Les cultures fourragères de l’avenir

Quelles sont les combinaisons optimales d’espèces indigènes et d’espèces introduites pour améliorer la production fourragère des Prairies canadiennes? Des chercheurs du Centre de recherches sur l’agriculture des Prairies semi-arides (CRAPSA) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) se penchent actuellement sur cette question.

L’équipe de scientifiques dirigée par Mike Schellenberg, Ph.D., spécialiste de l’écologie des plantes de parcours et des plantes fourragères, cherche des façons d’utiliser certaines plantes fourragères vivaces qui sont reconnues pour leur résistance aux conditions climatiques extrêmes des Prairies.

L’objectif

Une des priorités de la Grappe scientifique sur le boeuf est d’aider les éleveurs de bovins à produire plus de boeuf avec moins de ressources, notamment en réduisant leurs coûts de production et en augmentant l’indice de conversion alimentaire. Dans le but d’accroître la productivité des cultures fourragères et des pâturages de 33 %, l’équipe de M. Schellenberg cherchera à augmenter les rendements et la valeur nutritive des plantes fourragères vivaces au moyen de la sélection, ainsi qu’à améliorer les techniques de gestion des pâturages, des cultures fourragères et du broutage. Le projet de l’équipe s’inspire de travaux de sélection antérieurs et consiste à évaluer un certain nombre de combinaisons d’espèces indigènes et cultivées pour trouver celles qui offrent un meilleur rendement semencier et une plus grande valeur fourragère.

L’équipe de M. Schellenberg évaluera un certain nombre d’espèces mises au point dans le cadre du programme de sélection d’AAC, notamment le brome penché, l’agropyre à épi, l’agropyre de l’Ouest, le grand boutelou, le schizachyrium à balais, la dalée violette et la dalée blanche. Plusieurs espèces qui n’ont jamais été examinées auparavant, y compris l’astragale ascendant, l’astragale tortueux et l’astragale d’Amérique, feront également partie de l’étude. Outre les espèces indigènes, des espèces introduites comme le brome et la luzerne hybrides seront sélectionnées pour leurs caractéristiques supérieures de tolérance à la sécheresse et de production.

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Le grand boutelou est cultivé en serre au CRAPSA et ensuite évalué en fonction de sa capacité de résistance à diverses conditions environnementales.

Les avantages des espèces indigènes

Bon nombre des espèces étudiées dans le cadre de ce projet suscitaient un intérêt comme espèces de récupération et ne sont examinées maintenant que pour leur qualité fourragère.

Cela est logique étant donné que les espèces de graminées indigènes sont naturellement plus résistantes aux changements dans leur environnement. Elles sont déjà adaptées à l’environnement et leurs peuplements ont une grande variabilité génétique. Cette variabilité supérieure permet à certains plants de survivre même dans des conditions extrêmes comme une période de sécheresse prolongée. Les espèces indigènes peuvent être aussi bonnes sinon meilleures que les espèces introduites en ce qui a trait à la production de biomasse et à la valeur nutritive. L’intégration de ces espèces dans des systèmes modernes de broutage et de production fourragère pourrait stabiliser davantage la production fourragère et la gestion des pâturages.

Les plantes fourragères vivaces susmentionnées et quelques autres espèces issues des essais en serre seront ensuite combinées en divers groupes et évaluées à plusieurs endroits dans la région des Prairies.

En outre, les chercheurs détermineront les avantages nutritionnels de la dalée violette pour l’optimisation de la santé des troupeaux. Cette partie de l’étude sera fondée sur les essais de broutage que le CRAPSA mène actuellement avec des bouvillons d’un an.

Les résultats de l’étude serviront à recommander de meilleurs mélanges de plantes fourragères pour accroître la diversité génétique et la résilience de l’écopaysage.

La Grappe scientifique sur le boeuf (en anglais seulement) est un partenariat entre AAC et le Conseil de recherche sur les bovins de boucherie (CRBB). Son mandat est de s’assurer que les fonds pour la recherche appliquée sur le boeuf sont affectés aux priorités et aux activités de recherche les plus susceptibles de favoriser la compétitivité de l’industrie canadienne des bovins de boucherie.

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