Sélection de la langue

Recherche

Des scientifiques canadiens contribuent à un projet international de séquençage du génome du canola

Pour fixer une entrevue

Relations avec les médias
Agriculture et Agroalimentaire Canada
1-866-345-7972
aafc.mediarelations-relationsmedias.aac@canada.ca

Une chercheuse d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Saskatoon, Isobel Parkin, Ph. D, est membre d'une équipe internationale qui a décrypté le génome complexe de Brassica napus, une plante abondamment cultivée au Canada sous le nom de « canola ». Boulos Chalhoub, Ph. D, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) en France a dirigée une équipe, regroupe des scientifiques de 30 instituts de recherche de toutes les régions cultivant le canola, incluant du Conseil national de recherches Canada (CNRC).

Selon M. Chalhoub, le Canada a joué un rôle essentiel dans le projet de recherche en participant à l'assemblage complexe du génome du canola et en donnant accès au génome d'une de ses espèces mères.

L'équipe a acquis des connaissances inédites sur les origines des espèces culturales qui accéléreront l'amélioration du canola, ce qui contribuera à une augmentation durable de la production d'oléagineux afin de répondre à la demande croissance d'huiles comestibles et de biocombustiblesNote de bas de page 1. Les résultats seront publiés dans la prestigieuse revue Science (numéro du 22 août 2014).

Le canola, une espèce végétale très récente, a une origine bien unique. Les premiers plants de Brassica napus sont apparus il y a quelques milliers d'années seulement, à la suite du croisement fortuit de choux européens et de navets asiatiques. Comme tous les végétaux à fleurs sont issus de tels croisements (remontant habituellement à des millions d'années), le génome du canola donne un aperçu unique du processus évolutionnaire de la spéciation des végétaux. Contrairement à beaucoup d'autres végétaux, le canola a conservé presque tous les gènes de ses deux espèces mères, sans doute avec l'aide de l'amélioration génétique. Ces multiples copies de gènes pourront servir de base à l'adaptation future de la culture.

Le canola compte 101 000 gènes, une des densités géniques les plus élevées de tous les organismes séquencés : l'être humain en compte moins de 30 000!

« Le séquençage génomique du canola a fait ressortir toute la complexité de cette culture importante. Cette connaissance apportera une aide précieuse aux améliorations agronomiques futures. »

— Isobel Parkin, chercheuse, génomique moléculaire

Les fleurs jaune vif du canola sont bien connues dans les Prairies canadiennes. Cultivé sur plus de 20 millions d'acres en 2014, le canola joue un rôle de premier plan dans l'économie agricole. Selon le Conseil canadien du canola, « le canola produit au Canada contribue à hauteur de 19,3 milliards de dollars à l'économie canadienne chaque année, notamment avec plus de 249 000 emplois canadiens et 12,5 milliards de dollars en salaires ».

Ce n'est donc pas par hasard que les chercheurs de Saskatoon s'y intéressent depuis longtemps. En fait, l'espèce la plus courante de nos jours, dont l'huile saine se retrouve sur les tablettes de tous les supermarchés, est née de la collaboration entre des scientifiques d'AAC, du CNRC et de l'Université du Manitoba dans les années 70. Aujourd'hui, le canola est la plus importante culture oléagineuse au Canada, en Europe, en Asie et en Australie.

Avantages

Galerie de photos

Description de cette image suite.
Un plant de canola.
Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :