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Cette étude échelonnée sur cinq ans pourrait détenir la clé de l’inversion de la baisse des rendements en pommes de terre

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La dégradation de la qualité des sols et l’omniprésence de maladies transmises par le sol sont les deux principaux facteurs qui influent sur la limitation des rendements dans les régions du Canada, où l’on cultive des pommes de terre, si l’on en croit M. Bernie Zebarth, chercheur scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). À l’issue d’une étude échelonnée sur cinq ans dirigée par l’industrie et portant sur la baisse des rendements en pommes de terre, M. Zebarth affirme que l’amélioration des systèmes de production de pommes de terre feront beaucoup pour améliorer la qualité des sols et éliminer les agents pathogènes.

En 2013, des intervenants de l’industrie de la pomme de terre ont engagé le dialogue avec des chercheurs scientifiques d’AAC, notamment avec M. Zebarth, de même qu’avec des collaborateurs des provinces et du milieu universitaire pour tenter de mieux comprendre les causes de la baisse des rendements et de déterminer s’il était possible d’inverser cette tendance.

« La culture des pommes de terre nuit à la qualité des sols. Le labour fréquent, les courtes rotations des pommes de terre et l’érosion des sols sont autant de facteurs qui réduisent la matière organique dans le sol, alors que la culture des pommes de terre ne restitue aux sols que peu de matière organique. Lorsque la qualité des sols est piètre, la culture des pommes de terre en pâtit car il y a moins d’aération et d’activité biologique et que les sols n’affichent pas la même capacité de retenir l’eau ou d’absorber les éléments nutritifs. La piètre qualité des sols peut également nuire au drainage, et lors de printemps arrosés, les conditions météorologiques peuvent aboutir à une piètre croissance précoce ou à la pourriture du planton. »

- M. Bernie Zebarth, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Les chercheurs se sont penchés sur une diversité de méthodes afin d’améliorer la qualité des sols, notamment le compost, l’utilisation de plantes protectrices et les cultures de couverture à l’automne. On a constaté que ces méthodes amélioraient la qualité des sols en augmentant et en conservant la matière organique. Toutefois, l’amélioration des sols n’a pas forcément abouti à une augmentation des rendements à court terme.

Les scientifiques ont été surpris de constater que les maladies transmises par le sol avaient une incidence nettement plus profonde sur les rendements en pommes de terre que ce qu’ils pensaient auparavant. Le principal coupable est la maladie complexe du syndrome de la mort de la pomme de terre.

Ce syndrome est causé par le champignon pathogène Verticillium dahliae qui provoque la flétrissure verticilienne. Lorsqu’il y a en plus des nématodes à racines, cela constitue une association dévastatrice pour les plants de pomme de terre et peut entraîner d’importantes pertes de rendement. M. Zebarth affirme qu’il existe certaines preuves selon lesquelles les symptômes de la mort de la pomme de terre peuvent être minimisés dans des sols en meilleure santé.

« De meilleurs systèmes de production et de bonnes pratiques agronomes peuvent contribuer à supprimer les maladies transmises par le sol tout en enrichissant les sols. Lorsque les sols sont en bonne santé, il se peut que les micro-organismes soient en mesure de mieux lutter contre les agents pathogènes et d’amoindrir leur impact sur la culture. »

- M. Bernie Zebarth, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Selon M. Zebarth, cette étude a permis de déterminer les principaux obstacles qui empêchent l’inversion de la baisse des rendements en pommes de terre et a montré aux scientifiques et à l’industrie la voie à suivre pour trouver des solutions. Il ajoute que ces travaux ont démontré que la conception de nouveaux systèmes de culture qui contribuent à la fois à améliorer la qualité des sols et à éliminer les pathogènes transmis par le sol constitue l’un des meilleurs moyens d’améliorer les rendements en pomme de terre au Canada.

De plus, l’étude a ouvert la voie à de nouvelles recherches qui permettent de mieux comprendre les agents pathogènes transmis par le sol et leur comportement; de concevoir de nouveaux outils diagnostiques et d’élaborer des stratégies de gestion pratiques.

Principales découvertes

Galerie de photos

Homme accroupi dans un champ de pommes de terre.
M. Bernie Zebarth, chercheur scientifique à AAC
Parcelle agricole de plantes de moutarde hautes et vertes à fleurs jaunes.
Ces plantes de moutarde font l’objet d’essais par les chercheurs d’AAC comme espèce de culture de rotation afin d’enrichir la qualité des sols et d’éliminer les maladies transmises par le sol dans les rotations de la culture des pommes de terre

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