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Nourrir les vaches différemment, un plus pour les producteurs et pour l'environnement

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En production laitière, avantages économiques et environnement peuvent aller de pair. Le Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sherbrooke a développé des connaissances uniques sur l’utilisation de l’azote par la vache laitière. L’azote est important dans l’alimentation de la vache car il est l’élément de base des acides aminés, qui sont eux-mêmes les blocs constituant les protéines.

Les connaissances issues des travaux de recherche d’Hélène Lapierre et de Daniel Ouellet, chercheurs scientifiques en nutrition animale, sont utilisées pour améliorer les modèles de formulation de ration alimentaire des vaches laitières. Ces nouvelles formulations, qui permettent de réduire la teneur en protéine des rations,  ont pour effet d’augmenter les revenus des exploitations laitières tout en diminuant les rejets de polluants dans l’environnement.

Lorsqu’on diminue la quantité de protéines brutes des rations alimentaires des vaches et qu’on l’équilibre avec un dosage approprié d’acides aminés essentiels, les vaches utilisent plus efficacement les protéines qu’elles consomment. Elles produisent alors autant de lait et autant de protéines laitières, mais en consommant moins de protéines brutes. Puisque la fraction protéique de l’alimentation est la plus dispendieuse, l’entreprise laitière en ressort gagnante. Une ferme moyenne peut augmenter ses revenus d’environ 0,15 $ par vache par jour, soit près de 4 000$ par année, en économisant sur les coûts d’alimentation de ses vaches.

« Les acides aminés sont comme les lettres et les protéines comme de très longs mots. Pour écrire un mot sans faute, on doit avoir toutes les lettres nécessaires. Équilibrer les rations pour les acides aminés, c'est un peu comme jouer au scrabble en demandant les lettres que l'on veut plutôt que de piger au hasard. On aura besoin de moins de lettres pour écrire un certain nombre de mots si on les choisit. De même, la vache peut fabriquer les mêmes protéines laitières avec moins d'acides aminés si la ration est bien équilibrée. »

- Hélène Lapierre, chercheuse, Agriculture et Agroalimentaire Canada

La diminution des protéines brutes dans les rations entraîne aussi une réduction appréciable de la quantité d’azote que la vache élimine dans son fumier et surtout dans son urine.  En ajustant les rations selon le bon dosage d’acides aminés, on obtient rapidement une diminution de 15 % des déjections azotées, et ce, sans diminuer la productivité des vaches. Comme l’azote contribue à la pollution des nappes phréatiques, à la production de protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre, et à la formation de fines particules atmosphériques, cette nouvelle approche offre une façon de diminuer ce polluant dans l’environnement.

Réduire le taux de protéines dans les rations laitières, en passant d’une moyenne de  18,1 % à un taux réaliste de 16,5 %, permettrait au Canada de diminuer l’excrétion azotée de 17 000 tonnes par année et de réaliser des économies annuelles de 77,5 millions de dollars.

Agriculture et Agroalimentaire Canada s’implique activement dans la recherche pour pouvoir offrir aux producteurs du Canada des procédés innovateurs pouvant améliorer leur compétitivité et contribuer au développement d’une agriculture durable.

Découvertes clés (avantages)

Galerie de photos

: Hélène Lapierre et de Daniel Ouellet, chercheurs scientifiques
Les chercheurs Hélène Lapierre et Daniel Ouellet poursuivent des travaux d'avant-garde sur l'alimentation des vaches laitières.
ration alimentaire des vaches laitières
L'alimentation des vaches laitières peut être améliorée grâce à un apport bien dosé d'acides aminés essentiels.
production laitière des vaches laitières
Cette nouvelle approche alimentaire permet aux vaches laitières de produire autant de lait et de protéines laitières mais en consommant moins de protéines brutes.

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