Drainage losses of water, N and P from micro-irrigation systems in a young, high density apple planting.

Neilsen, D., Neilsen, G.H., Gregory, D., Forge, T.A., et Zebarth, B.J. (2008). « Drainage losses of water, N and P from micro-irrigation systems in a young, high density apple planting. », Acta Horticulturae (ISHS), 792, p. 483-490.

Résumé

De 2002 à 2004, des échantillonneurs passifs à mèche capillaire ont été utilisés pour mesurer les effets de systèmes de micro irrigation (goutte à goutte; micro asperseurs à faible rayon d’action), du taux d’application de N par fertigation, de paillis à base de fibre de papier et d’un compost municipal sur le drainage et le lessivage du N NO3 et du P PO4 sous la rhizosphère de pommiers d’un verger à haute densité. L’irrigation était automatisée et réalisée deux fois par jour sur la base d’estimations de l’évapotranspiration établies par un atmomètre électronique. L’apport excessif d’eau a donné lieu à un drainage profond et au lessivage du N et du P avec les deux systèmes d’irrigation, et s’est accentué chaque année avec l’augmentation des applications d’eau d’irrigation. En 2002, les précipitations ont probablement été responsables du drainage excessif avec les deux types d’irrigation, ce qui montre la nécessité d’intégrer au système un collecteur de pluie automatisé. En 2003 et 2004, les pertes liées au drainage et au lessivage n’ont pas été dues aux précipitations et ont été attribuées à une surestimation de l’évapotranspiration. Les courbes d’un coefficient cultural adapté ont été établies pour chaque système d’irrigation, puis utilisées pour obtenir des estimations de la réduction possible du drainage. L’apport excessif d’eau a donné lieu à des pertes plus importantes avec l’irrigation au goutte à goutte qu’avec les micro asperseurs, particulièrement près de l’émetteur. Le lessivage du N et du P était causé par le drainage, mais l’ampleur du lessivage était fonction des traitements culturaux. Dans toutes les années, les fortes applications de N, et aussi en 2002 le compost (appliqué en 2000), ont donné lieu à de fortes pertes par lessivage. De même, la minéralisation du compost a accru la disponibilité du P pour les arbres ainsi que la mobilité et le lessivage du P inorganique dans toutes les années. On pourrait réduire grandement les pertes de N NO3 en utilisant de faibles taux de fertigation et en limitant les applications à la période de six semaines suivant la pleine floraison, période où les arbres absorbent de fortes quantités de N pour la croissance végétative.