Mettre les résultats des recherches d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à la disposition des agriculteurs

Grâce aux recherches d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), les agriculteurs ont de nouveaux « outils » à leur disposition pour augmenter leurs rendements et réduire leurs coûts. Keith Reid, un spécialiste des sols et agronome à l’emploi du bureau régional d’AAC à Guelph, a travaillé sur deux projets qui permettent à des producteurs de profiter d’importants résultats de recherches.

« Nous transférerons les résultats des recherches d’AAC au secteur, affirme M. Reid. Nous cherchons essentiellement le « point idéal » où les agriculteurs peuvent optimiser leur production agricole tout en réduisant le plus possible leurs coûts et les répercussions sur l’environnement. Par conséquent, il s’agit de déterminer non seulement la quantité d’éléments nutritifs à utiliser, mais aussi où, quand et comment les utiliser. »

Projet P

Un des projets de M. Reid porte sur le phosphore, et vise en particulier à élaborer pour l’Ontario un outil d’évaluation de la perte de phosphore qui puisse déterminer dans quelles parties des champs le risque de perte de phosphore est le plus élevé. Par exemple, les zones où une source abondante de phosphore est conjuguée à un fort potentiel de ruissellement (par exemple ravine qui mène à un ruisseau) peuvent être à risque. Les anciens outils de prévision étaient incomplets parce qu’ils ne tenaient pas compte des problèmes comme les drains en tuyaux, qui relient de grandes zones directement à l’eau de surface, ou l’effet des saisons sur le risque de pertes de phosphore. Les transformations et les pertes d’azote et de phosphore en hiver ont été étudiées à fond par deux autres chercheurs d’AAC, Isabelle Royer (Ph.D.) et Martin Chantigny (Ph.D.) (Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures au Québec).

En collaboration entre des chercheurs d’AAC à Harrow, Guelph et Kentville ainsi que des spécialistes du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario et du ministère de l’Environnement du Québec, l’équipe peut prévoir plus exactement les processus à l’origine des pertes de phosphore dans l’Est du Canada. L’équipe continuera de recueillir des données et de valider les résultats de l’outil afin qu’ils puissent appuyer davantage la production agricole pour les agriculteurs.

Projet N

L’autre projet de M. Reid a trait à l’azote. L’application du taux approprié d’engrais azoté est essentielle pour assurer la productivité des cultures tout en atténuant les répercussions sur l’environnement.

M. Reid a dirigé ce projet avec Nicolas Tremblay, Ph.D. (Centre de recherche et de développement d’AAC à Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec). Les deux chercheurs ont mis au point un outil logiciel nommé SCAN (Soil Crop Atmosphere Nitrogen) qui intègre diverses sources de données (conditions météorologiques, type de sol, etc.) pour aider les agriculteurs et les experts-conseils en productions végétales à choisir le bon taux d’application d’azote pour les cultures de maïs. Le blé, les pommes de terre et le canola pourraient aussi être visés plus tard. Le logiciel SCAN a été largement employé au Québec, tandis que des experts-conseils en productions végétales et des agronomes le mettent actuellement à l’essai à l’échelle de l’Ontario.

« Le maintien de notre santé et de notre prospérité dépend d’une saine gestion de nos sols, mais il n’existe pas de solution unique en raison de la diversité des sols au Canada, souligne M. Reid. Notre défi consiste à trouver des façons d’aider les agriculteurs à adapter leur mode de gestion à leur situation particulière. »

champs au printemps

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