L’heure est aux biopesticides

Au cours des prochaines semaines, on verra poindre des capucines, des cléomes dentés, des lupins des jardins et du sorgho du Soudan dans le cadre d'un nouveau projet sur les biopesticides mené par Chris Kirby, Ph.D., scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Son équipe de cinq scientifiques d'AAC en poste à l'Île-du-Prince-Édouard, Saskatoon et Guelph travaille en étroite collaboration avec l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard dans ce projet.

Des lupins, le sarrasin et une capucine

« Ces plantes produisent naturellement des substances chimiques pour se protéger des champignons, des bactéries et des organismes nuisibles qui vivent dans le sol et à la surface de la terre », mentionne M. Kirby.

L'objectif consiste donc à identifier les défenses naturelles de ces plantes, à en extraire les substances chimiques actives et à les utiliser comme biopesticides pour protéger les récoltes de pommes de terre et de canola contre les maladies fongiques.

« Ces plantes pourraient ensuite être utilisées dans la rotation des cultures ou cultivées pour en extraire les substances chimiques actives.

On trouve dans le sol des micro-organismes qui peuvent lutter contre d'autres micro-organismes plus efficacement que tout produit chimique fabriqué, car ils ont eu des millions d'années pour mettre au point des mécanismes de défense très efficaces », ajoute M. Kirby.

Le projet porte sur des plantes, des micro-organismes qui se trouvent naturellement dans le sol et des micro-organismes qui sont utilisés dans l'industrie alimentaire (dans la fabrication du fromage et du yoghourt par exemple), et il vise à déterminer s'ils pourraient être efficaces pour lutter contre les maladies fongiques.

Dans le cadre de ce projet de recherche exploratoire d'une durée de trois ans, on utilisera des techniques issues de la chimie des produits naturels [par exemple, fractionnement bioguidé, chromatographie liquide ultra haute pression (UPLC)/spectrométrie de masse (MS) et résonnance magnétique nucléaire (RMN)], afin de découvrir des substances qui pourraient être utiles pour lutter contre des maladies fongiques problématiques. La liste des pathogènes ciblés comprend les suivants : Fusarium sambucinum, Fusarium coeruleum, Helminthosporium solani, Phytophthora erythroseptica, Sclerotinia sclerotiorum, Rhizoctonia solani, Alternaria alternata et Phoma lingam.

M. Kirby espère découvrir quelques candidats potentiels qui pourraient entrer dans la fabrication de biopesticides commerciaux.

« Nous espérons procéder aux essais en serre au cours de la troisième année pour évaluer leur efficacité », ajoute-t-il.

« Nous voulons découvrir des produits naturels, tester leur efficacité et transmettre l'information à l'industrie pour qu'elle conçoive des produits commerciaux qui pourront être utilisés par les fermiers. »

Selon M. Kirby, l'heure est aux biopesticides, car ils pourraient rendre notre agriculture plus durable, tant économiquement qu'écologiquement.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Relations avec les médias
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Ottawa (Ontario)
613-773-7972
1-866-345-7972
aafc.mediarelations-relationsmedias.aac@canada.ca

Renseignements connexes

Date de modification :