Farm-to-fork characterization of Escherichia coli associated with feedlot cattle with a known history of antimicrobial use.

Alexander, T.W., Inglis, G.D., Yanke, L.J., Topp, E., Read, R.R., Reuter, T.R., et McAllister, T.A. (2010). « Farm-to-fork characterization of Escherichia coli associated with feedlot cattle with a known history of antimicrobial use. », International Journal of Food Microbiology, 137(1), p. 40-48. doi : 10.1016/j.ijfoodmicro.2009.11.008  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Cette étude porte sur la bactérie Escherichia coli résistante aux antimicrobiens présente dans la chaîne de production du bœuf, depuis la ferme jusqu’à l’assiette. L’étude compare des produits de bovins ayant reçu des facteurs de croissance antimicrobiens dans leur alimentation (chlortétracycline et sulfadimidine [AS700], à raison de 44 ppm chacune) à ceux de bovins n’ayant pas reçu de tels facteurs de croissance (témoins). Pour chaque traitement, les échantillons incluaient les éléments suivants : matières fécales excrétées juste avant l’euthanasie, peaux après l’euthanasie, digesta intestinal du tube digestif inférieur, carcasses immédiatement après l’éviscération et après 24 h au refroidisseur et bœuf haché entreposé à 5 °C pendant un et huit jours. Des échantillons ont aussi été prélevés dans l’environnement de l’abattoir et dans l’air au cours du déshabillage. Les E. coli totaux, résistants à l’ampicilline (Ampr) et résistants à la tétracycline (Tetr) ont été isolés sur des géloses MacConkey, MacConkey avec ampicilline et MacConkey avec tétracycline, respectivement. Des E. coli Ampr et Tetr ont été isolés des matières fécales et des peaux de tous les bovins. Comparativement aux échantillons du groupe témoin, la prévalence d’E. coli résistants à l’ampicilline (26,5 % vs 7,9 %) et à la tétracycline (50,9 % vs 12,6 %) était plus grande dans les matières fécales d’animaux traités à l’AS700 (P < 0,05), mais elle était similaire dans le cas des échantillons de peaux (P < 0,05). En ce qui concerne la contamination des carcasses et du bœuf haché par des E. coli résistants aux antimicrobiens, il n’y avait pas de différence entre les traitements. Des E. coli résistants ont été isolés de l’environnement de l’abattoir après l’abattage des deux groupes de bovins. La sensibilité à 11 antimicrobiens a été testée et des analyses par électrophorèse en champ pulsé ont été faites sur 360 isolats d’E. coli Ampr et Tetr. Vingt-cinq profils de résistance aux antibiotiques ont été révélés, dont certains comptant jusqu’à 9 antimicrobiens. La plupart des E. coli Ampr (28,2 %) étaient aussi résistants à la streptomycine et à la tétracycline, tandis qu’en général, les E. coli Tetr (53,5 %) n’étaient résistants qu’à la tétracycline. Trente-et-un génotypes ont été détectés par électrophorèse, la plupart des isolats de la viande et de l’environnement présentant des profils génétiques semblables à ceux des isolats des peaux et des digesta. Ces données montrent qu’E. coli résistant aux antimicrobiens peut contaminer les produits de viande pendant l’abattage et entrer dans la chaîne de production alimentaire, et ce, que les bovins reçoivent des facteurs de croissance antimicrobiens ou non. L’abondance des E. coli résistants aux antimicrobiens sur la peau des animaux est sans doute un élément clé dont il faut tenir compte pour limiter la contamination du produit final.

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