Science citoyenne : Collecte de données agroclimatiques

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La science citoyenne, appelée également science documentée par le public, consiste en des activités de recherche menées par des scientifiques amateurs. De la même façon que vous pouvez aider au démarrage de petites entreprises en faisant appel au financement participatif, vous pouvez aider la recherche scientifique en fournissant des renseignements provenant de votre région.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) produit toutes sortes de cartes et de renseignements sur les conditions, les phénomènes et les impacts de l'agroclimat (la relation entre le climat et l'agriculture), mais il ne peut se fier à une seule source. Les renseignements fournis par les stations météorologiques, les satellites et les personnes sur le terrain aident tous à brosser le tableau de la situation.

Il est facile de voir pourquoi : Les stations météorologiques traditionnelles (environ 2 000 au Canada) excellent à recueillir des renseignements sur les précipitations et les températures à un endroit précis; toutefois, dans certaines régions, elles sont éloignées les unes des autres au point où une tempête pourrait facilement passer entre elles sans être détectée. Les observateurs volontaires entre les stations peuvent aider à combler les lacunes en recueillant des renseignements utiles qui amélioreront la qualité des rapports sur les conditions météorologiques.

« La géographie et le type de sol peuvent varier grandement sur une courte distance. Les conséquences d'un pouce de pluie peuvent être très différentes d'une région voisine à l'autre selon le type de sol, la végétation, la topographie et le drainage. Une station météorologique peut vous indiquer la quantité de pluie tombée, mais ne peut vous dire quelles en sont les conséquences. Par contre, une personne sur le terrain le peut. »

- Patrick Cherneski, gestionnaire, Service national d'information sur l'agroclimat, Agriculture et Agroalimentaire

En outre, les humains accomplissent certaines tâches mieux que les machines. Par exemple, il est particulièrement difficile de mesurer les chutes de neige au moyen de stations météorologiques et climatiques automatisées, car la neige peut varier en densité et ne tombe pas uniformément dans les dispositifs de mesure. Les observateurs volontaires qui prennent des mesures quotidiennes améliorent la portée et la qualité des rapports.

AAC contribue à deux importantes collections de données agroclimatiques issues de la science citoyenne, soit le réseau Community Collaborative Rain, Hail and Snow (CoCoRaHS) et les Rapports sur les impacts agroclimatiques.

Le réseau CoCoRaHS est entré en activité aux États-Unis en 1998 et au Canada en 2011. À l'aide d'outils de mesure à faible coût, d'activités de formation et d'un site Web interactif, il fournit des données de grande qualité pour des applications liées aux ressources naturelles, à l'éducation et à la recherche. Les volontaires doivent avoir à leur disposition un pluviomètre de quatre pouces de diamètre et une règle à neige pour prendre des mesures quotidiennes de la pluie, de la grêle ou de la neige et les diffuser ensuite en ligne.

AAC incorpore les données de mesure recueillies par le réseau dans la production de cartes agroclimatiques quotidiennes. Des centaines de cartes indiquant les températures, les précipitations et d'autres paramètres sont affichées à l'intention de tous les intéressés sur le site Guetter la sécheresse. Les rapports des observateurs du réseau CoCoRaHS dans les régions rurales où il y a peu de stations climatiques et les zones situées entre les stations climatiques sont particulièrement utiles, tout comme les mesures de la neige.

Les rapports sur les impacts agroclimatiques (RIA), une activité qu'AAC a entreprise en 2013, représentent une autre application de données recueillies par les citoyens. Cet outil géospatial en ligne facile à utiliser permet aux volontaires de présenter des rapports sur les impacts des conditions et des phénomènes météorologiques et climatiques dans leur région. Au lieu de fournir des mesures purement numériques, les observateurs volontaires qualifient les impacts des conditions météorologiques et fournissent ainsi des renseignements importants pour la prise de décisions. Pour recueillir ce type de données, on se sert d'une technologie géospatiale en ligne qui permet aux observateurs de signaler les impacts en faisant des choix sur des échelles normalisées. Par exemple, selon vous, quel est le degré de probabilité de pénuries d'aliments du bétail au cours de l'hiver? Élevé, moyen, faible ou nul? Les observateurs peuvent également ajouter des détails.

« À certains égards, il est plus important de connaître les impacts des conditions ou des phénomènes que les données absolues comme la quantité de pluie tombée. Il n'y a pas de meilleure source d'information sur les impacts que les personnes vivant dans les régions touchées. »

- Trevor Hadwen, spécialiste de l'agroclimat, Service national d'information sur l'agroclimat, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Plus le nombre d'observateurs est élevé, plus les données sont fiables. L'application RIA est utilisée surtout dans les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), où il y a quelque 300 observateurs actifs. On déploie actuellement des efforts pour mettre sur pied un réseau de volontaires RIA en Ontario, dans la région de l'Atlantique, en Colombie-Britannique et au Québec.

Le but ultime des deux programmes est de fournir des renseignements pour la prise de décisions. Plus les utilisateurs auront d'information à leur disposition, meilleures seront leurs décisions. Par exemple, les RIA permettent aux responsables des politiques et des programmes d'AAC de comprendre plus rapidement les nouveaux risques et de mieux cibler les programmes. Les producteurs peuvent également les utiliser pour mieux comprendre les impacts régionaux des conditions météorologiques et orienter leurs plans de commercialisation. L'objectif reste cependant le même, soit améliorer la prise de décisions.

Faits importants

  • La science citoyenne aide les cartographes à produire des données agroclimatiques de meilleure qualité. Les observateurs volontaires aident à combler les lacunes dans les données et à fournir des détails nuancés.
  • Les données agroclimatiques sont utilisées par un large éventail de décideurs, y compris les producteurs, les agroentreprises, les météorologues, les gouvernements, les universités et les médias.
  • Des données agroclimatiques de meilleure qualité signifient une meilleure prise de décisions.

Galerie de photos

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Gen Lindsay, une ex-employée étudiante d'AAC, recrute de nouveaux citoyens scientifiques volontaires à l'exposition commerciale Ag in Motion près de Langham, en Saskatchewan
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AAC crée de nombreuses cartes au moyen de données sur les impacts agroclimatiques, comme la présente carte qui indique la production d'aliments du bétail dans l'Ouest canadien au cours de l'été 2016.
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Julian Turner, un employé du réseau CoCoRaHS, utilise une règle spéciale pour mesurer l'épaisseur de neige. Photo gracieusement fournie par le réseau CoCoRaHS.

Les deux programmes ont besoin de plus de volontaires. Si vous souhaitez apporter une contribution importante dans le cadre de la science citoyenne, consultez les sites Web ci-après pour en savoir plus long.

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