First Report of Aster Yellow Phytoplasmas (‘Candidatus Phytoplasma asteris’) in Canadian Grapevines.

Olivier, C.Y., Lowery, D.T., Stobbs, L.W., Vincent, C., Galka, B., Saguez, J., Bittner, L.A., Johnson, R., Rott, M., Masters, C., et Green, M. (2009). « First Report of Aster Yellow Phytoplasmas (‘Candidatus Phytoplasma asteris’) in Canadian Grapevines. », Plant Disease, 93(6), p. 669. doi : 10.1094/PDIS-93-6-0669A  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En Amérique du Nord, les phytoplasmes de la jaunisse de l’orme, de la jaunisse de l’aster (JA) et de la maladie X ont été détectés chez des vignes aux Etats-Unis (1), tandis que le bois noir a été détecté récemment dans des vignobles de Colombie-Britannique (CB) et d’Ontario (ON), au Canada (2). Les symptômes typiques de la jaunisse de la vigne sont la chlorose et l’enroulement des feuilles, l’absence irrégulière ou totale de lignification des sarments, l’avortement des fleurs ou des baies, le flétrissement des baies et le rabougrissement de la plante. En 2006 et 2007, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont indépendamment réalisé des relevés visant à détecter les phytoplasmes présents dans des vignobles canadiens où sont cultivés divers cépages, en CB, en ON, au Québec (QC), en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. L’ACIA a prélevé et analysé 651 échantillons de feuilles fraîches provenant de vignes, récemment importées ou plus anciennes, cultivées dans des parcelles présentant des symptômes typiques de maladies phytoplasmiques, ou dans des parcelles voisines. De nombreux vignobles ont fait l’objet d’un relevé seulement. AAC a prélevé et analysé 3485 échantillons de vignes présentant des symptômes ou asymptomatiques, dans des vignobles établis en ON, en CB et au QC. Dans le cas des vignobles d’ON et de CB, les relevés ont été effectués les deux années dans les mêmes vignobles; dans le cas de ceux du QC, les échantillons ont été prélevés en 2007 seulement. Les échantillons foliaires prélevés par AAC ont été lyophilisés et conservés à -20 °C avant d’être traités. Les échantillons prélevés par l’ACIA ont été analysés par une méthode modifiée de PCR en temps réel et au moyen d’une sonde TaqMan ciblant le gène 16S de l’ARN ribosomique, qui permet de détecter une vaste gamme de phytoplasmes connus (2). Les échantillons qui se sont révélés positifs ont été confirmés par PCR classique au moyen d’amorces P1/P7 (3) spécifiques aux phytoplasmes, et le fragment d’environ 1800 paires de bases (pb) ainsi obtenu a été cloné et séquencé conformément à la méthode déjà décrite (2). L’ADN extrait par AAC a été amplifié par PCR nichée au moyen des paires d’amorces universelles P1/P6 et R16R2/R16F2 (3) spécifiques aux phytoplasmes, et le fragment de 1200 pb ainsi obtenu a été cloné et séquencé. L’ACIA a ainsi constaté que deux échantillons, prélevés respectivement en 2006 chez une vigne d’ON et en 2007 chez une vigne de CB, étaient infectés par un phytoplasme semblable à celui de la JA. Les phytoplasmes détectés chez ces deux vignes infectées présentaient une similitude de séquence de 99,9 % par rapport aux séquences de phytoplasme de la JA déjà déposées dans la banque de gènes GenBank (spécimens AF222063 et AY665676). L’isolat de CB présentait en outre une identité de 100 % par rapport à une souche du phytoplasme de la JA, le phytoplasme du balai de sorcière du frêne (spécimen GenBank AY566302). Les deux années, AAC a détecté de l’ADN de phytoplasme chez un total de 17 vignes présentant des symptômes et 21 vignes asymptomatiques, appartenant à divers cépages et provenant d’ON, de CB et du QC. Les échantillons positifs présentaient une similitude de séquence de 99,0 % par rapport au sous-groupe 16SrI-A du phytoplasme de la JA (spécimen GenBank AY180956, respectivement). Les séquences ont été échangées aux fins de confirmation de l’identité des phytoplasmes et ont été déposées dans la banque GenBank sous les numéros FJ659844 et FJ824597. La souche des phytoplasmes a été identifiée dans le cas de toutes les vignes où un phytoplasme a été détecté. Nos résultats montrent que le phytoplasme de la JA est présent dans les vignobles de trois provinces canadiennes (ON, CB et QC). À notre connaissance, c’est la première fois que ce phytoplasme est détecté chez la vigne au Canada.