Sélection de la langue

Recherche

Un bioréacteur adapté au climat canadien (Vidéo)

Du lisier sans odeur avec une valeur fertilisante élevée. C'est possible. En partenariat avec l'entreprise Bioterre, le Dr Daniel Massé du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Sherbrooke a développé un bioréacteur pour traiter le lisier. Découvrez comment cette nouvelle technologie permet aussi de réduire les gaz à effet de serre.

Transcription de la vidéo

[Une image et une feuille d'érable s'affichent à l'écran. Il s'agit de l'illustration du titre de la vidéo.]

[Une douce musique électronique se fait entendre graduellement.]

Texte à l'écran : Un bioréacteur adapté au climat canadien

[La vidéo débute par une prise de vue de quelques petits bâtiments du Centre de recherche et de développement sur les bovins laitiers et le porc.]

Narratrice : La production porcine au Canada est un champ d'activité qui s'est grandement transformé au cours des dernières années.

[La prise de vue montre ensuite des porcs dans des enclos.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

On a adopté plusieurs bonnes pratiques en matière de qualité...

[La prise de vue change pour montrer un employé du Centre qui nettoie des enclos.]

... de salubrité, et en ce qui a trait au bien-être des animaux.

[La prise de vue change pour montrer un groupe de porcelets qui se trouve dans une plus grande enceinte.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

On y a aussi apporté plusieurs innovations au plan environnemental.

[On voit maintenant l'enseigne du Centre de recherche et de développement sur les bovins laitiers et le porc, à Sherbrooke (Québec).]

Daniel Massé, du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Sherbrooke...

[L'intérieur d'un laboratoire scientifique. Il y a plusieurs éprouvettes contenant du liquide dans un support.]

[On entend encore de la musique électronique douce.]

... s'intéresse à l'utilisation des résidus de la production animale.

[Un grand appareil d'échantillonnage fait le tour d'un certain nombre d'échantillons. On voit ensuite plusieurs prototypes de bioréacteurs conçus par le Dr Massé et son équipe.]

Son équipe est en train de mettre au point un système de bioréacteurs qui convertissent le lisier de porc en fertilisant.

[On aperçoit maintenant le Dr Massé, debout dans une pièce blanche.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

Texte à l'écran : Dr. Daniel Massé, Research Scientist, Agriculture and Agri-Food Canada

Massé : Quand je rencontre des gens du public, les gens me demandent ce que je fais comme travail et je leur explique que je travaille dans le domaine environnemental. Les gens sont déjà au fait.

[Le plan passe à une image fixe de trois bioréacteurs qui sont utilisés sur une exploitation agricole. Des mots commencent à s'afficher à l'écran.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

On a commencé à travailler dans ce domaine-là dans les années quatre-vingt-dix. Puis quand on regarde les problématiques environnementales qu'il y avait...

Texte à l'écran : Odeur

... les problématiques d'odeur...

Texte à l'écran : Pollution

... pollution avec l'azote...

Texte à l'écran : Phosphore

... pollution associée au phosphore...

Texte à l'écran : Érosion

... l'érosion des sols...

Texte à l'écran : Gaz à effet de serre

... les gaz à effet de serre. C'est des enjeux majeurs.

[On voit maintenant un thermomètre sur un fond blanc.]

Narratrice : Les premières bioréacteurs sur le marché fonctionnaient à hautes températures...

[Le mercure contenu dans le thermomètre grimpe afin d'indiquer des températures élevées.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

...ce qui était instable et mal adapté au climat canadien. M. Massé et son équipe ont alors mis au point une technologie mieux adapté au climat froid.

[Le mercure contenu dans le thermomètre descend afin d'indiquer des températures basses.]

[La prise de vue montre maintenant le Dr Massé.]

Massé : En 96/97, la recherche était suffisamment avancée. On savait que la basse température fonctionnait.

[Un des assistants de recherche du Dr Massé prélève un échantillon de l'un des prototypes de bioréacteurs. Du texte apparaît à l'écran.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

On savait que c'était résistant aux antibiotiques...

Texte à l'écran : Résistant aux antibiotiques

... résistant aux produits nettoyants.

Texte à l'écran : Résistant aux produits nettoyants

On savait qu'on avait une très bonne technologie.

[La caméra fait un panoramique de l'extérieur d'une ferme porcine en exploitation.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

Ce qui arrive au niveau de la ferme, la façon donc on opère, sur la plupart des fermes porcines les producteurs vidange le fumier du bâtiment une fois par semaine.

[La prise de vue change, et on voit de nouveau le Dr Massé.]

Là on avait dit qu'on va développer des bioréacteurs qui peut être alimenté une fois par semaine.

[Un gros plan d'un échantillon que l'on prélève de l'un des prototypes de bioréacteurs.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

Donc, l'agriculteur peut utiliser l'équipement existant sur sa ferme.

[Un gros plan du support à éprouvettes vu plus tôt dans la vidéo.]

Il n'a pas besoin d'acheter des équipements sophistiqués, puis il ne voie pas le bioréacteur. Il continue d'opérer son bâtiment comme d'habitude.

[Le plan change et montre une image stylisée de plusieurs tiges de blé sur fond blanc. On peut voir les racines des plants sous la terre. Des gouttelettes de liquide tombent sur le sol, s'infiltrant dans les racines des plants.]

[On entend encore une douce musique électronique.]

Le lisier traité est un lisier qui a une meilleure valeur fertilisante.

Texte à l'écran : Meilleure valeur fertilisante

La principale différence est que le lisier traité détruit les petites particules dans le fumier puis le fumier s'infiltre plus rapidement dans le sol.

Texte à l'écran : S'infiltre plus rapidement

Donc, il est plus disponible aux plantes.

[La prise de vue change pour montrer de nouveau le Dr Massé.]

Avec les travaux qui à étaient faits aussi avec l'équipe de recherche à Saint-Foy qui ont comparés les engrais minéraux avec du fumier brût, du fumier traité, le fumier traité avait un rendement agronomique plus élevé...

[Un diagramme à barres simple s'affiche sur du papier quadrillé. Un bâton indique les pertes d'ammoniac tandis que l'autre indique l'oxyde nitreux. Pendant que le Dr Massé parle, les bâtons baissent pour représenter les avantages du lisier de porc traité pour ces deux secteurs.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

... il diminuait les pertes d'ammoniac d'environ 10%, puis il réduisait les émissions de prodoxide d'azote, qui est un gaz à effet de serre très puissant, il les réduisait d'environ 50%.

[Voici une image fixe d'un groupe de réacteurs utilisés sur une ferme. Du texte s'affiche à l'écran.]

Narratrice : En utilisant ce bioréacteur adapté au climat canadien...

Texte à l'écran : Fonctionne entre 5-25°C

... les producteurs peuvent produire un fertilisant riche en minéraux...

Texte à l'écran : Moins de gaz à effet de serre

...tout en réduisant grandement l'émission des gaz à effet de serre liés à la production animale.

[Un gros plan d'un écran d'ordinateur affichant des résultats d'analyse.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

En plus d'améliorer le rendement des cultures cette technologie offre producteurs une nouvelle source de revenue. Les surplus fertilisants peuvent êtres vendues sur le marché.

[Un graphique apparaît sur un fond blanc. Il montre le cycle parcouru sur une ferme qui réutilise du lisier de porc.]

M. Massé a travaillé en partenariat avec l'entreprise BioTerre qui a mis au marché le bioréacteur au Canada ainsi qu'aux États-Unis. Ce nouveau système de traitement anaérobie pourrait même devenir dans un avenir assez rapproché un solution régional de traitement des déchets solides.

[La prise de vue change pour montrer de nouveau le Dr Massé.]

[La douce musique électronique se poursuit.]

Massé : Au niveau de la ferme, si on valorise, on traite, il y a beaucoup de producteurs de céréales qui vont être intéressés dans le produit. En même temps, on réduit énormément l'empreinte environnementale et l'empreinte de carbon. Il ne faut pas oublié que la pollution n'a pas de frontière.

[Plusieurs plans mettant en valeur des champs de canola canadiens.]

Quand vous avez un pays comme les États-Unis où la production porcine est beaucoup plus importante qu'ici, si on réduit les émissions de gaz à effet de serre du côté Américain avec cette technologie il y a un impact positif pour le Canada et les autres pays.

[Fondu au noir.]

[Ouverture en fondu.]

Texte à l'écran : 100e anniversaire. Centre de recherche et de développement sur le bovin et le porc, Sherbrooke, Québec, 1914-2014

[Fondu enchaîné.]

Texte à l'écran : Moderne. Innovatrice. En Croissance. Découvrez d'autres innovations agricoles au www.agr.gc.ca.

[La douce musique électronique s'atténue progressivement.]

Texte à l'écran : © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2014).

[Fondu au noir.]

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :