Rapport annuel des conditions agroclimatiques au Canada – 2016

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Voici un aperçu des conditions agroclimatiques au Canada au cours de la saison de croissance agricole de 2016. Dans l'ensemble, l'année 2016 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée, et elle a dépassé l'ancien record établi en 2015Footnote 1. Un des épisodes El Niño les plus forts de l'histoire a influé sur les tendances climatiques partout dans le monde et a donné lieu, au Canada, au deuxième hiver le plus chaud jamais enregistré et à la quatrième année la plus chaude en 70 ans. Durant la saison de croissance de 2016, les régions agricoles du Canada ont été touchées par de l'humidité excessive, des inondations, la sécheresse, des incendies de forêt, des vents destructeurs, des tempêtes violentes ainsi que par des périodes de temps inhabituellement chaud ou frais.

Précipitations hivernales comparées à la répartition historique (du 1er novembre au 31 mars 2016)

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Description: Carte du Canada indiquant le classement des précipitations en centiles du 1er novembre 2015 au 31 mars 2016 comparativement à la répartition historique.  Les catégories, dans l’ordre du plus sec au plus humide, sont : sécheresse record, précipitations extrêmement faibles (0-10), très faibles (10-20), faibles (20-40), moyennes (40-60), fortes (60-80), très fortes (80-90), extrêmement fortes (90-100), précipitations record. Les chiffres correspondent aux classes de centiles.

Les données ne sont affichées que pour l’étendue des terres agricoles du Canada.

Répartition des précipitations :

  • Sécheresse record :
    • une petite enclave dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, au nord-ouest de Burns Lake;
    • une petite enclave dans l'est de la Colombie-Britannique, près de McBride;
    • plusieurs minuscules enclaves dans le centre de l'Alberta et
    • deux minuscules enclaves dans l'est de Terre-Neuve, incluant St. John's.
  • Extrêmement faibles (<0 à 10) :
    • une vaste zone du nord de la Colombie-Britannique, excluant Fort St. John;
    • une grande partie de la zone agricole de l'Alberta, incluant une grande enclave dans le centre de l'Alberta, allant d'Edmonton à la frontière des États-Unis, une zone au nord-est de Grande Prairie et une petite zone au sud-ouest de High Level;
    • de petites enclaves parsemées dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba et
    • de petites zones dans les zones agricoles du sud de Terre-Neuve, incluant St. John's.
  • Très faibles (10 à 20) dans :
    • plusieurs petites enclaves parsemées à travers le nord de la Colombie-Britannique;
    • une petite zone du nord-ouest de l'Alberta;
    • une enclave entourant la zone extrêmement sèche du centre de l'Alberta;
    • une vaste région du sud de la Saskatchewan;
    • une enclave dans le sud du Manitoba, au sud-ouest de Winnipeg; et
    • plusieurs minuscules enclaves parsemées à travers les Prairies et le sud de l'Ontario.
  • Faibles (20 à 40) :
    • une petite enclave dans le nord-est de la Colombie-Britannique, incluant Fort St. John;
    • une grande zone entourant des enclaves extrêmement sèches en Alberta, dont Calgary, Lethbridge et High Level;
    • une vaste région du sud de la Saskatchewan, incluant Saskatoon et Regina;
    • la plupart de la zone agricole du Manitoba, à l'exclusion des angles du sud-est et du sud-ouest;
    • plusieurs petites enclaves dans le sud de l'Ontario, longeant la rive nord du lac Érié et du lac Ontario; et
    • plusieurs petites enclaves parsemées à travers le sud du Québec, l'est du Québec, la Nouvelle-Écosse et le nord de Terre-Neuve.
  • Moyennes (40 à 60) :
    • plusieurs petites enclaves dispersées à travers le nord et le sud-ouest de l'Alberta, incluant la bande sud-est le long de la frontière de la Colombie-Britannique;
    • une grande région englobant une grande partie de la zone agricole au nord de Saskatoon, en Saskatchewan, allant de la frontière de l'Alberta jusqu'à la frontière du Manitoba;
    • une petite enclave au sud-est de Winnipeg, au Manitoba;
    • une vaste zone du sud de l'Ontario allant de la rive est du lac Huron, à l'ouest, à Kingston, à l'est;
    • une grande partie de l'est et du sud du Québec, incluant Montréal; et
    • plusieurs petites enclaves dans le centre de la Nouvelle-Écosse.
  • Fortes (60 à 80) :
    • plusieurs régions du sud de la Colombie-Britannique, incluant Kamloops et Vancouver;
    • une petite enclave entourant Cold Lake (Alberta);
    • plusieurs petites enclaves dispersées à travers le nord de la Saskatchewan;
    • une petite enclave au nord-ouest de Winnipeg (Manitoba);
    • plusieurs petites enclaves dans le nord de l'Ontario, dont Thunder Bay, et Cochrane;
    • une vaste zone dans le sud de l'Ontario passant au nord de l'enclave des précipitations moyennes dans cette même zone;
    • plusieurs enclaves dans le sud et l'est du Québec, incluant Trois-Rivières et la ville de Québec;
    • toutes les régions agricoles du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard; et
    • plusieurs petites enclaves dans le centre de la Nouvelle-Écosse.
  • Très fortes (80 à 90) :
    • une grande région dans le sud de la Colombie-Britannique, incluant Victoria et Kelowna;
    • une petite enclave au sud-est de Winnipeg (Manitoba); et
    • plusieurs enclaves dispersées à travers le centre de l'Ontario et le centre du Québec, incluant Sault Ste. Marie.
  • Extrêmement fortes (90 à 100) :
    • plusieurs petites enclaves dans le sud de la Colombie-Britannique;
    • une petite enclave au sud-est de Winnipeg (Manitoba); et
    • une vaste zone allant du nord-est de la baie Georgienne en Ontario, à Mont-Laurier au Québec.
  • Précipitations record (>100) :
    • plusieurs petites enclaves dans le sud de la Colombie-Britannique, dont une à l'ouest de Kamloops et une au nord de Vancouver; et
    • deux enclaves dans l’est de l'Ontario.

Carte produite à l'aide de données en temps quasi réel soumises à un contrôle-qualité initial. Il se peut que la carte ne soit pas exacte pour toutes les régions en raison de la disponibilité de l'information et des erreurs de données.

Dans l'ouest du Canada, la saison de croissance a commencé dans des conditions de sécheresse et s'est terminée dans des conditions humides, alors que dans l'est du Canada, la saison a commencé dans des conditions humides et s'est terminée dans des conditions de sécheresse. Dans l'ensemble, la production agricole a donné de meilleurs rendements que ceux prévus initialement étant donné les risques importants liés aux conditions agroclimatiques comme l'humidité excessive et la sécheresse. Le rendement des cultures était le deuxième rendement le plus élevé, à l'exception des cultures de maïs en Ontario. L'humidité excessive dans certaines parties de la région des Prairies a entraîné une diminution de la qualité des récoltes et du rendement. Ainsi, à la fin du mois de décembre, 2,5 millions d'acres n'avaient pas encore été récoltés.

Un printemps hâtif chaud et sec en 2016 a donné lieu à de faibles conditions d'humidité du sol pour l'ensemencement dans une bonne partie du Canada. Dans la région des Prairies, les préoccupations concernant la sécheresse ont commencé à croître, mais celles-ci ont été rapidement atténuées par d'importantes précipitations vers la fin mai et en juin. Les tempêtes estivales survenues dans l'ensemble des Prairies ont causé des inondations, des dommages aux cultures et des préoccupations liées à l'humidité excessive. Le temps sec et chaud dans l'est du Canada a persisté tout au long de l'été, ce qui aggravé les conditions de sécheresse dans le sud et l'est de l'Ontario, le sud du Québec et le Canada atlantique.

Précipitations de la saison de croissance comparées à la répartition historique (du 1er avril au 31 juillet 2016) - Canada

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Description : Carte du Canada indiquant le classement des précipitations en centiles du 1er avril 2016 au 31 juillet 2016 comparativement à la répartition historique. Les catégories, dans l’ordre du plus sec au plus humide, sont : sécheresse record, précipitations extrêmement faibles (0-10), très faibles (10-20), faibles (20-40), moyennes (40-60), fortes (60-80), très fortes (80-90), extrêmement fortes (90-100), précipitations record. Les chiffres correspondent aux classes de centiles.

Les données ne sont affichées que pour l’étendue des terres agricoles du Canada.

Répartition des précipitations :

  • Sécheresse record :
    • une zone dans le sud-est de l'Ontario allant de l'est à partir de Toronto à l'ouest de Belleville;
    • plusieurs minuscules régions dans le sud-est de l'Ontario, incluant Kingston et Spanish; et
    • deux petites enclaves à proximité de Sherbrooke au Québec.
  • Extrêmement faibles (<0 à 10) :
    • plusieurs minuscules régions dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, incluant le sud de l'île de Vancouver, Salmon Arm et une zone au nord de Whistler;
    • deux petites zones entourant North Bay et Petawawa en Ontario;
    • une région au nord du lac Huron (Ontario) incluant Elliot Lake et la plupart de l'île Manitoulin;
    • une grande partie du sud-est de l'Ontario, longeant la rive du lac Ontario de Niagara Falls à Cornwall;
    • une enclave dans le sud du Québec entourant Sherbrooke; et
    • une petite zone à l'ouest de Summerside (Île-du-Prince-Édouard).
  • Très faibles (10 à 20) :
    • une petite zone sur l'île de Vancouver (C.-B.);
    • une petite zone à l'est de Vancouver (C.-B.);
    • une petite enclave à l'est de la poche de faibles précipitations autour de Sault-Sainte-Marie (Ontario);
    • une vaste région dans le sud-est de l'Ontario, incluant Sudbury et Ottawa;
    • une zone à l'ouest de Toronto (Ontario) incluant Tobermory;
    • une zone dans le sud du Québec, incluant Montréal;
    • deux petites enclaves en Nouvelle-Écosse, une le long de la frontière avec le Nouveau-Brunswick et l'autre au sud d'Halifax; et
    • une zone couvrant la majeure partie de l'Île-du-Prince-Édouard.
  • Faibles (20 à 40) :
    • plusieurs minuscules régions dispersées à travers la région des Prairies, incluant Lac La Biche et Crowsnest Pass, en Alberta,
    • une petite enclave autour de Sault-Sainte-Marie en Ontario;
    • une zone dans la partie sud-ouest du sud de l'Ontario, incluant Chatham-Kent;
    • une zone dans le sud du Québec, incluant Mont-Tremblant, Rouyn-Noranda et la ville de Québec;
    • deux petites zones au Nouveau-Brunswick autour de Saint John et de Moncton; et
    • une zone englobant une grande partie sud de la Nouvelle-Écosse, incluant Yarmouth et Truro.
  • Moyennes (40 à 60) :
    • plusieurs petites enclaves dans le sud de l'intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Kelowna;
    • une grande zone qui traverse le centre de l'Alberta, incluant Red Deer, Cold Lake et High Level;
    • une enclave au nord de Saskatoon (Sask.);
    • plusieurs petites enclaves dans le centre-est de la Saskatchewan;
    • une grande enclave dans l'ouest du Manitoba;
    • plusieurs minuscules régions dispersées à travers l'Ontario, incluant Cochrane et Nipigon;
    • une zone dans l'est du Québec, s'étendant à l'est et à l'ouest de l'enclave de faibles précipitations dans la ville de Québec;
    • la majeure partie de la zone agricole du Nouveau-Brunswick, excluant Saint John et Moncton; et
    • la plupart des régions agricoles de l'est de Terre-Neuve.
  • Fortes (60 à 80) :
    • une vaste zone du sud de l'intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Fernie et Nelson;
    • deux régions de la Colombie-Britannique autour de Quesnel et Smithers;
    • une vaste région englobant une grande partie de l'Alberta et qui encercle l'enclave de précipitations moyennes incluant Calgary, mais excluant Grande Prairie et Edmonton;
    • une vaste zone du centre de la Saskatchewan, dont Saskatoon et Regina;
    • une grande région du centre-sud du Manitoba, incluant Dauphin et Winnipeg;
    • une zone de l'est du Québec le long de la frontière avec le Nouveau-Brunswick;
    • une petite région dans le nord de la Nouvelle-Écosse; et
    • la plupart des régions agricoles de l'ouest de Terre-Neuve.
  • Très fortes (80 à 90) :
    • une grande région de l'Intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Kamloops et Cranbrook;
    • une grande zone dans la région de la rivière de la Paix en Colombie-Britannique, incluant Fort St. John;
    • une grande zone dans le nord-ouest de l'Alberta, le long de la frontière nord-est de la Colombie-Britannique;
    • une région de l'Alberta partant de l'est d'Edmonton et allant vers Lloydminster;
    • une grande région du sud-est de l'Alberta le long de la frontière sud-ouest de la Saskatchewan;
    • une grande enclave du sud de la Saskatchewan, allant de la frontière sud-est de l'Alberta et longeant la frontière des États-Unis jusqu'à la frontière sud-ouest du Manitoba,
    • une vaste zone dans le sud du Manitoba; et
    • plusieurs zones minuscules dispersées à travers l'est du Canada, incluant Thunder Bay en Ontario, l'Île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse et Grand-Sault au Nouveau-Brunswick.
  • Extrêmement fortes (90 à 100) :
    • plusieurs petites zones dans l'enclave de très fortes précipitations située dans l'Intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Williams Lake;
    • une zone de la région de la rivière de la Paix en Colombie-Britannique, située au sud-ouest de Fort St. John;
    • une zone du nord-ouest de l'Alberta, incluant Grande Prairie;
    • une petite enclave à l'est d'Edmonton, en Alberta;
    • une région du sud-est de l'Alberta, longeant la frontière sud-ouest de la Saskatchewan;
    • une grande enclave dans le sud-ouest de la Saskatchewan;
    • une enclave dans le sud-est de la Saskatchewan longeant la frontière avec les États-Unis;
    • une enclave entourant Flin Flon au Manitoba;
    • une zone du sud-est du Manitoba longeant la frontière des États-Unis; et
    • une minuscule zone sur l'île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.
  • Précipitations records :
    • une vaste zone du sud-ouest de la Saskatchewan, incluant Swift Current et les environs; et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées à travers le pays, incluant les régions du centre de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du sud de la Saskatchewan, du sud du Manitoba, de l'Est du Québec, de Terre-Neuve et de l'Île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse.

Carte produite à l'aide de données en temps quasi réel soumises à un contrôle-qualité initial. Il se peut que la carte ne soit pas exacte pour toutes les régions en raison de la disponibilité de l'information et des erreurs de données.

Les conditions de sécheresse dans l'est du Canada ont atteint leur comble du début jusqu'à la mi-août, et la pluie est arrivée trop tard pour certaines cultures. Vers le mois de décembre, les régions durement touchées par la sécheresse ont été désignées admissibles à la disposition de report de l'impôt pour les éleveursFootnote 2. Avec l'arrivée de l'hiver, la teneur en eau dans le sol est restée faible dans certaines parties du sud de l'Ontario et en Nouvelle Écosse, et les conditions d'humidité excessive ont continué à être observées dans les Prairies. Des inondations pourraient poser un risque dans l'est des Prairies au printemps 2017.

Colombie-Britannique

Précipitations de la saison de croissance comparées à la répartition historique (du 1er avril au 31 juillet 2016) - Colombie-Britannique

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Description : Carte du Canada indiquant le classement des précipitations en centiles du 1er avril 2016 au 31 octobre 2016 comparativement à la répartition historique. Les catégories, dans l'ordre du plus sec au plus humide, sont : sécheresse record, précipitations extrêmement faibles (0-10), très faibles (10-20), faibles (20-40), moyennes (40-60), fortes (60-80), très fortes (80-90), extrêmement fortes (90-100), précipitations record. Les chiffres correspondent aux classes de centiles.

Les données ne sont affichées que pour l'étendue des terres agricoles du Canada.

Répartition des précipitations :

  • Sécheresse record :
    • une très petite enclave dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.
  • Extrêmement faibles (0 à 10) :
    • une petite enclave autour de Whistler;
    • la région agricole de l'île de Haida Gwaii; et
    • une très petite enclave dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.
  • Très faibles (10 à 20) :
    • quelques minuscules régions entourant les enclaves de précipitations extrêmement faibles.
  • Faibles (20 à 40) :
    • une petite zone à l'est de Vancouver;
    • une petite enclave autour de Whistler;
    • une petite enclave autour de Salmon Arm; et
    • une petite zone dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique.
  • Moyennes (40 à 60) :
    • une petite zone entourant l'enclave de faibles précipitations à l'est de Vancouver;
    • une enclave au sud de Vernon;
    • une petite enclave entourant la poche de faibles précipitations autour de Salmon Arm; et
    • une petite zone dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique
  • Fortes (60 à 80) :
    • une zone du sud de l'Intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Vernon;
    • une zone dans le nord de l'Intérieur de la Colombie-Britannique, allant de Quesnel à Prince George;
    • une petite zone au nord-ouest de Burns Lake, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique; et
    • plusieurs petites enclaves disséminées à travers la province, incluant Victoria, sur l'île de Vancouver, et Osoyoos.
  • Très fortes (80 à 90) :
    • une grande région de l'Intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Fraser Lake, Valemont et Oliver; et
    • de petites enclaves dans la zone agricole de l'île de Vancouver.
  • Extrêmement fortes (90 à 100) :
    • une grande région de l'Intérieur de la Colombie-Britannique, incluant Grand Forks, Williams Lake et Cranbrook;
    • une vaste zone dans la région de la rivière de la Paix en Colombie-Britannique, incluant Fort St. John; et
    • une grande région de la superficie agricole de l'île de Vancouver, incluant Nanaimo.
  • Précipitations records :
    • une petite enclave au nord de Williams Lake;
    • une petite enclave autour de Kamloops;
    • une petite enclave autour de Kimberly;
    • une enclave à l'ouest de Dawson Creek, dans la région de la rivière de la Paix; et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées à travers la province.

Carte produite à l'aide de données en temps quasi réel soumises à un contrôle-qualité initial. Il se peut que la carte ne soit pas exacte pour toutes les régions en raison de la disponibilité de l'information et des erreurs de données.

Des températures supérieures à la normale et un faible couvert neigeux, particulièrement dans les régions de l'Ouest, ont contribué à une fonte des neiges précoce et à un ruissellement printanier partout dans la province. De nombreux cours d'eau ont atteint leur débit de pointe beaucoup plus tôt qu'à la normale. Au printemps, le temps chaud et sec s'est traduit par un début hâtif de la saison de croissance et de la saison des incendies de forêt. Malgré les préoccupations initiales liées à la sécheresse, une saison estivale humide et fraîche a abouti à une humidité adéquate dans la majeure partie des régions agricoles de la province. Le principal impact lié au climat était l'humidité excessive dans la région de la rivière de la Paix. Des précipitations supérieures à la normale au cours de la saison de croissance ont causé des inondations localisées et des dommages aux infrastructures. La combinaison de l'humidité excessive et de l'arrivée hâtive des conditions hivernales a entraîné une baisse de rendement et des pertes de récoltes. Toutes les autres régions de la province ont connu des conditions idéales au cours de la saison de croissance, et la récolte s'est terminée avec l'absence de répercussion agroclimatique importante.

Région des prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba)

Des chutes de neige inférieures à la normale au cours de l'hiver ont donné lieu à des conditions de sécheresse au printemps. Les plus importantes répercussions agroclimatiques observées au début de la saison de croissance étaient la sécheresse, les vents, les incendies de forêt en Alberta et, dans une moindre mesure, dans la partie nord de la Saskatchewan. Le temps chaud et sec ainsi que la faible teneur en eau du sol ont retardé la levée des cultures, accéléré l'érosion du sol et donné lieu à des champs de cultures rabougries et de foin. Toutefois, les conditions ont changé soudainement à la fin mai, où l'on a observé d'importantes précipitations persistantes. Au fur et à mesure que l'été avançait, des tempêtes fréquentes se déplaçant de façon anormalement lente et s'accompagnant de pluie forte ont causé des inondations localisées et une humidité excessive dans le sol. De nombreux cas de grosse grêle, de pluie forte, de vents violents et de tornades ont été signalés. Une de ces tempêtes, survenue au cours de la longue fin de semaine en août, s'était formée en Alberta et avait traversé la Saskatchewan, occasionnant ainsi des dommages aux cultures, aux bâtiments et à la machinerie, et des inondations localisées. Durant la saison estivale de 2016, la région des Prairies a connu plus du double du nombre de tornades, presque trois fois le nombre d'épisodes de grêle et un tiers de plus du nombre d'épisodes de pluie forte que la normale.

es pluies fréquentes et le temps inhabituellement frais ont nui à l'évolution des récoltes à la fin septembre et pendant une bonne partie du mois d'octobre, où des chutes de neige hâtives ont interrompu les activités au champ. Vers la fin de la saison de croissance, une grande partie des Prairies avait reçu plus de 200 % de la moyenne des précipitations, et 93 % de la région agricole (ce qui représente 40 740 exploitations et 7,6 millions de bovins) avaient reçu des précipitations élevées, voire les plus élevées jamais enregistrées. Après un automne froid et humide, les Prairies ont enregistré leur mois de novembre le plus chaud en consignant plus de 300 records de température maximale quotidienne au cours des deux premières semaines du mois. Les conditions chaudes supérieures à la normale au cours du mois de novembre ont permis l'achèvement de la majorité des activités de récolte et de fenaison à la fin du mois. Toutefois, 10 % des cultures en Alberta et jusqu'à 11 % des cultures en Saskatchewan resteront au champ jusqu'au printemps.

Précipitations de la saison de croissance comparées à la répartition historique (du 1er avril au 31 octobre 2016) - Région des prairies

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Description : Carte de la région des Prairies canadiennes (Alberta, Saskatchewan, Manitoba) indiquant le classement des précipitations en centiles du 1er avril 2016 au 31 octobre 2016 comparativement à la répartition historique. Les catégories, dans l’ordre du plus sec au plus humide, sont : sécheresse record, précipitations extrêmement faibles (0-10), très faibles (10-20), faibles (20-40), moyennes (40-60), fortes (60-80), très fortes (80-90), extrêmement fortes (90-100), précipitations record. Les chiffres correspondent aux classes de centiles.

Les données ne sont affichées que pour l’étendue des terres agricoles du Canada.

Répartition des précipitations :

  • Il n'y a pas eu de sécheresse record ni de très faibles précipitations (de 0 à 20) dans l'ensemble de la région des Prairies au cours de cette période.
  • Faibles (20 à 40) :
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées à travers le sud de l'Alberta et le nord-ouest de la Saskatchewan.
  • Moyennes (40 à 60) :
    • une enclave autour de High Level en Alberta;
    • une enclave autour de Lac La Biche en Alberta;
    • une enclave autour de Red Deer; et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées à travers l'Alberta et le nord-ouest de la Saskatchewan.
  • Fortes (60 à 80) :
    • une vaste région englobant une grande partie du centre de l'Alberta, incluant Calgary, Edmonton, Cold Lake, et High Level, mais excluant Grande Prairie;
    • une petite enclave dans le nord de la Saskatchewan, incluant Battleford et Prince Albert; et
    • une région au Manitoba entre la rive sud-est du lac Manitoba et la rive sud-ouest du lac Winnipeg.
  • Très fortes (80 à 90) :
    • une vaste zone du nord-ouest de l'Alberta, incluant Grande Prairie et s'étendant au sud vers Banff;
    • une enclave à l'est d'Edmonton (Alberta);
    • une grande enclave dans le centre de la Saskatchewan, incluant Saskatoon;
    • une grande enclave englobant la majeure partie du centre du Manitoba, incluant Winnipeg; et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées dans toute la région des Prairies.
  • Extrêmement fortes (90 à 100) :
    • une vaste zone du nord-ouest de l'Alberta, incluant Grande Prairie et s'étendant au sud vers Banff;
    • une enclave entourant la poche de précipitations très élevées située à l'est d'Edmonton (Alberta);
    • une vaste région du sud de l'Alberta, le long de la frontière sud-ouest de la Saskatchewan;
    • une grande enclave englobant la majeure partie de la région agricole de la Saskatchewan, incluant Regina; et
    • une grande enclave englobant la majeure partie de la région agricole du sud et de l'ouest du Manitoba.
  • Précipitations records :
    • une vaste zone du sud-ouest de la Saskatchewan, incluant Swift Current et les environs;
    • une petite enclave longeant la frontière nord entre le Manitoba et la Saskatchewan, incluant Flin Flon (Manitoba); et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées dans toute la région, incluant les régions du nord de l'Alberta, du sud de la Saskatchewan et du sud du Manitoba.

Carte produite à l'aide de données en temps quasi réel soumises à un contrôle-qualité initial. Il se peut que la carte ne soit pas exacte pour toutes les régions en raison de la disponibilité de l'information et des erreurs de données.

Région du centre (Ontario et Québec)

Le centre du Canada a connu un printemps hâtif frais et humide, et a reçu plus de 150 % de la moyenne des précipitations. Néanmoins, la situation a changé de façon radicale en mai et les conditions de sécheresse ont commencé à avoir des effets négatifs sur le développement des cultures. Les conditions en Ontario et dans certaines parties du Québec sont demeurées très sèches durant l'été, et la sécheresse a eu des répercussions négatives sur le développement des cultures. Les cultures de maïs, de soja et de foin ont été les plus touchées. Des parties de l'Ontario ont enregistré leur sixième été le plus sec depuis 1938. Vers le mois d'août, la plupart des régions agricoles ont connu des déficits de précipitations de 40 à 100 mm, et des déficits graves de plus de 120 mm ont été observés dans le sud de l'Ontario et au Québec, le long du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Les pluies au début de l'automne ont augmenté la teneur en eau du sol et amélioré les conditions de sécheresse, mais n'ont pas suffi à atténuer les déficits hydriques. À la fin du mois d'octobre, 53 % des cultures fourragères et 98 % des cultures de soja ont été exposées à des conditions de sécheresse en Ontario. À ce moment-là, 78 % de la région agricole en Ontario (ce qui représente 18 580 exploitations et 1,5 million de bovins) avaient reçu de faibles précipitations, voire les plus faibles jamais enregistrées. Le rendement définitif des récoltes a varié selon le type de culture et le caractère opportun des épisodes de pluie. Dans l'ensemble, les rendements provinciaux des cultures de maïs et de soja étaient dans la moyenne et au dessus de la moyenne, respectivement, mais ont accusé une baisse marquée dans les régions de l'est. Les conditions de sécheresse dans le sud du Québec se sont améliorées durant l'automne et la récolte s'est pratiquement terminée vers la fin octobre dans des conditions idéales.

Précipitations de la saison de croissance comparées à la répartition historique (du 1er avril au 31 octobre 2016) - Région du centre

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Description : Carte de la région centrale du Canada (Ontario, Québec) indiquant le classement des précipitations en centiles du 1er avril 2016 au 31 octobre 2016 comparativement à la répartition historique. Les catégories, dans l’ordre du plus sec au plus humide, sont : sécheresse record, précipitations extrêmement faibles (0-10), très faibles (10-20), faibles (20-40), moyennes (40-60), fortes (60-80), très fortes (80-90), extrêmement fortes (90-100), précipitations record. Les chiffres correspondent aux classes de centiles.

Les données ne sont affichées que pour l’étendue des terres agricoles du Canada.

Répartition des précipitations :

  • Sécheresse record :
    • une enclave au nord de Toronto (Ontario); et
    • plusieurs minuscules enclaves dispersées le long de la rive nord du lac Ontario.
  • Extrêmement faibles (<0 à 10) :
    • une grande partie du sud-est de l'Ontario, longeant la rive du lac Ontario et s'étendant de Niagara Falls à Kingston et au nord jusqu'à Parry Sound;
    • une petite enclave entourant North Bay en Ontario;
    • une petite enclave entourant Petawawa en Ontario;
    • une enclave dans le sud du Québec entourant Sherbrooke; et
    • deux minuscules enclaves près de Rouyn-Noranda au Québec.
  • Très faibles (10 à 20) :
    • une vaste région dans le centre de l'Ontario englobant la zone située entre la rive nord de la baie Georgienne et s'étendant vers l'Est jusqu'à la frontière du Québec et au sud à Cornwall;
    • une enclave dans l'ouest du Québec entourant les poches de précipitations extrêmement faibles, près de Rouyn-Noranda; et
    • une petite enclave près de Granby au Québec.
  • Faibles (20 à 40) :
    • une vaste zone englobant une grande partie du sud de l'Ontario, incluant Sudbury, London, Tobermory et Ottawa;
    • une grande enclave dans l'ouest du Québec entourant la zone de précipitations très faibles près de Rouyn-Noranda;
    • une enclave au Québec s'étendant du long de la frontière sud-est de l'Ontario et approchant Montréal mais sans l'inclure;
    • une zone voisine de Granby au Québec, le long de la frontière des États-Unis; et
    • une petite enclave dans l'est du Québec autour de Rivière-du-Loup.
  • Moyennes (40 à 60) :
    • une petite enclave entre London et Windsor en Ontario;
    • une petite enclave entourant Bancroft en Ontario; et
    • une vaste région englobant une grande partie du sud et de l'est du Québec, incluant la ville de Québec.
  • Fortes (60 à 80) :
    • plusieurs minuscules régions dispersées à travers l'Ontario, incluant Sault-Sainte-Marie, Cochrane et Nipigon;
    • une région en Ontario entourant Windsor; et
    • plusieurs petites enclaves dans le sud et l'est du Québec, incluant une enclave autour de Montréal.
  • Très fortes (80 à 90) :
    • plusieurs minuscules enclaves dans l'est du Québec et l'est de l'Ontario.
  • Extrêmement fortes (90 à 100) :
    • quelques petites enclaves dans l'est du Québec et l'est de l'Ontario.
  • Précipitations records :
    • une petite enclave dans l'est du Québec, au nord-est de la ville de Québec.

Carte produite à l'aide de données en temps quasi réel soumises à un contrôle-qualité initial. Il se peut que la carte ne soit pas exacte pour toutes les régions en raison de la disponibilité de l'information et des erreurs de données.

Région de l'Atlantique

Le Canada atlantique a connu un lent démarrage de la saison de croissance, car l’humidité excessive et des températures fraîches ont retardé les activités au champ au printemps. Les conditions se sont améliorées vers la fin mai et les activités ont pu retrouver un rythme près des normales saisonnières. Comme pour la région du centre, une bonne partie de la région de l’Atlantique, plus particulièrement à l’Île-du-Prince-Édouard et dans le sud de la Nouvelle-Écosse, a reçu des quantités de précipitations extrêmement faibles, et certaines parties de la Nouvelle-Écosse ont connu l’été le plus sec en plus de 90 ans. D’importantes précipitations en fin de saison ont eu pour effet d’améliorer la teneur en eau du sol dans l’ensemble de la région, ce qui a contribué au rendement des pommes de terre, mais la pluie est arrivée trop tard pour les cultures de maïs et de soja qui ont affiché des rendements inférieurs à la normale en raison des conditions sèches durant l’été.

Les producteurs de fruits et de petits fruits ont observé des conditions de croissance variées. Le rendement en canneberges était bon en raison du temps chaud et sec qui a empêché la formation de champignons. Les producteurs de bleuets sauvages, les pomiculteurs et les vignerons ont également bénéficié de la chaleur sèche qui leur a permis de produire des fruits plus petits, mais plus sucrés et d’obtenir un rendement élevé. À l’inverse, le rendement des cultures de fraises et de cerises a baissé de 15 et 60 %, respectivement, en raison des déficits de précipitations. Une sécheresse modérée a persisté durant l’automne dans les parties sud de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, où des problèmes d’approvisionnement en eau et des pénuries de fourrage sont survenus. Le rendement des cultures de maïs et de soja était légèrement inférieur à la moyenne en raison de l’été sec.

Surveillance des sécheresses au Canada (31 août 2016)

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Description : Carte de l'Est du Canada montrant les conditions de sécheresse à la fin août 2016. Les niveaux de sécheresse, par ordre croissant de gravité, s’établissent comme suit : sécheresse anormale, sécheresse modérée, sécheresse grave, sécheresse extrême et sécheresse exceptionnelle. Les types les plus graves de sécheresse sont toujours entourés de types moins graves (par exemple, s’il y a sécheresse modérée, elle est entourée de zones de sécheresse anormale).

Voici les conditions de sécheresse relevées :

  • Ontario:
    • Sécheresse anormale :
      • une zone allant du lac Weagamow au lac Attawapiskat;
      • une petite parcelle entourant Red Lake et Ear Falls;
      • une petite zone autour de Nipigon et Terrace Bay;
      • une zone entourant Homepayne,
      • une vaste enclave couvrant une grande partie du sud de l'Ontario, incluant Sault-Sainte-Marie, North Bay, Kingston, Ottawa, Toronto, London et Niagara Falls; et
      • une petite enclave autour de Windsor.
    • - Sécheresse modérée :
      • une petite région entourant Little Current et s'étendant vers le nord-ouest jusqu'à la baie Georgienne;
      • une vaste zone s'étendant de North Bay vers Toronto, Hamilton, Niagara Falls et Kingston; et
      • une très petite frange le long de la frontière du Québec.
    • Sécheresse grave :
      • une petite enclave autour de Niagara Falls; et
      • une petite région s'étendant de l'est de Toronto à Kingston.
  • Québec :
    • Sécheresse anormale :
      • une petite zone allant de la frontière sud avec l'Ontario, au sud de Montréal, mais incluant Granby et Sherbrooke;
      • une mince frange le long de la frontière ouest avec l'Ontario, incluant le lac Kipawa et le lac des Quinze;
      • une petite zone sur la moitié est de l'île d'Anticosti;
      • une petite enclave au nord-ouest de St-Augustin; et
      • une vaste région le long de la frontière nord de Terre-Neuve-et-Labrador, incluant Kangiqsualujjuaq.
    • Sécheresse modérée :
      • une petite zone au sud-ouest de Montréal et autour du lac Saint-Louis; et
      • une petite zone autour de Sherbrooke et de Magog.
  • Nouveau-Brunswick :
    • Sécheresse anormale :
      • une petite zone le long de la frontière sud-est de Moncton à Saint John
    • Sécheresse modérée
      • une minuscule enclave collée contre la frontière de la Nouvelle-Écosse
  • Île-du-Prince-Édouard :
    • Sécheresse anormale :
      • une région englobant la totalité de l'île.
    • Sécheresse modérée :
      • une région englobant la totalité de l'île.
  • Nouvelle-Écosse :
    • Sécheresse anormale :
      • une vaste zone couvrant la plupart du côté ouest de la province, incluant Pictou Landing, Bible Hill, Halifax et Wedgeport.
    • Sécheresse modérée :
      • une zone couvrant une grande partie de la moitié ouest de la province, de la frontière du Nouveau-Brunswick à Chester, Liverpool et Wedgeport.
    • - Sécheresse grave :
      • une toute petite enclave au sud de New Minas; et
      • une petite zone dans la frange la plus méridionale de la province, incluant Wedgeport
  • Terre-Neuve-et-Labrador :
    • Sécheresse anormale :
      • une vaste zone enjambant la lisière sud de Terre-Neuve, du cap Ray à St. John's et Catalina;
      • une zone entourant le réservoir Smallwood au Labrador; et
      • une petite région dans les secteurs nord de la province, en bordure du Québec.

Le programme de surveillance de la sécheresse porte sur les conditions à grande échelle. La carte n'est peut-être pas exacte pour toutes les régions en raison de données manquantes ou erronées.

Aperçu de l'hiver

Au cours de la première moitié de la saison hivernale 2016-2017, l’ouest du Canada a connu un mélange de températures bien en dessous et bien au-dessus de la normale, tandis que le centre du Canada a connu des températures au-dessus de la normale. De façon générale, l’ouest du Canada, à l’exception du sud du Manitoba, a reçu des précipitations bien en dessous de la normale depuis le 1er novembre. En date du 31 décembre, le Manitoba avait reçu 150 % des chutes de neige normales en hiver, ce qui constitue la deuxième quantité en importance enregistrée pour le mois de décembre. L’est du Canada a reçu des précipitations près de la normale; toutefois, les régions ayant connu des conditions très sèches durant l’été ont reçu très peu de précipitations.

De faibles conditions associées à La Niña ont été observées le 31 décembre et un retour à des conditions neutres est prévu en février. Le niveau de confiance concernant les prévisions pour la période allant de janvier à mars est faible en raison de l’absence d’indicateurs clairs et de données divergentes entre les différents modèles. Une grande partie du pays devrait connaître une vague de chaleur prolongée en janvier. Le temps le plus chaud devrait être observé dans le centre du Canada où les températures devraient s’élever à 10 à 20 °C au-dessus de la normale. L’air arctique devrait revenir à la fin janvier, et des conditions plus fraîches que la normale sont attendues en février, notamment au Manitoba, en Ontario et au Québec. Les prévisions pour le mois de mars donnent à penser que les températures seront au-dessus de la normale sur une grande partie du pays, la probabilité la plus élevée étant dans l’est du Canada. Vers la fin de la saison hivernale, les régions agricoles devraient avoir reçu des précipitations supérieures à la normale. Selon les prévisions hivernales et les projections concernant le printemps, les risques d’humidité excessive dans l’est des Prairies et de conditions sèches en Ontario persisteront, et pourraient avoir des répercussions sur l’agriculture au début de la saison de croissance de 2017.

Tableau de Bord National des Risques liés aux conditions agroclimatiques de 2016

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Resumé des conditions agroclimatiques- 2016
Date Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Québec Atlantique
6 décembre 1
Humidité excessive, neige
4
Humidité excessive, neige
2
Humidité excessive
2
Humidité excessive
1 1 1
1er novembre 1 4
Humidité excessive, temps frais, neige
3
Humidité excessive, temps frais
2
Humidité excessive
2
Faible humidité du sol
1 2
4 octobre 1
Humidité excessive
3
Humidité excessive
3
Humidité excessive, gel
2
Humidité excessive
2
Faible humidité du sol
1
Faible humidité du sol
2
Sécheresse, temps sec
20 septembre 1
Humidité excessive
3
Humidité excessive, frais, gel
3
Humidité excessive, frais, gel
2
Humidité excessive
2
drought, Faible humidité du sol
2
Faible humidité du sol
3
Sécheresse, temps sec
7 septembre 1 3
Humidité excessive, temps frais
2
Humidité excessive
2
Humidité excessive
2
Faible humidité du sol
1
Faible humidité du sol
2
Temps sec
23 août 1
Temps sec, chaleur
2
Humidité excessive, temps humide
2
Humidité excessive, excessive, orages
2
Humidité excessive
2
Faible humidité du sol
2
Temps sec
1
Temps sec
9 août 1 2
Orages, grêle
2
Orages, Humidité excessive
2
Humidité excessive, vents
3
Sécheresse, chaleur
2
chaleur, Sécheresse
2
Sécheresse
26 juillet 1 1 2
Humidité excessive, excessive, orages
2
Humidité excessive, vents
2
Sécheresse
1
Maladie
1
12 juillet 1
Temps sec
1
Humidité excessive
2
Humidité excessive, inondations
2
Humidité excessive
2
Sécheresse
1
Faible humidité du sol
1
28 juin 2
Inondations, temps sec
1 1 2
Humidité excessive
2
Temps sec, Faible humidité du sol
1
Faible humidité du sol
1
14 juin 1
Temps sec, faible couvert neigeux
2
Faible humidité du sol
1 2
Humidité excessive
1 1 1
31 mai 1
Temps sec
2
Faible humidité du sol
1 1 1
Temps sec
2
Temps sec
1
17 mai 1
Temps sec
4
Inondations, vents, incendies de forêt
2
Temps sec, incendies de forêt
1 1 1 1
3 mai 1
Temps sec
4
Inondations, vents, incendies de forêt
2
Temps sec, incendies de forêt
1 1 1 1
Les codes de couleurs vert (1)/jaune (2)/orange (3)/rouge (4) représentent une suite de conditions qui évoluent d'« aucun risque important » à « risque important ou cas urgent ».

Tout au long de la saison de croissance, AAC surveille de façon régulière une série de risques liés aux conditions agroclimatiques pour la production agricole et prépare des rapports à cet égard. Le présent tableau de bord est un résumé de haut niveau des risques en fonction des régions à l'échelle du pays, par période de rapport. Les couleurs représentent le niveau de risque global et les mots-clés mettent en lumière les risques les plus importants.


Formats de rechange

Aide sur les formats de rechange

Rapport annuel des conditions agroclimatiques au Canada – 2016 (Version PDF, 1.24 Mo)

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