Prolonged survival of Campylobacter species in bovine manure compost.

Inglis, G.D., McAllister, T.A., Larney, F.J., et Topp, E. (2010). « Prolonged survival of Campylobacter species in bovine manure compost. », Applied and Environmental Microbiology, 76(4), p. 1110-1119. doi : 10.1128/AEM.01902-09  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié la persistance des bactéries Campylobacter d’origine naturelle dans le compost aérobie fabriqué avec du fumier de bovins de boucherie ayant reçu de la chlortétracycline et de la sulfaméthazine (AS700) ou de bovins n’ayant reçu aucun antibiotique (témoin). Même s’il n’y avait aucune différence dans la taille des populations de bactéries hétérotrophes, la température du compost AS700 a varié davantage et n’a pas atteint des valeurs aussi élevées que celle du compost témoin. Nous avons observé, entre les deux types de compost, des différences significatives quant à la teneur en eau, en carbone total (C) et en azote total (N) ainsi qu’à la conductivité électrique, mais pas en ce qui concerne le rapport C:N ou le pH. Les bactéries Campylobacter ont été facilement isolées du fumier recueilli dans les enclos, du compost témoin jusqu’au jour 15 et du compost AS700 tout au long de la phase active. L’ADN de Campylobacter (y compris C. coli, C. fetus, C. hyointestinalis, et C. jejuni) a été détecté pendant la période de compostage d’environ 10 mois, et aucune réduction des quantités d’ADN de C. jejuni n’a été observée durant la phase active. L’utilisation de la centrifugation en association avec le monoazide d’éthidium (EMA) a réduit de façon significative (de plus de 90 %) l’amplification de l’ADN de C. jejuni ne provenant pas de cellules à membrane intacte. Nous n’avons observé aucune différence quant à la fréquence de détection de l’ADN de Campylobacter entre les échantillons traités à l’EMA et ceux qui ne l’avaient pas été, ce qui donne à penser que l’ADN de Campylobacter amplifié des échantillons de compost a été extrait de cellules à membrane intacte (c. à d. de cellules viables). Nos résultats indiquent que les bactéries Campylobacter excrétées dans les matières fécales des bovins persistent de longues périodes dans le compost et remettent en question la croyance répandue selon laquelle ces bactéries ne persistent pas dans le fumier.