Commensal fecal Escherichia coli diversity in dairy cows at high and low risk for incurring subacute ruminal acidosis.

Sharma, R., Munns, K., John, S.J., Penner, G.A., Oba, M., Topp, E., et Beauchemin, K.A. (2009). « Commensal fecal Escherichia coli diversity in dairy cows at high and low risk for incurring subacute ruminal acidosis. », Foodborne Pathogens and Disease, 6(8), p. 973-980. doi : 10.1089/fpd.2009.0270  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’acidose ruminale subaiguë, un trouble digestif commun chez les vaches laitières, se caractérise par de longues périodes d’acidité ruminale excessive (pH < 5,8); cette acidité, causée par l’accumulation d’acides gras volatils dans le rumen, endommage la muqueuse ruminale, provoque de la diarrhée, réduit la consommation de matière sèche et peut entraîner l’anorexie et la mort. Dans les travaux présentés ici, nous avons donné à des vaches laitières non lactantes une ration prédisposante de façon à ce qu’elles soient à risque élevé (RE, n = 6) ou à risque faible (RF, n = 6) d’acidose ruminale aiguë. Il s’agissait d’examiner les différences entre les souches d’Escherichia coli isolées chez les vaches des deux groupes de traitement au point de vue de leur antibiorésistance, de leur multiplication et de leur caractérisation. Pour ce faire, nous avons isolé des échantillons de matières fécales les E. coli totaux, les souches d’E. coli résistantes à la tétracycline (Té), et les souches résistantes à l’ampicilline, et nous avons examiné certains des isolats ainsi obtenus. Chez les vaches RE, il y avait moins d’E. coli totaux (1,2 fois moins) et de souches Té (1,4 fois moins). Par ailleurs, l’excrétion des souches d’E. coli résistantes à l’ampicilline était faible tant chez les vaches RE (0,22 unités formatrices de colonies/g) que chez les vaches RF (0,46 unités formatrices de colonies/g). Pour l’ensemble des vaches, nous avons pu distinguer 39 profils d’électrophorèse en champ pulsé (profils ECP) et 13 profils d’antibiorésistance (phénotypes) chez les isolats totaux examinés (n = 144). Les génotypes des vaches RF étaient diversifiés (22 profils ECP), et nous avons distingué en 7 groupes de profils de digestion à l’endonucléase de restriction (DER) chez les E. coli totaux et les souches d’E. coli Té. Par comparaison, les isolats des vaches RE présentaient un degré supérieur de parenté génotypique (16 profils ECP et 13 profils DER avec des phénotypes comparables). Par ailleurs, aucune différence significative n’a été mise en évidence, tant chez les vaches RE que chez les RF, à la détection d’un phénotype particulier (p > 0,05); l’allèle tet(A) était fréquent chez les isolats des vaches RE (45,2 %), tandis que chez les vaches RF, l’allèle tet(B) était fréquent (36,6 %). Il y aurait lieu d’approfondir l’étude des changements génotypiques des isolats d’E. coli d’origine fécale, car il pourrait s’agir d’un bon indicateur d’acidose ruminale subaiguë, les vaches laitières étant un réservoir de souches d’E. coli diversifiées. Nos résultats font la lumière sur les différences phénotypiques et génotypiques des E. coli d’origine fécale excrétés par les vaches RE et RF.

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