais la production de poires, de pêches et d’abricots pourrait, elle, connaître une expansion.