Phytoplasma diseases and their relationships with insect and plant hosts in Canadian horticultural and field crops.

Olivier, C.Y., Lowery, D.T., et Stobbs, L.W. (2009). « Phytoplasma diseases and their relationships with insect and plant hosts in Canadian horticultural and field crops. », Canadian Entomologist, 141(5), p. 425-462. doi : 10.4039/n08-CPA02  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les phytoplasmes sont des parasites stricts du phloème des plantes, responsables de plus de 300 maladies à travers le monde. Les phytoplasmes sont transmis par des hémiptères phloémophages, principalement des cicadelles (Hemiptera : Cicadellidae). Ils se reproduisent dans les organes de leurs insectes vecteurs et sont transmis aux plantes avec les sécretions salivaires de ces mêmes insectes. Les maladies à phytoplasmes sont les produits de relations tritrophiques entre les phytoplasmes et souvent, plusieurs plantes hôtes et insectes vecteurs. La gamme d’hôtes des phytoplasmes dépend du nombre de vecteurs, de leurs habitudes alimentaires et de leur capacité de dissémination. Les relations entre les phytoplasmes et leurs vecteurs sont complexes et dépendent de la capacité vectrice des insectes et des conséquences de l’infection du phytoplasme sur l’insecte vecteur. Au Canada, sept taxons ont été identifiés dans les grandes cultures et en horticulture, celui de la jaunisse de l’aster associé à l’insecte vecteur Macrosteles quadrilineatus (Forbes), étant le plus commun et le plus répandu. La maladie X du pêcher est transmise par au moins huit espèces de cicadelles et cause des dégats importants à toutes les espèces du genre Prunus L. (Rosaceae). Le phytoplasme de la prolifération du trèfle, transmise par M. quadrilineatus, est associé à des maladies économiquement importantes telles que la prolifération du trèfle et le balai de sorcière chez la luzerne. La jaunisse du frêne et le dépérissement du poirier continuent de causer des dégats économiques importants en Amérique du Nord, tandis que le bois noir, une maladie de quarantaine au Canada, a été détecté récemment dans des vignobles de la Colombie britannique et de l’Ontario. Les maladies à phytoplasmes sont difficiles à contrôler et les moyens de lutte les plus utilisés actuellement restent les mesures de quarantaine et les pulvérisations d’insecticides pour réduire les populations d’insectes vecteurs. Cependant, de nouvelles techniques de lutte, comprenant la lutte intégrée, les biotechnologies et la résistance des plantes, sont en cours de développement.