Boîte à mâle – Le Programme canadien des ressources génétiques animales aide à préserver la diversité génétique un colis à la fois

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Pour la plupart des gens, l'utilisation de la poste pour préserver la diversité génétique peut sembler bizarre, mais il est vrai que la plupart des gens ne travaillent pas pour le Programme canadien des ressources génétiques animales à Saskatoon.

Carl Lessard (Ph. D.) et son équipe, qui partagent des locaux avec le Collège de médecine vétérinaire de l'Ouest à l'Université de la Saskatchewan, reçoivent les scrotums d'animaux récemment morts.

« Le Programme canadien des ressources génétiques animales (PCRGA) d'Agriculture et Agroalimentaire Canada a mis au point un procédé pour récupérer les spermatozoïdes se trouvant dans l'épididyme (l'organe reproducteur sur le bord supérieur du testicule) d'animaux morts ou castrés », explique Carl Lessard, chercheur principal du PCRGA. « Si le tissu gonadique est emballé correctement pour le transport, le sperme peut avoir une bonne motilité jusqu'à 48 heures après la castration ou la mort de l'animal, ce qui signifie que nous pouvons conserver ce matériel viable dans notre banque de gènes. »

Protéger la biodiversité

Le PCRGA a été créé pour préserver la biodiversité des animaux d'élevage du Canada. Au fil du temps, le secteur agricole s'est consolidé et s'est concentré sur la préservation des animaux les plus productifs, comme les chèvres qui produisent le plus de lait ou les bovins qui engraissent le plus rapidement. Toutefois, cela signifie que seules quelques races sont élevées à grande échelle et que les animaux reproducteurs sont choisis parce qu'ils possèdent les caractéristiques désirées, ce qui augmente le taux de consanguinité. Et si la diversité génétique se perdait?

Une perte de diversité génétique est une menace réelle à la production future, car, sans elle, les éleveurs disposent d'une moins grande variation naturelle. Par exemple, en voulant produire la chèvre laitière idéale, on perd souvent d'autres caractéristiques (animaux de tailles variées, capacité de se développer dans des conditions chaudes ou résistance aux maladies), des caractéristiques qui pourraient être très importantes pour les besoins futurs. C'est là que l'équipe de Carl Lessard et d'autres intervenants qui souhaitent préserver la biodiversité entrent en scène.

L'équipe travaille en étroite collaboration avec l'industrie, plus particulièrement les associations d'éleveurs de races rares et les passionnés de races patrimoniales, pour préserver du matériel génétique qui pourra être utilisé à l'avenir. Cependant, le processus de conservation du matériel génétique viable d'animaux ou d'oiseaux est ardu.

« Vous élevez des chèvres de race patrimoniale dans le Nord du Québec ou des bovins de race rare en Colombie-Britannique, et un de vos animaux meurt ou est castré. Si vous ne pouvez pas conserver le matériel génétique de l'animal vous-même, vous pouvez nous l'envoyer même si nous sommes situés à Saskatoon. Nous ne pouvons toutefois pas recevoir inopinément des colis ou des dons anonymes, nous vous demandons de communiquer d'abord avec nous. C'est avec plaisir que nous expliquons le processus d'expédition à toute personne intéressée. »

- Carl Lessard, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Colis envoyés et reçus

Crissandra Auckland et Pamela Hind, techniciennes faisant partie de l'équipe de Carl Lessard, reçoivent habituellement les colis spéciaux.

« Des producteurs nous téléphonent pour nous informer qu'un colis est en route afin que nous puissions traiter le matériel dès qu'il arrive », explique Mme Hind. « Nous ouvrons le colis, examinons le spécimen et nous assurons que le matériel n'est pas congelé et qu'aucun fluide biologique n'a coulé », ajoute-t-elle.

« Ensuite, on pèle la peau du scrotum pour voir les testicules et les épididymes », dit Mme Auckland. « Les spermatozoïdes matures dans les épididymes (réservoirs de sperme mature) peuvent être récupérés. Nous évaluons ensuite les mouvements des spermatozoïdes, puis nous congelons ceux-ci en suivant la procédure de cryopréservation établie pour l'espèce en question », explique-t-elle.

En 2016, le PCRGA a reçu des scrotums de taureaux Guernsey et Lynch Lineback, de béliers Shropshire et de boucs Nubian, d'un étalon Clydesdale et d'un porc Berkshire, qui ont donné environ 750 doses de sperme viable. Comme il s'agit d'un travail concerté, le PCRGA a renvoyé environ 300 doses aux producteurs pour utilisation future.

Si vous connaissez des producteurs ou des passionnés de races rares, encouragez-les à préserver la diversité génétique des espèces en se renseignant sur le Programme canadien des ressources génétiques animales.

Faits saillants

Galerie de photos

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Les moutons de Jacob sont une race rare dont le matériel génétique est préservé dans les installations du PCRGA.
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Pamela Hind, technicienne en recherche, ouvre un colis contenant du matériel génétique envoyé au PCRGA à Saskatoon.
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Plan rapproché d'un spermatozoïde de bovin

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