Copeaux de bois ou paille d’orge pour la litière de bétail : des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada présentent les conclusions d’une étude réalisée pendant treize ans

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Demandez-le à certains exploitants de parcs d’engraissement des Prairies et ils vous diront que l’utilisation de la litière en hiver pour le bétail procure plusieurs avantages, et ce, tant pour le bétail que pour le portefeuille.

La paille d’orge a été le choix préféré traditionnel pour la litière. Cependant, depuis les années 90, les copeaux de bois ont gagné en popularité et donnent aux exploitants de parcs d’engraissement une autre option durant les années de sécheresse où l’approvisionnement en paille d’orge peut être plus limité.

Jim Miller, Ph.D., et ses collègues du Centre de recherches de Lethbridge d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), qui ont observé cette utilisation accrue de la litière de copeaux de bois et savent que le fumier et la litière des enclos de bétail sont enlevés périodiquement et répandus sur les terres environnantes, étaient intéressés à en apprendre davantage sur les effets potentiels à long terme sur la qualité des cultures agricoles, du sol, de l’air et de l’eau que peut avoir la litière de copeaux de bois qui est répandue sur les terres.

« On connaissait peu de choses sur la façon dont le type de matériau de la litière (paille d’orge ou copeaux de bois) dans le fumier répandu pouvait influer sur le mouvement descendant des éléments nutritifs. »

– M. Miller, Ph.D., chercheur, AAC, Lethbridge (Alberta)

Par conséquent, deux projets de recherche s’échelonnant sur treize ans ont été entrepris pour déterminer si de la litière de copeaux de bois incorporée au fumier répandu pouvait influer sur la perte d’éléments nutritifs.

« Les éléments nutritifs dans le fumier peuvent descendre sous la zone racinaire, ce qui accroît le risque de contamination de l’eau souterraine et de la surface. De plus, des niveaux élevés d’azote sous forme de nitrates peuvent entraîner des problèmes de santé pour les humains et le bétail, tandis que des niveaux élevés de phosphore peuvent mener à l’eutrophisation des lacs et rivières », a expliqué M. Miller, Ph.D. (L’eutrophisation est un processus durant lequel les plans d’eau reçoivent un surplus d’éléments nutritifs qui stimule une croissance excédentaire des végétaux, ce qui entraîne habituellement l’épuisement des quantités d’oxygène dissous).

L’étude a révélé que les sols fertilisés avec du fumier comprenant des copeaux de bois sont moins propices au lessivage descendant du nitrate, du carbone organique et d’autres produits chimiques. Par conséquent, l’utilisation de copeaux de bois au lieu de la paille d’orge comme matériau de litière pour l’hiver peut offrir des avantages écologiques aux éleveurs. M. Miller, Ph.D, et ses collègues d’AAC continueront de présenter leurs conclusions au fur et à mesure que de nouveaux résultats sont découverts.

Points saillants

  • Une étude réalisée pendant treize ans a révélé que les sols fertilisés avec du fumier comprenant des copeaux de bois sont moins propices au lessivage descendant du nitrate, du carbone organique et d’autres produits chimiques.
  • Des chercheurs d’AAC en apprennent davantage sur les effets potentiels à long terme sur la qualité des cultures agricoles, du sol, de l’air et de l’eau que peut avoir la litière de copeaux de bois qui est répandue sur les terres.
  • Les copeaux de bois peuvent offrir des avantages écologiques comme matériau de litière pour l’hiver, et d’autres travaux de recherche font aussi ressortir de possibles avantages économiques, par exemple des bovins plus propres dans les enclos des parcs d’engraissement.

Galerie de photos

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Épandage de fumier dans un parc d’engraissement
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Appareil de lessivage de sol dans le laboratoire

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