Des repas congelés pour bovins : le pâturage en andain permet d’économiser temps et argent

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Vern Baron (Ph.D.), du Centre de recherche et de développement de Lacombe d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, passe beaucoup de temps à penser à la nourriture, c’est à dire l’orge, le triticale et le maïs. Il étudie les coûts et les avantages d’un nouveau système de gestion de l’alimentation du bétail appelé pâturage en andain.

Le pâturage en andain, méthode permettant de prolonger la saison de pâturage des bovins de boucherie pendant tout l’hiver, revient à servir aux bovins des repas congelés. Les cultures fourragères comme l’orge, le triticale et le maïs sont semées au printemps et coupées à l’automne. Une fois fauchées, elles sont laissées au sol, et les bovins peuvent les manger pendant tout l’hiver, de novembre à mars.

« Le pâturage en andain revient en quelque sorte à servir aux bovins des repas congelés. Et ça ne dérange pas les bovins de les manger à l’extérieur. »

- Vern Baron, Ph.D., Chercheur scientifique, Centre de recherche et de développement de Lacombe, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Les bovins ont l’habitude de passer l’hiver à l’extérieur et n’ont pas de difficultés à creuser dans la neige pour atteindre les délicieux aliments congelés qui s’y trouvent. Les cultures répondent aux besoins nutritionnels des bovins et permettent aux agriculteurs d’économiser temps et argent.

Quels sont les avantages?

La méthode courante d’alimentation du bétail durant l’hiver suppose la mise en balles des cultures, l’ensilage, le transport des aliments et le nettoyage des enclos. Il s’agit d’un système exigeant en main d’œuvre et coûteux pour le producteur en termes de temps et d’argent.

Alors, pourquoi ne pas prolonger la saison de pâturage? Plus les bovins restent longtemps dans les champs, moins le producteur doit travailler et dépenser. Le pâturage en andain réduit les coûts en main d’œuvre, en combustible, en nourriture animale et en manutention du fumier pendant l’hiver, des coûts qui peuvent être considérables pour l’élevage de bovins de boucherie.

En prime, les bovins fertilisent le sol en broutant, répartissant ainsi dans le sol de l’azote plus que nécessaire pour la prochaine saison de croissance.

Recherche en cours

Vern Baron et d’autres scientifiques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada effectuent des recherches sur le coût, le rendement et la valeur nutritive de différentes variétés de végétaux afin de déterminer quels fourrages donneront les meilleurs résultats pour les producteurs bovins. Ils cherchent à mettre au point de nouvelles espèces de fourrages qui présentent les avantages suivants : période de croissance plus courte, teneur en protéines élevée, durabilité et rendements élevés. En améliorant le rendement des cultures, nous réduisons la superficie de terre utilisée d’environ 50 % par rapport aux méthodes courantes. Les producteurs peuvent alors utiliser la terre pour d’autres cultures commerciales ou pour des initiatives de conservation.

Pourquoi en faire tout un plat?

Entre 35 et 50 % des agriculteurs ont essayé le pâturage en andain, et un grand nombre d’entre eux ont adopté ce système novateur de gestion des aliments pour animaux. Sur le plan de l’incidence, Vern Baron compare le pâturage en andain à l’arrivée de la culture sans travail du sol, qui a révolutionné l’agriculture moderne et qui est utilisé par 70 % des producteurs. En outre, du point de vue économique, le pâturage en andain pourrait faire économiser des millions de dollars chaque année à l’industrie du bœuf. « Il s’agit donc d’une nouvelle méthode très efficace que les producteurs peuvent utiliser », résume Vern Baron.

Principaux avantages

  • Le pâturage en andain pendant l’hiver permet de réduire les coûts en main-d’œuvre, en combustible, en nourriture animale et en manutention du fumier, ce qui peut faire économiser des millions de dollars chaque année à l’industrie du bœuf.
  • Des chercheurs s’emploient à élaborer de nouvelles variétés de cultures fourragères qui fourniront aux producteurs agricoles des sources d’aliments riches en éléments nutritifs et produisant des rendements supérieurs en peu de temps.
  • En voici les retombées : une réduction de l’utilisation des terres par rapport aux méthodes courantes et le retour à la terre d’éléments nutritifs — en termes d’épandage de fumier — sans qu’il en coûte davantage en main-d’œuvre.

Galerie de photos

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Vern Baron, chercheur scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada, dans les champs au Centre de recherche et de développement de Lacombe (Alberta)
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Vern Baron, chercheur scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada, examinant des épis de maïs dans le laboratoire du Centre de recherche et de développement de Lacombe (Alberta)
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Bovins broutant dans des pâturages en andain, Centre de recherche et de développement de Lacombe (Alberta)

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