Activité des sols en hiver : Les sols ne dorment pas sous leur couverture de neige

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Les recherches menées par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont démontré que l'activité biologique des sols se poursuit durant l'hiver, à des températures bien en dessous du point de congélation. Ces résultats de recherche serviront à la conception de meilleures pratiques de gestion à la ferme qui permettront une utilisation plus efficace des nutriments et réduiront les pertes de nutriments.

« Les gens croient que les sols sont inactifs pendant l’hiver, mais c’est faux », affirme Claudia Goyer, qui dirige les recherches d’AAC avec Martin Chantigny.

Leurs recherches, qui portaient principalement sur l’« activité biologique » dans les sols agricoles pendant la période hivernale, ont démontré que jusqu’à 70 % des émissions de gaz annuelles provenant de la décomposition naturelle des matières végétales, des engrais, du fumier et des microorganismes se produisent en hiver. La quantité de gaz rejetée dépend de la température du sol, qui elle varie en fonction de la quantité de neige qui recouvre le sol. L’activité des sols en hiver a également des répercussions sur les niveaux de phosphore et de carbone présents dans les sols et stimulant la croissance printanière.

« Les gens croient que les sols sont inactifs pendant l’hiver, mais c’est faux »

- Claudia Goyer, bactériologiste moléculaire, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Les recherches ont été coordonnées dans des dizaines de centres de recherche d'AAC situés à Agassiz (Colombie-Britannique), Lethbridge (Alberta), Brandon (Manitoba), Ottawa (Ontario), Québec/Normandin (Québec) et Fredericton (Nouveau-Brunswick), et effectuées dans le cadre de divers partenariats de recherche avec les universités suivantes : l'Université de Dalhousie, l'Université de Moncton, l'Université Laval et l'Université du Manitoba.

Grâce au nouveau financement offert au titre de Cultivons l'avenir 2, les chercheurs continuent d'examiner diverses pratiques agricoles pouvant contribuer à réduire les pertes de nutriments pendant la période hivernale. Un épandage d'engrais plus hâtif ou plus tardif en automne est-il préférable? Existe-t-il des additifs pouvant ralentir les pertes d’azote et de phosphore découlant de l’épandage d’engrais et de fumier à l’automne? Les recherches se poursuivent afin d’offrir aux producteurs agricoles des modèles d’exploitation de leurs terres qui sont économiquement et écologiquement viables et durables.

AAC se joint à d’autres organismes de partout dans le monde pour célébrer l’Année internationale des sols 2015 et sensibiliser le public à l’importance des rôles que jouent les sols dans notre vie quotidienne. Nous faisons notre part en pilotant des projets de recherche et développement novateurs visant à améliorer la durabilité économique et environnementale de l'agriculture au Canada.

Principales découvertes

  • Jusqu’à 70 % des rejets de gaz annuels provenant de la décomposition naturelle des matières végétales, des engrais, du fumier et des microorganismes se produisent durant l’hiver; le montant réel qui est rejeté dépend de la profondeur de la neige.
  • L’activité des sols en hiver a des répercussions sur les niveaux de phosphore et de carbone présents dans les sols et stimulant la croissance printanière.
  • De nouvelles recherches sur les sols effectuées grâce à Cultivons l’avenir 2 pourraient changer les pratiques de fertilisation automnales.

Galerie de photos

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L’hiver en Saskatchewan
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Martin Chantigny, Ph. D., mesurant les émissions de gaz au sol grâce à une technologie novatrice développée au Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures (Québec).
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Claudia Goyer, Ph. D., effectuant des analyses de la neige/des sols, hiver 2014.

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