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Quand les altises des crucifères rencontrent le colza velu (Vidéo)

Grâce au soutien financier de bon nombre d'organisations de producteurs et d'entreprises, les scientifiques d'Agriculture et Agroalimentaire Canada du Centre de recherche de Saskatoon développent un type de colza (ou canola) poilu qui empêche naturellement les altises de s'attaquer aux semis.

Vous trouverez des détails sur les activités de recherche de Dwayne Hegedus, Ph.D. en consultant son profil scientifique.

Transcription de la vidéo

[Ouverture en fondu.]

[Mot-symbole Canada et signature d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Le titre de la vidéo apparaît.]

Texte à l'écran : Quand les altises des crucifères rencontrent le colza velu

[Fondu au noir.]

[Ouverture en fondu : un champ de colza à maturité apparaît.]

[On entend chanter des grillons et des oiseaux.]

[L'image du champ de colza disparaît et fait place à un gros plan d'un petit insecte posé sur une feuille.]

Narratrice :
Cette minuscule altise a l'air bien inoffensive. Pourtant, quand viennent le printemps et la chaleur...

[Fondu enchaîné vers une image fixe de pousses de colza dans un champ. Elles sont sérieusement endommagées par des ravageurs.]

...cette même altise et des millions d'autres peuvent décimer une jeune culture de colza en quelques jours.

[Fondu enchaîné vers une image fixe d'un plant de colza couvert d'altises.]

[Fondu enchaîné : un tracteur épand des pesticides dans un champ.]

[Musique électronique rétro en trame de fond.]

Chaque année au Canada, les producteurs de colza dépensent des millions de dollars en produits chimiques...

[Changement de plan : gros plan sur deux minuscules altises posées sur une feuille.]

...pour lutter contre les altises et les fausses teignes des crucifères et autres insectes qui se nourrissent de jeunes plants de colza.

[Changement de plan : gros plan sur un jeune plant de colza dans un champ.]

En dépit de la lutte chimique, les altises causent plus de 250 millions de dollars de dommages chaque année.

[Changement de plan : autre gros plan sur un jeune plant de colza dans un champ.]

Les cotylédons sont les premières feuilles qui émergent de la graine.

Texte à l'écran : Les cotylédons

Ces premières feuilles sont les plus vulnérables aux attaques des insectes.

[Changement de plan : plan en plongée de cotylédons en laboratoire.]

Les cotylédons sont chargés de réserves nutritionnelles, qui aident la jeune plante à se développer.

[Photo de cotylédons couverts d'altises. Les feuilles sont pleines de trous; il est évident qu'elles se font manger.]

Si les altises arrivent à s'installer dans une jeune culture de colza, les plants de colza ont peu de chances de survivre.

[Changement de plan : un petit avion survole un champ.]

[Changement de plan : un grand tracteur pulvérisateur longe un bâtiment plein de fournitures diverses. Il se dirige vers de gros barils de pesticides.]

Jusqu'à présent, les seuls recours des producteurs pour lutter contre les altises ont été les pesticides...

[Changement de plan : le grand tracteur pulvérisateur traverse un champ en épandant des pesticides sur les cultures.]

...produits reconnus comme pouvant contaminer l'air, l'eau et le sol. L'augmentation de leur prix, la dérégulation de certains produits et leurs effets à long terme sur la santé...

[Changement de plan : photo d'un petit cours d'eau pollué. Des objets en styromousse et en plastique et d'autres déchets industriels jonchent le cours d'eau et ses rives.]

...ont encouragé la recherche de moyens de lutte plus écologiques.

[Vue panoramique de l'extérieur du Centre de recherche de Saskatoon (Saskatchewan). La caméra se déplace de gauche à droite et s'arrête sur l'inscription affichée sur la pelouse.]

Les chercheurs de Saskatoon ont peut-être trouvé la solution : un moyen naturel, sans produits chimiques, qui limite les dégâts des altises et donne aux producteurs un outil pour lutter contre ces insectes.

[Plan de Margaret Gruber dans un laboratoire en compagnie d'une autre scientifique. Elle pointe du doigt l'expérience sur laquelle travaille l'autre scientifique.]

Le Dr. Margaret Gruber dirige le laboratoire de métabolisme secondaire et de développement des végétaux au Centre d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Saskatoon.

[Changement de plan : entrevue avec Margaret Gruber, dans un laboratoire.]

Texte à l'écran : Dr. Margaret Gruber, chercheuse en biologie moléculaire végétale, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche de Saskatoon

Margaret Gruber :
Lors de nos expériences en laboratoire et en champs, nous avons observé si les altises se nourrissent lorsqu'elles se trouvent sur des plantes différentes ou sur des plantes ayant des surfaces différentes.

[Fondu enchaîné sur un très gros plan d'une altise qui s'est posée sur une feuille de colza velu et qui s'en éloigne.]

Ce que nous avons trouvé est fascinant. Lorsque les altises se posent sur des plantes velues, elles courent partout et finissent par sauter sur une autre plante afin d'aller se nourrir. Ce qui laisse la plante velue intacte.

[Fondu enchaîné : plan d'un scientifique penché sur son travail. La caméra s'éloigne au moment où Margaret Gruber entre dans la pièce, tenant à la main une planchette à pinces.]

Narratrice :
Au cours des 10 dernières années, le Dr. Gruber et son équipe ont travaillé avec une espèce cousine du colza, l'arabidopsis...

[Plan de Margaret Gruber et d'un membre de son équipe qui examinent des semis de colza, dans le laboratoire.]

...qui est une plante naturellement pourvue de feuilles velues.

[Changement de plan : photo microscopique des trichomes des feuilles d'un plant d'arabidopsis.]

À partir de l'analyse du génome de l'arabidopsis, les chercheurs ont réussi à extraire un gène qui favorise la croissance des poils, qu'on appelle des trichomes...

[Photo en gros plan des trichomes, petits poils d'un plant d'arabidopsis. Un graphique montre les différentes étapes de la réplication du génome et explique comment le génome responsable des trichomes se développe aux premières étapes de la croissance. Du texte s'affiche pour expliquer chacune des étapes.]

Texte à l'écran : Première réplique du génome

...et à introduire ce gène dans le génome du colza.

Texte à l'écran : Deuxième réplique du génome, croissance des trichomes

Ce travail fut long et méticuleux.

Texte à l'écran : Ramification des trichomes

Selon le Dr. Gruber...

Texte à l'écran : Extension des ramifications des trichomes

...les derniers résultats obtenus par son équipe sont extrêmement prometteurs.

[Le graphique sur la réplication du génome et le texte disparaissent de l'écran. Le gros plan du plant d'arabidopsis disparaît lui aussi rapidement.]

[Fondu : entrevue avec Margaret Gruber, qui est assise dans son laboratoire. On peut voir derrière elle plusieurs plants d'arabidopsis.]

Margaret Gruber :
Quand nous avons transféré le gène pour la production de trichomes...

[Margaret Gruber montre du doigt les plants d'arabidopsis derrière elle.]

...nous avons trouvé quelque chose de très intéressant.

[Gros plan d'un semis de colza qui a hérité du gène correspondant du plant d'arabidopsis. Le semis de colza est couvert de trichomes.]

Les nouvelles plantules de colza avaient entre 250 et 1000 fois plus de trichomes sur les feuilles et les tiges par rapport au colza d'origine.

[Fondu enchaîné vers un plan de Margaret Gruber et d'une femme inconnue marchant dans un champ de colza en fleurs.]

Narratrice :
Créer une plante en laboratoire est une chose, mais la cultiver avec succès en champs en présence d'altises affamées, c'en est une autre. Le Dr. Julie Soroka connaît bien ces difficultés.

[Fondu enchaîné vers un plan de Margaret Gruber et de Julie Soroka qui examinent un plant de colza, dans le champ.]

Le Dr. Soroka est entomologiste et spécialiste du comportement des altises des crucifères. Son équipe est chargée des essais en champs.

[Fondu enchaîné vers un gros plan d'une personne qui manipule et examine les feuilles d'un jeune plant de colza.]

Julie Soroka :
Avec le bon mélange de chaleur et d'ensoleillement sur une jeune culture de colza...

[Fondu enchaîné vers Julie Soroka, en entrevue dans le champ de colza. On peut voir derrière elle deux autres scientifiques qui examinent les semis.]

Texte à l'écran : Dr. Julie Soroka, chercheuse en entomologie et biologie moléculaire végétale, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche de Saskatoon

...les altises peuvent se nourrir à une cadence incroyable. Notre équipe compare le comportement des altises sur colza velu et sur colza traditionnel.

[Changement de plan : une altise sur une feuille d'un plan de colza.]

Si nous constatons que les altises évitent le colza velu, qu'elles se nourrissent moins, ou qu'il y a moins de dommages sur le colza velu...

[Changement de plan : très gros plan d'une personne qui examine les jeunes feuilles d'un plant de colza velu.]

...alors nous savons que l'expérience est un succès.

[Fondu enchaîné : intérieur d'un laboratoire. Une scientifique, vêtue d'un sarreau blanc, entre dans le cadre et en ressort.]

Narratrice :
De retour au laboratoire, Jennifer Holowachuk...

[Changement de plan : gros plan de Jennifer Holowachuk assise devant un microscope.]

...se prépare à examiner les réactions d'une minuscule altise face à une feuille de colza velu.

[Changement de plan : gros plan de Jennifer qui regarde dans le microscope. Elle se tourne vers la caméra.]

Texte à l'écran : Jennifer Holowachuk, assistante de recherche en biologie végétale, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche de Saskatoon

Jennifer Holowachuk :
Là, nous avons deux jeunes feuilles de colza.

[Fondu enchaîné : deux feuilles d'un jeune plant de colza. Celle de droite vient d'un plant ordinaire. Celle de gauche vient d'un plant de colza. Il y a aussi une altise.]

À droite, nous avons une feuille de colza traditionnel, non velu, et à gauche une feuille de colza velu. Comme vous pouvez le voir, l'altise, lorsqu'elle a le choix, préfère se nourrir sur une feuille non velue, et va sauter ou s'éloigner de la feuille velue. Se nourrir sur une feuille non velue est plus facile pour les altises.

[Fondu enchaîné : un producteur de colza, John Germs, conduit un tracteur devant des silos.]

Narratrice :
Les producteurs de colza de l'Ouest canadien sont très intéressés par les résultats de ces recherches.

[Changement de plan : gros plan de John qui prend une poignée de semences de colza dans un des silos.]

Texte à l'écran : John Germs, Saskatoon, Saskatchewan

John Germs, producteur de colza :
Utiliser des moyens de lutte écologique, plutôt que des pesticides chimiques, est très important pour la continuité à long terme de ma ferme et pour assurer l'avenir de mes enfants.

[Changement de plan : entrevue avec Tim Nerbas, producteur de colza de Waseca (Saskatchewan). On voit derrière lui un champ et une vieille grange.]

Texte à l'écran : Tim Nerbas, Waseca, Saskatchewan

Tim Nerbas, producteur de colza :
J'aimerais que ce caractère puisse être utilisé par les producteurs de colza. J'aimerais que ce choix nous soit offert.

[Changement de plan : champ de plan de colza en fleurs.]

Je pense que le public serait très en faveur de cela, car c'est quelque chose qui repousse les insectes...

[Changement de plan : retour à l'entrevue avec Tim Nerbas.]

...sans recours aux insecticides.

[Fondu enchaîné : entrevue avec Gary Maze, producteur de colza de Unity (Saskatchewan). On voit derrière lui des silos d'acier.]

Texte à l'écran : Gary Maze, Unity, Saskatchewan

Gary Maze, producteur de colza :
En tant que producteur, je pense que ce caractère a beaucoup de potentiel. Chaque fois que l'on peut réduire l'utilisation des pesticides, et en particulier des insecticides, toute nouvelle technique vaut le coup d'être essayée. Pouvoir utiliser les variétés de colza les plus innovatrices est certainement très avantageux pour les producteurs.

[Fondu enchaîné : Margaret Gruber s'approche d'un membre de son équipe dans un laboratoire.]

Narratrice :
Les résultats de ces dernières recherches sont certes très intéressants, mais le Dr. Gruber rappelle qu'il y a encore des progrès à faire avant d'arriver au but.

[Fondu enchaîné : un technicien remplit des flacons à l'aide d'un compte-gouttes. Il y a ensuite plusieurs plans de techniciens au travail dans un laboratoire.]

Margaret Gruber :
Nous sommes maintenant dans la phase finale de la recherche. Nous affinons la composition génétique des plantes afin d'obtenir des lignées robustes dont les plantules sont recouvertes d'une couche dense et homogène de trichomes.

[Fondu enchaîné : entrevue avec Margaret Gruber. Un technicien travaille à l'arrière-plan.]

Nous développons aussi d'autres résistances aux altises chez le colza non velu. Et ces résultats sont encourageants. D'ici trois ans, nous espérons remettre aux sélectionneurs de colza des lignées qui pourront être intégrées dans leurs programmes de sélection.

[Fondu enchaîné : un producteur de colza, John Germs, qui récolte à la main quelques graines de colza.]

Narratrice :
Ce sont de très bonnes nouvelles pour les producteurs canadiens de colza, mais c'est aussi un grand pas vers une planète plus verte et un environnement plus sain pour les générations à venir.

[Fondu enchaîné : plusieurs images de plants de colza en fleurs.]

[La musique de fond devient plus forte.]

[Fondu au noir.]

Texte à l'écran : Nous remercions Margaret Gruber, Julie Soroka et leur personnel à Agriculture et Agroalimentaire Canada ainsi que leurs étudiants des cycles supérieurs et leurs collègues de l'Université de la Saskatchewan. Traduction française : Chrystel Olivier. Production : Media Access and Production (eMAP). Université de la Saskatchewan.

[Signature d'Agriculture et Agroalimentaire Canada]

Texte à l'écran : Agriculture et Agroalimentaire Canada

[Les logos des partenaires ayant participé à la recherche et au financement s'affichent à l'écran : Saskatchewan Canola Development Commission, Fondation de recherche sur le grain de l'Ouest, Alberta Crop Industry Development Fund (ACIDF), Alberta Canola Producers Commission et le Conseil canadien du canola.]

Texte affiché à l'écran : © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2011.

[Mot-symbole Canada]

[Fondu au noir.]

[Fondu sonore de la musique de fond.]

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