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Avantages des cultures-abris dans la production de pommes de terre

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Les jeunes pousses de pommes de terre sont vulnérables à la sécheresse, à une exposition excessive au soleil, à l’érosion éolienne et à l’envahissement par les mauvaises herbes. De nouvelles recherches menées par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) ont permis de trouver la protection dont elles ont besoin. Il s’agit des « cultures-abris » : des cultures de soutien à croissance rapide qui alimentent en eau les systèmes radiculaires, fournissent de l’ombre et un abri, et aident à tenir les mauvaises herbes à distance.

« Nous savions déjà que les cultures de couverture permettaient de réduire l’érosion du sol si elles étaient plantées à l’automne, après la récolte, mentionne Sheldon Hann, biologiste au Centre de recherche et de développement de Fredericton. Nous voulions savoir si le fait de planter une culture-abri avait un effet positif sur la production de pommes de terre et la croissance des plants pendant la période de végétation. »

Les cultures-abris sont plantées dans les champs au printemps, en même temps que les pommes de terre de semence. « Elles sont utiles, car elles poussent rapidement, améliorent l’infiltration de l’eau dans la butte de pommes de terre et interceptent la pluie jusqu’à ce que les pousses de pommes de terre émergent du sol », affirme M. Hann.

Son étude était axée sur les effets des pois de grande culture, du seigle d’hiver et de l’orge de printemps, à titre de cultures-abris, sur les pommes de terre. Pour évaluer leur valeur pour la production de pommes de terre dans l’Est du Canada, il a collaboré avec d’autres chercheurs d’AAC : Bernie Zebarth (Ph. D.) et Josée Owen au Centre de recherche et de développement de Fredericton, Sherry Fillmore au Centre de recherche et de développement de Kentville, et Judith Nyiraneza (Ph. D) au Centre de recherche et de développement de Charlottetown.

Une fois les plants de pommes de terre établis, les cultures-abris confèrent un autre avantage en étant enfouies dans le sol durant le buttage, car elles créent du compost vert pour les pommes de terre. M. Hann a découvert que l’enfouissement de seigle d’hiver et de pois de grande culture dans le sol aidait à retenir l’humidité du sol dans la butte de pommes de terre pendant la période de végétation, améliorant ainsi la probabilité que les pommes de terre survivent à des conditions de sécheresse.

L’étude pourrait être une excellente nouvelle dans l’Est du Canada où la diminution de la teneur en matières organiques du sol a entraîné une baisse des rendements de pommes de terre et une accentuation de la vulnérabilité des cultures à la sécheresse.

« Les cultures-abris peuvent faire partie de la solution aux problèmes liés à la perte d’éléments nutritifs dans le sol et aux conditions de sécheresse qui ont mené à la diminution des rendements de pommes de terre dans l’Est du Canada. Lorsqu’elles sont enfouies dans le sol, elles agissent comme du compost vert et aident à retenir l’eau pendant la période de végétation. Nous avons constaté une amélioration des rendements de pommes de terre dans certains cas, car les plants ont un meilleur accès à des éléments nutritifs et à de l’eau. »

- Judith Nyiraneza (Ph. D), Spécialiste des sols, Agriculture et Agroalimentaire Canada

« La clé d’une bonne terre productive est un sol à forte teneur en matières organiques, affirme Judith Nyiraneza (Ph. D.), Spécialiste des sols. Les types de sols dans certaines régions de l’Est du Canada peuvent rendre difficile la rétention des matières organiques. Si vous combinez cela à des cultures en rangée qui laissent peu de résidus végétaux et à un travail fréquent du sol, vous pouvez rapidement vous retrouver avec un sol appauvri. »

« Les cultures-abris peuvent faire partie de la solution, car elles recouvrent le sol pendant cette période critique, entre le moment où l’on plante les pommes de terre de semence et le moment où elles émergent, déclare-t-elle. Avant qu’elles ne deviennent à leur tour des engrais verts, les cultures-abris conservent les matières organiques déjà présentes dans le sol et retiennent l’humidité, aidant ainsi les plants de pommes de terre à s’établir. »

Mme Nyiraneza ajoute que la plantation de cultures de couverture à l’automne, à l’aide de fumier et d’autres amendements du sol, et la rotation des pommes de terre avec d’autres cultures qui laissent beaucoup de résidus végétaux peuvent aussi aider à améliorer la teneur en matières organiques du sol.

En explorant davantage certaines techniques, M. Hann et son équipe ont également découvert que les rendements de pommes de terre augmentent lorsqu’il y a un taux élevé d’ensemencement de pois de grande culture et un faible taux d’ensemencement de seigle d’hiver.

Découvertes et avantages clés

Galerie de photos

A biologist squats down among potato plants.
Sheldon Hann, biologiste à AAC, vérifie l’état des plants de pommes de terre qui poussent avec des cultures-abris
Field pea grows in trial plot
Des pois de grande culture, l’une des cultures-abris de M. Hann, émergent dans une parcelle de pommes de terre
Tripod sits over one square metre plot to capture soil coverage data
Collecte d’échantillons de biomasse issue de cultures-abris
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