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Pissenlits, prenez garde : un nouveau produit sonne votre glas!

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Une belle pelouse sans mauvaises herbes peut être l'envie du quartier. Cette pelouse de rêve pourrait être la vôtre sans que vous ayez à vous échiner à la désherber.

Un nouveau produit sur le marché tue les mauvaises herbes, mais pas votre gazon. Karen Bailey (Ph. D.), chercheuse (maintenant retraitée) au centre de recherche et de développement d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Saskatoon, et son équipe ont réussi à isoler et à purifier un champignon appelé Phoma macrostoma qui infecte naturellement et combat le pissenlit, le chardon des champs, le trèfle et d'autres mauvaises herbes à feuilles larges.

« Nous sommes heureux de savoir que les propriétaires et les jardiniers auront bientôt accès à ce produit », dit Russell K. Hynes (Ph. D.), un microbiologiste du centre de recherche et de développement d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Saskatoon.

Mis au point de manière à être appliqué comme les engrais granulés, Phoma macrostoma est absorbé dans le sol, il pénètre la racine de la mauvaise herbe et il infecte la plante au complet, lui faisant perdre sa capacité de s'alimenter. La plante blanchit à cause du manque de chlorophylle, puis elle meurt. Si le champignon est appliqué avant que la mauvaise herbe ait percé, celle-ci sort blanche et meurt avant de s'établir.

Les chercheurs d'AAC s'intéressent depuis longtemps à la mise au point de produits antiparasitaires provenant d'organismes naturels ayant peu ou pas d'effet sur autre chose que leur cible. Ces produits naturels ont tendance à présenter moins de risques pour les gens et l'environnement, comme c'est le cas de ce champignon.

Russell K. Hynes, un microbiologiste du centre de recherche et de développement d'AAC à Saskatoon, et Karen Bailey ont constaté que ce champignon n'entre pas en concurrence avec d'autres organismes naturels du sol et qu'il reste dans un rayon de cinq centimètres de l'endroit où il a été appliqué, ce qui fait qu'il ne présente pas de risque pour les animaux ou d'autres plantes. En outre, la population diminue au fil du temps, de telle sorte que, douze mois suivant l'application, on ne peut plus détecter le champignon dans le sol. Même les grandes cultures comme les pois, qui seraient vulnérables au champignon, ne sont pas touchées si elles sont plantées un an après l'application.

Tout récemment, Premier Tech, un grand fabricant de produits antiparasitaires, a signé un contrat de licence avec Agriculture et Agroalimentaire Canada pour commercialiser ce produit. Le bioherbicide Phoma est en cours d'homologation pour la lutte domestique contre les pissenlits et les autres mauvaises herbes à feuilles large chez les plantes non comestibles comme la pelouse.

« Nous savons que ce produit a énormément de potentiel dans le secteur agricole. C'est pourquoi je prends la relève de Mme Bailey afin de poursuivre la recherche, de manière à ce que Phoma puisse un jour être utilisé pour des cultures comestibles comme le blé, l'orge et le maïs », explique M. Hynes.

Pissenlits et champignons, prenez garde : Phoma macrostoma est à vos portes.

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Une fois dans le sol, Phoma macrostoma pénètre la racine, puis il s'étend (en rouge) vers le système vasculaire (en vert) de la plante, comme le montre l'imagerie microscopique
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Phoma macrostoma s'attaque à une mauvaise herbe dans un pâturage

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