Espace : La plus récente frontière en agriculture

Organiser une entrevue

Relations avec les médias
Agriculture et Agroalimentaire Canada
1-866-345-7972
aafc.mediarelations-relationsmedias.aac@canada.ca

Lorsque l’Agence spatiale canadienne (ASC) a lancé son premier satellite radar à synthèse d’ouverture (RSO), RADARSAT-1, en 1995, elle ne pensait pas à l’agriculture. Mais des scientifiques à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont vu dans les flux de données provenant des satellites en orbite autour de la Terre la possibilité d’étudier l’agriculture d’un nouveau point d’observation stellaire. Ils n’ont pas tardé à utiliser les flux de données provenant des satellites pour exécuter des modèles de cultures et évaluer la capacité des champs à se drainer.

En juin 2019, l’ASC a lancé sa troisième génération de satellites RSO, la Constellation RADARSAT. Le secteur agricole est maintenant l’un de ses principaux clients et utilisateurs finaux.

Utilisation de la technologie satellitaire pour l’agriculture

La Constellation RADARSAT est un ensemble de trois satellites RSO. Lorsqu’ils seront liés ensemble, ils orbiteront autour de la Terre, offrant une couverture plus fréquente et une imagerie plus avancée de nos ressources agricoles.

Andrew Davidson, gestionnaire de la Section des observations de la Terre à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), explique qu’il n’y a pas de meilleur moyen d’obtenir de l’information à l’échelle nationale sur l’état et les tendances de l’agriculture et de l’utilisation des ressources que depuis l’espace.

« Les satellites peuvent couvrir davantage de superficies, et ce, plus rapidement que les humains, les drones ou les aéronefs, et les données peuvent être utilisées pour mesurer, par exemple, la superficie d’un type de culture, la couverture végétale et la productivité ainsi que l’humidité de la couche superficielle du sol », précise-t-il.

Ces données sont corrélées avec les données recueillies par des aéronefs, des drones et des réseaux de collecte de données au sol pour produire des mesures très précises sur les cultures et les conditions, les satellites ayant la capacité de détecter rapidement des changements.

« Les satellites peuvent couvrir davantage de superficies, et ce, plus rapidement que les humains, les drones ou les aéronefs. Même si ce sont les satellites qui fournissent l’imagerie, ce sont les scientifiques au sol qui la transforme en quelque chose d’utile »

- Andrew Davidson, Section des observations de la Terre, Agriculture et Agroalimentaire Canada

M. Davidson souligne que les satellites fournissent le type de données rapides, fiables et scientifiquement validées qui est nécessaire pour aider les scientifiques, les agriculteurs, les groupes de producteurs et les décideurs à prendre des décisions fondées sur la science pour gérer leurs activités tout en protégeant nos ressources naturelles.

La section des observations de la Terre d’AAC est située au Centre de recherche et de développement d’Ottawa. Elle est petite, mais dynamique, et la quantité de données qu’elle traite est impressionnante.

« Les satellites fournissent l’imagerie, mais ce sont les scientifiques au sol qui la transforme en quelque chose d’utile », ajoute M. Davidson.

Avec d’autres chercheurs d’AAC, il a également géré des collaborations internationales et, ensemble, ils sont reconnus comme des spécialistes mondiaux en technologie optique ainsi qu’en technologie satellitaire RSO.

Qu’en retire l’agriculture canadienne?

Une grande partie de ce que l’équipe de M. Davidson produit est des ensembles de données, des cartes et des outils de prévision auxquels on peut avoir accès en ligne à partir de plusieurs portails Web d’AAC. Il existe également des outils et des applications qui font l’analyse de ces données, de sorte que les décideurs peuvent prendre des décisions éclairées en matière de gestion agricole.

L’Inventaire annuel des cultures, généré par des données spatiales, un produit de recherche d’AAC, permet de cartographier chaque année le type de culture de chaque champ au Canada et sert à dégager les tendances dans les pratiques de plantation des cultures. Il est également essentiel pour d’autres applications comme pour avertir les producteurs des problèmes qui les menacent comme les maladies des cultures. L’inventaire est aussi utilisé par les provinces, le secteur privé et le secteur universitaire pour déterminer de quelle manière les cultures agricoles touchent l’environnement autour, y compris la qualité de l’eau des lacs et les populations d’abeilles domestiques.

« Ces données offrent la possibilité d’améliorer le processus décisionnel dans le secteur agricole », dit M. Davidson. « Et cela ne s’arrête pas là. Notre capacité d’aider à répondre au besoin de s’informer du secteur ne devrait que s’améliorer à mesure que de nouvelles technologies de détection satellitaire seront mises en œuvre, mises en ligne et rendues disponibles ».

Dans l’ensemble, la recherche en observation de la Terre aide le secteur agricole canadien à prospérer, et le lancement des nouveaux satellites de la Constellation RADARSAT du Canada continue de profiter aux générations futures de Canadiens en protégeant les systèmes de production alimentaire et l’environnement.

Pour de plus amples renseignements sur la mission de la Constellation RADARSAT (MCR), veuillez consulter la page Web de l’Agence spatiale canadienne intitulée Qu’est-ce que la MCR?

Principales découvertes (principaux avantages)

Galerie de photos

Portrait du buste d’Andrew Davidson debout dans un champ.
Andrew Davidson, chef de la Section des observations de la Terre d’AAC.
Groupe de 13 personnes en sarraus bleus, souriant, debout, devant l’un des engins spatiaux de la mission de la Constellation RADARSAT dans un entrepôt.
Andrew Davidson et des collègues de la section des observations de la Terre devant un engin spatial de la mission de la Constellation RADARSAT.
À droite, sur la photo, Andrew Davidson et Catherine Champagne consultent une tablette électronique que ce premier tient dans ses mains, debout, dans un champ labouré, avec des arbres en arrière-plan.
Andrew Davidson et Catherine Champagne examinant des données sur le terrain.

Renseignements connexes

Date de modification :