Changes in Isoflavone Concentration with 58 Years of Genetic Improvement of Short-Season Soybean Cultivars in Canada.

Morrison, M.J., Cober, E.R., Saleem, M.F., McLaughlin, N.B., Frégeau-Reid, J.A., Ma, B.-L., Yan, W., et Woodrow, L. (2008). « Changes in Isoflavone Concentration with 58 Years of Genetic Improvement of Short-Season Soybean Cultivars in Canada. », Crop Science, 48(6), p. 2201-2208. doi : 10.2135/cropsci2008.01.0023  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les graines de soja (Glycine Max [L.] Merr.) renferment des concentrations élevées d’isoflavones, la daidzéine et la génistéine, lesquelles sont considérées comme ayant des effets bénéfiques sur la santé. Nous avions comme objectif de déterminer l’influence des croisements et de la sélection visant le rendement sur la concentration d’isoflavones des cultivars à cycle court. Nous avons cultivé pendant 12 ans, dans des conditions identiques à Ottawa, une collection de 14 cultivars historiques mis sur le marché entre 1934 et 1992. Nous avons étudié des échantillons de graines prélevés au moment de la récolte à l’aide de la réflexion dans le proche infrarouge et de méthodes chimiques classiques pour mesurer les concentrations de daidzéine, de génistéine et d’isoflavones totales (IFT). Nous avons utilisé une équation de régression linéaire fondée sur les changements intervenus avec le temps dans les cultivars mis sur le marché pour déterminer le taux d’amélioration des divers paramètres du soja. Au cours des 58 années de sélection, le rendement et la concentration d’huile ont augmenté respectivement de 0,43 % et de 0,24 % par année, alors que la concentration de protéines a diminué de 0,15 % par année. Au cours de la même période, les concentrations de daidzéine, de génistéine et d’IFT ont augmenté respectivement de 1,04 %, de 1,47 % et de 0,98 % par année. Nous avons calculé une héritabilité au sens large modérée de 43 %, de 45 % et de 44 % pour les isoflavones susmentionnées. Des diagrammes de double projection illustrant les effets principaux du génotype et les interactions entre le génotype et l’environnement ont révélé que les cultivars récents à teneur élevée en isoflavones avaient davantage tendance à être influencés par l’environnement que les cultivars plus anciens. Dans la région à cycle court, les phytogénéticiens devraient savoir qu’une sélection visant le rendement peut indirectement augmenter la concentration d’isoflavones.