Avant de s'attaquer à un agent pathogène, mieux vaut savoir à qui on a affaire

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Grâce à un équipement et à une technologie de pointe, des spécialistes comme Sarah Hambleton (Ph. D.) d’Agriculture et d’Agroalimentaire Canada (AAC) nous permettent de mieux comprendre les différents végétaux et champignons et d’acquérir de nouvelles connaissances à leur sujet. Parvenir à les identifier correctement peut surtout faire une énorme différence quand il faut trouver des moyens de protéger les cultures contre les ravageurs et qu’on doit sélectionner de nouvelles variétés.

Mme Hambleton est une spécialiste de l’identification des champignons, plus particulièrement des rouilles, une maladie courante dans de nombreuses cultures. Dernièrement, elle a collaboré avec Miao Liu (Ph. D.), également à AAC, et avec les chercheuses Lisa Castlebury et son étudiante au postdoctorat Jill Demers du département de l’Agriculture des États-Unis à Beltsville, au Maryland, afin de mieux comprendre les rouilles qui affectent le panic raide.

Au Canada et aux États-Unis, le panic raide est une culture fourragère et ornementale importante et sert à produire du biocarburant.

« Le champignon de la rouille cause des maladies dans les cultures de panic raide et je voulais mieux comprendre quelles espèces de rouille s’attaquaient à cette graminée et où elles se retrouvaient au pays. Historiquement, nous avons toujours cru que le panic raide était infecté par un ou deux types de rouille, mais lorsque j’ai reçu un échantillon de l’Ontario à identifier, celui ci ne ressemblait à aucun d’entre eux. »

- Sarah Hambleton, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Intriguées, Mme Hambleton et Mme Liu ont visité l’Herbier national de mycologie du Canada, une collection biologique historique de champignons, afin de pouvoir identifier correctement l’échantillon qu’on leur avait envoyé pour identification. Elles ont cherché dans l’herbier le panic raide et des graminées apparentées qui avaient été infectés par une rouille similaire. Parallèlement, leurs collègues américaines faisaient des recherches semblables dans les collections nationales de champignons des États-Unis (BPI). Certains de ces échantillons de graminées remontaient à la fin des années 1800.

Les scientifiques ont comparé les caractéristiques physiques, comme la couleur, la texture et les spores du champignon présents sur les graminées, et ont séquencé l’ADN pour obtenir des codes barres (en prenant de très courts segments du matériel génétique du champignon à identifier). Elles ont examiné comment d’autres avaient décrit et identifié ces rouilles et ces graminées dans le passé.

« Nous avons découvert que cinq espèces de rouille s’attaquent au panic raide, et non seulement deux comme on le croyait précédemment. Qui plus est, aucune d’entre elles ne correspondait à l’espèce qui avait été le plus souvent signalée; nous avons découvert que celle-ci s’attaquait à une graminée différente du nom de panic capillaire », a expliqué Mme Hambleton.

« Pour combattre efficacement la rouille, il faut savoir exactement à quelle espèce on a affaire, explique Mme Hambleton. Ma recherche est vraiment importante et permet aux spécialistes qui sélectionnent de nouvelles cultures et mettent au point de nouveaux moyens de lutte antiparasitaire de bien comprendre les problèmes qu’ils s’efforcent de résoudre. En fournissant une identification précise, on s’assure que les recherches futures utiliseront la meilleure information disponible. »

Mme Hambleton et le réseau de spécialistes de l’agriculture d’AAC jouent un rôle clé pour aider les scientifiques de différentes disciplines du monde entier à relever les défis auxquels est confrontée l’agriculture moderne.

Faits saillants

Galerie de photos

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Mme Sarah Hambleton, mycologue à Agriculture et Agroalimentaire Canada, examine des échantillons de plantes affectées par la rouille qui remontent aux années 1800 au Centre de recherche et de développement d’Ottawa.
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Gros plan de spores du champignon de la rouille produits par l’espèce nouvellement identifiée, Puccinia novopanici, sur un échantillon de panic raide prélevé en 1922.
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Mme Miao Liu, mycologue à Agriculture et Agroalimentaire Canada, s’emploie à identifier des champignons dans son laboratoire.

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