Biovigilance : une approche holistique pour l’agriculture (Vidéo)

Le Centre de recherche et de développement de Saint-Jean-sur-Richelieu travaille avec l’industrie horticole afin de développer des méthodes de lutte durable et efficace contre des nouvelles maladies et à des organismes envahisseurs. Renseignez-vous sur cette nouvelle façon d’approcher la recherche.

Transcription de la vidéo

[Fondu musical en ouverture : musique électronique rythmée.]

[Plan aérien d’un champ à l’aurore. Du texte apparaît à l’écran.]

Texte à l’écran : Biovigilance une approche holistique pour l’agriculture

Narratrice : Les cultures horticoles font face chaque année à des maladies et à des organismes envahisseurs qui affectent leur santé et leur productivité.

[Plan de plants de poivrons sur vigne.]

Ces organismes engendrent des pertes pour les producteurs agricoles…

[Plan d’un étalage de tomates dans une épicerie.]

… et ils ont un impact non négligeable sur le prix de notre panier d’épicerie.

[Plan d’un centre de recherche. Du texte apparaît à l’écran.]

Texte à l’écran : Centre de recherche et de développement de Saint-Jean-sur-Richelieu Agriculture et Agroalimentaire Canada

Le centre de recherche et de développement de Saint-Jean-sur-Richelieu travaille avec l’industrie horticole afin de développer des méthodes de lutte durable et efficace.

[Plan d’un travailleur poussant un chariot de plantes dans un couloir.]

Plusieurs équipes de recherche, comme celle d’Odile Carisse, sont en mode biovigilance.

[Plan d’Odile Carisse discutant avec un autre chercheur dans un laboratoire.]

Odile Carisse : La biovigilance, en fait, c’est une nouvelle façon d’approcher la recherche.

[Gros plan d’un microscope. Plan d’Odile Carisse qui parle devant la caméra. Du texte apparaît à l’écran.]

Texte à l’écran : Odile Carisse, Chercheure en phytopathologie

Plutôt que d’étudier tous les problèmes de protection séparément, on les regarde dans leur ensemble.

[Plan d’images en accéléré de semences qui poussent.]

Dans une approche de biovigilance, on va focuser sur la santé des sols…

Texte à l’écran : Santé des sols

… la santé de la plante…

Texte à l’écran : Santé de la plante

… des pratiques culturales qui vont favoriser un rendement et défavoriser les ravageurs.

Texte à l’écran : Pratiques culturales

[Plan d’Odile Carisse qui parle devant la caméra.]

On découvre, par exemple, quand on a une approche de biovigilance ou on travaille sur le système que certains herbicides, par exemple, vont favoriser des champignons de sol qui attaquent les plantes. On n’aurait pas pensé ça avant. Donc si les gens aimant l’herbologie travaillent sans parler aux gens phytopathologie, ben, on règle un problème pendant créer un autre.

[Plan d’une femme qui analyse des plants à l’extérieur.]

Puisque si on regarde l’ensemble, on va pouvoir prédire qu’un nouveau problème devrait arriver. Donc l’idée c’est d’aider les producteurs avant des approches qui sont durables.

[Retour au plan d’Odile Carisse.]

Les quatre piliers ou les quatre fondations d’une approche en biovigilance ce sont les changements climatiques…

[Plan d’une prise de vue en accéléré de temps orageux.]

Texte à l’écran : Changements climatiques

… nos pratiques agricoles…

[Plan d’un système d’irrigation dans un champ.]

Texte à l’écran : Pratiques agricoles

… des nouveaux ravageurs…

[Gros plan de vers dans la terre.]

Texte à l’écran : Nouveaux ravageurs

… et l’aspect social.

[Plan d’une famille magasinant dans une épicerie.]

Texte à l’écran : L’aspect social

Et l’aspect social influence beaucoup les systèmes agricoles.

[Retour au plan d’Odile Carisse.]

Le kale, par exemple, bon, c’est devenu une espèce de mode, tout le monde veut manger du kale.

[Gros plan de chou frisé.]

Donc ça implique que les acreages en production de kale ont augmenté.

[Retour au plan d’Odile Carisse.]

Alors ça, ça implique que des nouveaux ravageurs vont s’installer. Réfléchissons aux problèmes qui risquent d’émerger, et trouvons des solutions avant que ces problèmes-là ne causent des problèmes économiques dans notre industrie.

[Plan d’un travailleur prélevant des échantillons de végétaux dans un laboratoire.]

Narratrice : Certaines innovations scientifiques développées aux CRD de Saint-Jean-sur-Richelieu contribuent à simplifier la vie des producteurs maraîchers.

[Plan d’un homme marchant dans un champ.]

À titre d’exemple, en collaboration avec consortium PRISME, nous avons mis au point un capteur de spores, un outil de dépistage pour détecter la présence de champignons qui ravagent les cultures.

[Plan d’un tracteur tirant une remorque de végétaux dans un champ.]

Hervé Van Der Heyden : Dans le sud du Québec, nous ici, on est dans une région de production maraîchère intensive.

[Plan d’Hervé Van Der Heyden parlant devant la caméra. Du texte apparaît à l’écran.]

Texte à l’écran : Hervé Van Der Heyden, Phytopathologiste, Phytodata Inc.

On produit, par exemple, quelque 70 % de la laitue qui est produite à travers le Canada.

[Plan de mains récoltant des laitues.]

Nos principal compétiteurs c’est nos voisins américains.

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

C’est ça qui est la plus grande difficulté là, à mon avis, c’est de rester compétitive.

[Plan de carottes fraîchement récoltées sur une table.]

Donc, augmenter les rendements, diminuer les coûts de production, puis aussi avoir une qualité qui est irréprochable en fait.

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

Ce qui nous intéresse, en ce moment, c’est d’étudier la dispersion des maladies qui sont transmises soit par le vent…

[Plan de mains manipulant de la terre.]

… ou qui sont transmises aussi par les sols…

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

… et qu’on a travaillé à développer les approches de lutte intégrée…

[Plan d’un dispositif de capture de spores dans un champ.]

… à l’aide des capteurs de spores pour des maladies qui sont transmises par le vent dans les cultures comme la laitue, l’oignon, la pomme de terre.

[Plan d’un homme travaillant avec le capteur de spores.]

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

Ce que ça nous a permis de faire…

[Plan du capteur de spores.]

… les capteurs de spores depuis les dix dernières années-là…

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

… c’est vraiment de considérablement réduire l’utilisation des fongicides contre les maladies.

[Plan d’un homme dans un laboratoire qui place des échantillons dans un bécher.]

On a calculé qu’on avait économisé en moyenne 25 % de fongicides…

[Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

… par rapport à la période où est-ce qu’on n’utilisait pas les capteurs de spores.

[Plan d’un homme examinant des plants dans un champ.]

Odile Carisse : Les producteurs réagissent très bien au concept de biovigilance.

[Plan d’Odile Carisse qui parle devant la caméra.]

Ils sont parfaitement conscients que si on veut continuer à avoir une agriculture qui est rentable pour eux, on est obligés d’inclure la durabilité et on est obligé d’inclure les consommateurs aussi.

[Plan d’Odile Carisse inspectant un plant de fraises.]

L’interaction entre les producteurs et les chercheurs fait en sorte que je pense qu’on va être capable de gérer les menaces.

[Gros plan d’un plant de fraises. Retour au plan d’Hervé Van Der Heyden.]

Hervé Van Der Heyden : La recherche qui est réalisée à Agriculture Canada est essentielle à l’avancement de l’agriculture pour le Québec et pour le Canada.

[Plan d’un homme se tenant fièrement devant un étalage de légumes frais.]

[Fondu enchaîné sur un écran avec du texte.]

Texte à l’écran : Moderne. Innovatrice. En croissance. Découvrez d’autres innovations agricoles à l’adresse agr.gc.ca

[Plan du mot symbole animé du Canada.]

Texte à l’écran : Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (2018)

[Fondu musical en fermeture : musique électronique rythmée.]

[Fondu au noir.]

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