Escherichia coli O157:H7 Lineages in Healthy Beef and Dairy Cattle and Clinical Human Cases in Alberta, Canada.

Sharma, R., Stanford, K.I.M., Louie, M., Munns, K., John, S.J., Zhang, Y., Gannon, V.P.J., Chui, L., Reade, R., Topp, E., et McAllister, T.A. (2009). « Escherichia coli O157:H7 Lineages in Healthy Beef and Dairy Cattle and Clinical Human Cases in Alberta, Canada. », Journal of Food Protection, 72(3), p. 601-607.

Résumé

La présente étude avait pour but d’examiner la prévalence et la distribution des génotypes LSPA 6 (lineage-specific polymorphism assay-6) de Escherichia coli O157:H7 chez des isolats bovins (n = 313) et des isolats humains cliniques (n = 203) provenant du nord et du sud de l’Alberta (Canada) pour comprendre les associations possibles entre les génotypes, l’hôte et l’emplacement géographique. La plupart des isolats bovins (bovins de boucherie en parc d’engraissement et bovins laitiers) étaient du génotype LSPA-6 111111 (72,2 %), avec des proportions plus élevées du génotype LSPA-6 222222 (19,4 %) que des autres génotypes LSPA 6 (10,7 %). Les isolats humains cliniques étaient également en majorité du génotype LSPA-6 111111 (90,1 %), mais il y avait un pourcentage plus élevé de génotypes (6,8 %) autres que LSPA-6 222222 (3,1 %). Nous avons détecté une fréquence significativement plus élevée du génotype LSPA-6 111111 chez les bovins du sud de l’Alberta (P < 0,0001) et une différence significative dans les génotypes LSPA 6 entre les isolats humains et les bovins de parc d’engraissement du nord de l’Alberta (P < 0,0001). Le génotype LSPA-6 211111 était le troisième plus fréquent chez les bovins et le deuxième plus fréquent chez les humains; nous avons également découvert plusieurs nouveaux génotypes LSPA 6 (n = 19). Bien que nous ayons évité la surreprésentation d’isolats provenant de certaines fermes ou d’épidémies, nous avons observé une plus grande diversité de souches chez les isolats bovins par électrophorèse sur gel en champ pulsé (PFGE; 50 génotypes) que chez les isolats humains (9 génotypes PFGE). La majorité des isolats bovins (74,4 %) et humains (90,6 %) étaient sensibles aux antimicrobiens testés. Chez les isolats bovins résistants, la résistance au sulfisoxazole et à la tétracycline était courante (62,5 %) et provenait de la présence des déterminants sul1 et sul2 d’une part et tet(A) et tet(B) d’autre part. Nous avons mis en évidence une association entre les génotypes LSPA 6 et PFGE, mais non entre l’emplacement géographique et le génotype PFGE chez les deux hôtes.

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