Dynamic responses of a British Columbian forest-grassland interface to prescribed burning.

Ducherer, K., Bai, Y., Thompson, D.J., et Broersma, K. (2009). « Dynamic responses of a British Columbian forest-grassland interface to prescribed burning. », Western North American Naturalist, 69(1), p. 75-87. doi : 10.3398/064.069.0118  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, au Canada, les forêts de pins ponderosas (Pinus ponderosa) et de douglas bleus (Pseudotsuga menziesii) sont adjacentes à des prairies. Le recrutement forestier et l’empiètement des arbres, principalement sous l’effet de la suppression des incendies, constituent des menaces pour l’industrie forestière et les éleveurs de cette région. Le brûlage dirigé est utilisé dans la région à des fins de restauration écologique, mais les effets des traitements de restauration sur les écosystèmes associés y ont été peu étudiés. Nous avons utilisé un dispositif en blocs aléatoires complets dans le cadre d’une expérience de brûlage dirigé. Nous avons surveillé durant trois ans la survie des arbres et les réactions de la végétation du sous-étage au brûlage. Nous avons utilisé des transects ainsi que le couvert vertical au sol pour effectuer des comparaisons entre les superficies situées à l’intérieur et à l’extérieur du brûlis. Le feu a permis d’éliminer les petites tiges de pin ponderosa (dph < 10 cm) et de douglas (dph < 20 cm). Le brûlage dirigé a donc atteint l’objectif d’empêcher l’empiètement. Il a modifié la composition taxinomique des deux sites, mais la variabilité spatiale a été neutralisée par le traitement et les effets du temps. Nous avons observé une réduction immédiate mais à court terme du couvert de l’armoise tridentée (Artemisia tridentata ssp. wyomingensis) dans les sites de prairie et une réduction du couvert de la bigelovie puante (Chrysothamnus nauseosus) dans la forêt. D’après les tendances révélées par les données, la biomasse totale et la biomasse des plantes herbacées non graminoïdes avaient augmenté dans les prairies trois ans après le brûlage, tandis que la biomasse graminoïde des forêts avait diminué et que la biomasse totale du sous-étage était demeurée inchangée. Le brûlage a aussi fait diminuer la composante arbustive dans ces écosystèmes. Le brûlage peut stimuler la production de biomasse aérienne dans les prairies, mais il a des effets minimes sur le sous-étage des forêts et peut entraîner une réduction du couvert de graminoïdes. Le brûlage peut donc servir à maîtriser l’empiètement des arbres et le recrutement forestier dans cette région. Les plans de gestion doivent prendre en compte la topographie, la diversité des espèces et la survie des arbres afin de cibler les régions les plus sensibles à l’empiètement et d’atteindre les résultats souhaités. Il faut assurer une surveillance prolongée pour déterminer les effets à long terme du brûlage sur la diversité des espèces et la productivité de ces écosystèmes.