Boeuf d'embouche

À Nappan, en Nouvelle-Écosse, Yousef Papadopoulos, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada, s'emploie à développer de nouveaux mélanges de fourrage de graminées et de légumineuses pour obtenir les meilleurs résultats au chapitre de la qualité de la viande et la croissance. Les essais sur le bœuf se déroulent en ce moment. Renseignez-vous sur les premiers succès du projet.

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Transcription de la vidéo

[Musique d'ouverture – techno]

[Montage de trois images fixes de bovins Simmental et Charolais]

Texte à l'écran : Bœuf d'embouche : Un avantage pour les producteurs de bœuf de l'Atlantique

[Le texte laisse la place à des images vidéo de bovins dans un pâturage éloigné et entouré de collines verdoyantes. Coupure : Yousef Papadopoulos prenant des notes près de bovins dans un pâturage clôturé. Plan serré sur les bovins broutant de l'herbe.]

Narrateur : L'Est canadien a d'immenses étendues de terres agricoles qui sont idéales pour le pâturage. Afin de tirer le meilleur parti possible de la situation, Yousef Papadopoulos, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada, s'emploie à développer de nouveaux mélanges de graminées et de légumineuses qui peuvent transformer des pâturages ordinaires en prairies qui n'attendent qu'à accueillir des bovins de boucherie.

[Coupure : Yousef Papadopoulos parlant, avec des bovins en arrière-plan.]

[Texte à l'écran : Yousef Papadopoulos, chercheur, Agriculture et Agroalimentaire Canada]

M. Papadopoulos : Sur plus de la moitié de la superficie en acres au Canada, nous ne pouvons faire pousser que des graminées. C'est tout. Nous détenons donc un pouvoir énorme à l'égard de la productivité. En effet, nous aimerions utiliser ces ressources qui ne peuvent servir à aucun autre produit agricole et en tirer le meilleur parti possible.

[Des bovins dans un pâturage. Coupure : M. Papadopoulos parlant.]

Nous pouvons produire de bonnes cultures fourragères productives tout en assurant non seulement leur qualité, mais aussi leur quantité.

[Coupure : M. Papadopoulos prenant des notes, tout en observant trois bovins dans un pâturage clôturé.]

Narrateur : Les essais sur le bœuf se dérouleront sur une exploitation agricole de Nappan, en Nouvelle-Écosse, jusqu'en 2016. Le rendement et la qualité seront évalués afin de déterminer les meilleurs résultats au chapitre de la croissance.

[Coupure : M. Papadopoulos qui parle. Coupure : M. Papadopoulos inspectant des pousses de graminées. Plan serré sur les graminées.]

M. Papadopoulos : Nous avons repéré les quatre principaux mélanges et nous les avons combinés à deux différentes légumineuses. Nous avons ensuite divisé le pâturage qui se trouve derrière moi en fonction des différents mélanges, c'est-à-dire huit mélanges au total. Cette culture fourragère est équilibrée au chapitre des fibres, a des protéines de qualité et du sucre ayant un contenu énergétique élevé.

[Images de bovins qui broutent.]

Narrateur : John Duynisveld, biologiste-recherchiste à Agriculture et Agroalimentaire Canada est spécialiste de la nutrition animale et des pâturages, constate que le bœuf contient du bon gras et a un persillage de qualité.

[Image de John Duynisveld sur le terrain, inspectant des graminées dans un pâturage, parmi d'autres chercheurs. Coupure : Une vache broutant, puis plusieurs bovins dans un pâturage éloigné. Coupure : John Duynisveld qui parle.]

[Texte à l'écran : John Duynisveld, biologiste-recherchiste, Agriculture et Agroalimentaire Canada]

M. Duynisveld : Obtenir le bon degré de gras dorsal et de persillage est l'un de nos plus grands défis et nous avons constaté que certains mélanges semblent avoir de nets avantages à cet égard.

[Coupure : Des bovins broutant, puis retour à John Duynisveld, qui parle.]

Tous ces bovins auraient suffisamment de gras dorsal pour être désignés « A » au chapitre de la qualité et le persillage de la viande mériterait la désignation « A », « AA » et « AAA ».

[Plusieurs bovins dans un champ éloigné et un ciel bleu en arrière-plan.]

Narrateur : L'objectif est de fournir aux producteurs de bœuf de meilleures marges de profit. M. Papadopoulos sait que la recherche peut contribuer à accroître les ventes. En se servant de pâturages comme source d'alimentation pour les bovins de finition, les producteurs de bœuf ne dépendent plus autant des céréales dispendieuses à titre d'aliments complémentaires.

[Coupure : M. Papadopoulos qui parle à la caméra. Coupure : M. Papadopoulos s'adressant à un groupe de producteurs de bœuf dans un champ.]

M. Papadopoulos : Ces céréales sont très dispendieuses et leur achat réduit ultimement les profits des producteurs de bœuf, surtout dans l'Est canadien, mais aussi dans de nombreuses autres régions.

Ils examinent tous les résultats de recherche que nous produisons et nous avons des journées champêtres assez populaires, car nos producteurs veulent vraiment savoir. Ils regardent nos pâturages, ils nous disent que certains sont beaucoup mieux que les leurs et ils veulent savoir comment obtenir les mêmes résultats.

Narrateur : Selon M. Duynisfeld, le bœuf d'embouche acquiert une réputation en tant que bœuf de qualité.

[Coupure : John Duynisveld, parlant.]

M. Duynisveld :... et sur le marché de consommation, il y a une demande croissante à l'égard du bœuf d'embouche. Il y a un vif intérêt et il semblerait qu'en Nouvelle Écosse et dans les Maritimes nous sommes doués pour produire du bœuf d'embouche.

[Plan serré : Des bovins Simmental dans un pâturage clôturé.]

Narrateur : Selon M. Duynisveld, l'approche visant à produire des graminées pour les pâturages n'est pas pour tout le monde, mais elle a des avantages, soit des coûts plus faibles et de nouvelles possibilités de ventes.

[Coupure : M. John Duynisveld parlant.]

M. Duynisveld : Sur bien des plans, il est plus facile de nourrir les animaux dans une étable, car plusieurs conditions sont moins variables d'un jour à l'autre. Cependant, les coûts sont également beaucoup plus élevés. Quant à la finition au pâturage, il y a moins de coûts d'infrastructure, les producteurs peuvent décrocher des primes de marché et ceux qui le veulent peuvent saisir l'occasion et gérer leurs pâturages.

[Trois bovins regardant la caméra. Coupure : Plusieurs bovins qui broutent.]

Narrateur : Les producteurs de bœuf dans la région sont au courant de la recherche et s'intéressent aux résultats du projet.

[Coupure : John Tilley, parlant dans une étable.]

[Texte à l'écran : John Tilley, Nova Scotia Cattlemen's Association]

M. Tilley : Ils sont à l'avant-garde. Ils ont des types de graminées que nous utiliserons peut-être tous dans quelques années. Si nous devons améliorer nos pâturages, il ne sert à rien d'y mettre ce que nous semons d'habitude, car cela ne fonctionne pas bien. C'est bien d'avoir un endroit comme l'exploitation de Nappan, puisque nous avons besoin d'information...

[Coupure : Plusieurs bovins broutant de l'herbe, avec des collines et des forêts en arrière-plan.]

M. Tilley :... nous devrons éventuellement faire ces choix. C'est donc extrêmement important pour nous, dans les Maritimes. Nous devons trouver un moyen d'utiliser les cultures fourragères, les graminées, les trèfles et autres, parce que c'est ce qui pousse ici et c'est ce que nous pouvons cultiver. C'est l'avenir. Nous avons besoin de tout ce qui peut nous permettre d'aller de l'avant.

[Petite musique de fond]

[Fondu au noir]

Texte à l'écran : Canada. Tous droits réservés, Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2014.

[Fondu au noir]

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