Effect of Liquid Municipal Biosolid Application Method on Tile and Ground Water Quality.

Lapen, D.R., Topp, E., Edwards, M., Sabourin, L., Curnoe, W.E., Gottschall, N., Bolton, P., Rahman, S., Ball Coelho, B.R., Payne, M., Kleywegt, S., et McLaughlin, N.B. (2008). « Effect of Liquid Municipal Biosolid Application Method on Tile and Ground Water Quality. », Journal of Environmental Quality, 37(3), p. 925-936. doi : 10.2134/jeq2006.0486  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La présente étude vise la qualité de l’eau des tuyaux de drainage et de l’eau souterraine peu profonde, en termes de bactéries et de nutriments, après une application de biosolides municipaux liquides (BML) faite à l’automne selon deux méthodes différentes, à raison de 93 500 L ha-1, sur des parcelles agricoles à loam limono-argileux. La première méthode était l’approche AerWay SSD, en une seule étape, tandis que la deuxième consistait en un épandage suivi d’une incorporation au sol. Pour les deux méthodes, les BML ont atteint les tuyaux 3 à 39 minutes après l’application. En comparaison avec la deuxième méthode, la première a permis de réduire de façon significative (p < 0,1) la contamination des eaux de drainage par les BML, comme le montrent les charges massiques de N total Kjeldahl (TKN), de N-NH4, de P total (TP), de P-PO4, d’E. coli et de Clostridium perfringens. La contamination par E. coli due à l’application a atteint au moins 2 mètres de profondeur dans l’eau souterraine, mais elle était plus importante dans l’eau souterraine située tout juste sous les tuyaux (1,2 m). Durant toute la période d’étude (46 jours), les concentrations des nutriments et des bactéries étudiés dans l’eau souterraine à une profondeur de 1,2 mètre étaient beaucoup plus élevées dans les parcelles traitées aux BML que dans les parcelles témoins. En comparaison à la première méthode, les concentrations de TKN et de TP dans l’eau souterraine à une profondeur de 1,2 mètre étaient significativement plus élevées (p < 0,1) pour la deuxième méthode, mais il n’y avait aucune différence significative (p > 0,1) entre les deux méthodes au plan des bactéries. Dans les conditions de macroporosité du sol étudiées, un travail préalable au moyen d’un instrument tel que l’AerWay SSD permet de réduire la contamination par les BML de l’eau des tuyaux de drainage et de l’eau souterraine peu profonde, en comparaison avec une application sur sol non travaillé suivie d’une incorporation au sol.