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Le sort des antibiotiques à la ferme

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Le fumier lié à l’élevage de bétail et aux exploitations laitières est souvent stocké ou composté pour réduire son volume et stabiliser les nutriments avant d’être mélangé avec la terre. Jusqu’à récemment, on savait peu de choses sur ce qu’il advient des antibiotiques lorsqu’ils sont administrés à des animaux, puis excrétés sous forme de fumier.

Une équipe de chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada a collaboré avec des collègues de plusieurs universités canadiennes, du ministère de l’Agriculture et de la Foresterie de l’Alberta, du Conseil de recherche sur les bovins de boucherie et de l’Initiative de recherche et de développement en génomique du gouvernement fédéral afin de percer le mystère. Il est important d’étudier le sort des antibiotiques en raison du nombre croissant de bactéries qui deviennent résistantes à certains antibiotiques, ce que l’on appelle la « résistance aux antimicrobiens ».

L’équipe scientifique composée, notamment, des chercheurs Tim McAllister, Trevor Alexander et Francis Larney du Centre de recherche et de développement de Lethbridge, a effectué des tests sur du fumier brut, du fumier stocké et du compost. Dans l’ensemble, l’équipe a examiné les antibiotiques courants présents, la rapidité de leur dégradation et si des gènes éventuels de résistance aux antimicrobiens se trouvaient dans des bactéries environnementales après l’épandage de produits à base de fumier sur des terres cultivées.

Les chercheurs ont découvert que même si le compostage et le stockage sont tous deux utiles pour le traitement du fumier, le compostage avec un retournement fréquent est plus efficace pour réduire les taux d’antibiotiques et désactiver les gènes de résistance aux antimicrobiens.

« Ce projet a démontré que les procédures de traitement du fumier offraient un triple avantage pour l’environnement, à savoir la décomposition des résidus d’antimicrobiens, la dégradation des gènes de résistance aux antimicrobiens et l’élimination des bactéries résistantes aux antimicrobiens. Ces pratiques sont essentielles afin que les antimicrobiens puissent continuer d’être utilisés avec prudence pour assurer la santé et le bien-être du bétail, sans constituer une menace pour l’environnement. »

- Tim McAllister, Ph. D., chercheur scientifique, systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Les résultats de cette recherche permettront aux spécialistes d’identifier des stratégies de gestion des déchets pour veiller à ce que le fumier que les agriculteurs épandent dans leurs champs contienne une concentration minime de gènes de résistance aux antibiotiques et aux antimicrobiens.

En outre, cette recherche contribue au Plan d’action fédéral sur la résistance et le recours aux antimicrobiens au Canada, une approche coordonnée et concertée pour intervenir contre la menace que pose la résistance aux antimicrobiens.

Principales découvertes et avantages

Galerie de photos

Un tracteur bleu retourne du fumier.
Un vire-andains retourne du compost de fumier dans un parc d’engraissement de bovins de boucherie.
Des gros ballots de paille protègent du fumier.
Du fumier stocké dans un parc d’engraissement de bovins de boucherie est protégé par de gros ballots de paille.
Trois chercheurs examinent le compost à l’extérieur.
Prélèvement d’échantillons sur un vire-andains de compostage pour repérer les résidus d’antibiotiques.

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