La protéine de pois jaunes

Deux chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada ont développé la connaissance et le savoir-faire pour extraire des pois des protéines de très haute qualité. Jetez un coup d’œil à notre vidéo pour en apprendre davantage.

Transcription de la vidéo

[Une musique électronique à percussion commence.]

[Le logo d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, une feuille d'érable rouge et le titre « La protéine de pois jaunes » s'affichent sur l'image d'un champ doré.]

[Texte à l'écran : La protéine de pois jaunes]

Narratrice : Les légumineuses sont une source essentielle de protéines et d'acides aminés d'origine végétale. Elles sont au cœur de l'alimentation de nombreuses populations.  Le Canada est le plus grand producteur et le plus grand exportateur de pois secs dans le monde.  C'est en Saskatchewan qu'on en produit le plus.  Deux chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada ont développé la connaissance et le savoir-faire pour extraire des protéines de très haute qualité à partir de pois.

[Gros plan sur des pois jaunes et des haricots secs. Diverses légumineuses colorées sont placées de manière à former une fleur qui tourne sur elle-même. Gros plan sur un bol de soupe aux pois. Vignes emmêlées, chargées de cosses de pois. Image d'un champ doré sous un ciel bleu. Deux chercheurs revêtus de leur sarrau blanc sourient avec fierté. Des pois secs se déversent dans un bol en acier inoxydable.]

Dans son laboratoire, le chercheur Martin Mondor d'Agriculture et Agroalimentaire Canada prend la parole: Présentement, l'industrie du procédé qui est appliquée c'est l'ajout d'acides pour précipiter les protéines.  Ça, ça endommage les protéines, ce qui fait que c'est vraiment impossible de les incorporer dans des matrices alimentaires.  Tandis qu'avec le procédé d'ultrafiltration, ben on… on minimise la dénaturation des protéines, ce qui fait qu'on a une solubilité qui est vraiment très élevée. 

[On voit des tubes qui entrent dans de grosses cuves et qui en sortent. À côté d'une de ces grosses cuves, une chercheuse vêtue d'un sarrau blanc et d'un bonnet transparent tient un instrument d'essai à l'aide duquel elle contrôle l'activité dans la cuve.]

[Un liquide aqueux de couleur claire s'écoule de deux robinets.]

Toujours dans son laboratoire, Martin Mondor continue de parler : Pis on utilise beaucoup moins de produits chimiques, qui donnent un aussi bon résultat là.

[On voit les mains d'un chercheur qui verse de la farine dans l'ouverture d'une machine.]

Toujours dans son laboratoire, Martin Mondor continue de parler : La première étape ça consiste à produire une farine.  L'extraction c'est simple, c'est qu'on suspend la farine dans une quantité d'eau. Habituellement, le ratio c'est un pour dix.

[Un chercheur verse un petit verre d'eau dans un entonnoir de verre.]

Toujours dans son laboratoire, Martin Mondor continue de parler : Ce qui se passe c'est que les protéines transfèrent de la farine dans la phase d'alcool ou dans l'eau.  Après on enlève le résidu pis on peut concentrer la solution qui contient les protéines avec l'ultrafiltration.  Pis après, en le séchant, ben on va avoir un produit qui a une pureté de 90 pour cent et plus en protéines.

[Une tasse débordant de farine est mise à ras au moyen d'un couteau.]

Dans son laboratoire, le chercheur Sébastien Villeneuve (Ph. D.) d'Agriculture et Agroalimentaire Canada prend la parole : On veut qu'il soit durable jusqu'à sa consommation.  Une fois rentré dans le système digestif, on veut qu'il soit déstructuré pour aller assimiler les composés nutritifs essentiels.  Donc on construit un aliment dans le but de le déconstruire, le désintégrer dans le système digestif.

[Une machine pétrit de la pâte blanche dans un petit contenant métallique. De l'eau est ajoutée au moyen d'un tube. Des mains étirent un petit morceau de pâte.]

Sébastien Villeneuve (Ph. D.) continue de parler : Moi je travaille beaucoup avec le pain et les pâtes alimentaires et la structure protéique est très très importante.  Et si on est capable d'intégrer un ingrédient, il va s'intégrer dans la structure.  Quand on le compare avec d'autres isolats qui sont disponibles commercialement, c'est comme si on mettait du sable dans la structure.  Donc y a rien qui tient. Donc c'est là qu'on voit des grosses différences.

[Une miche de pain embrochée à la verticale tourne sur elle-même, et un écran d'ordinateur à gauche montre une interprétation graphique des données.]

Le chercheur Martin Mondor reprend la parole : Ça coûte beaucoup moins cher produire que les protéines animales.

[Miches de pain placées sur une étagère d'une boulangerie]

Martin Mondor continue de parler : Ce qui est intéressant aussi c'est que c'est sans gluten.  On a un produit, un isolat de protéine qui est vraiment supérieur à ce qu'on retrouve sur le marché présentement.

Narratrice: L'intérêt des consommateurs et de l'industrie pour les protéines végétales est en croissance constante.  Ce qui est de bon augure puisque la croissance de la population mondiale est inévitable.

[Prise de vue en accéléré de pâte à pain qui lève]

Sébastien Villeneuve (Ph. D.) reprend la parole : Il ne suffit pas juste de l'ajouter à un aliment pour rendre l'aliment satisfaisant.  Il y a vraiment un gros travail de recherche et de développement. Définitivement, l'avenir des protéines végétales est très grand.

[Des pois secs sont versés d'un gros bécher à un autre sur le comptoir d'un laboratoire.]

[Texte à l'écran : Moderne. Innovatrice. En croissance.
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[Images du pétrissage de la pâte, du bol de soupe aux pois, des deux chercheurs, de l'eau coulant du robinet et de la pâte à pain qui lève]

[Mot-symbole « Canada » sur fond blanc]

[Texte à l'écran : © Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2016)]

[La musique électronique à percussion arrête de jouer.]

[L’écran devient noir]

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