Vingt-septième réunion de la Table ronde sur la chaîne de valeur des produits de la mer – Compte rendu des décisions

22 et 23 novembre 2016 – Ottawa, Ontario

Présentations

  • Le coprésident de l'industrie souligne la nouvelle Stratégie pour l'engagement des jeunes d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada (AAC) qui permet à deux jeunes actifs dans le secteur de participer à une ou deux réunions de la Table ronde sur la chaîne de valeur de l'industrie des produits de la mer (TRCVIPM). Meghan Carter et Alain d'Entremont assistent à cette réunion dans le cadre de cette stratégie.
  • Les participants sont invités à transmettre des recommandations aux experts sectoriels qui pourraient être approchés par Best Food Facts (en anglais seulement) pour partager de l'information sur la durabilité, les bienfaits pour la santé et d'autres aspects louables du secteur canadien du poisson et des fruits de mer à roundtable-tableronde@agr.gc.ca.

Conférencier – Herman Wisse, Global Sustainable Seafood Initiative

  • M. Wisse explique que la Global Sustainable Seafood Initiative (en anglais seulement) (GSSI) a été mise sur pied en 2012 pour dissiper la confusion entourant le grand nombre de régimes de certification des poissons et fruits de mer, de même que pour créer une référence commune à des fins de comparaison des régimes.
  • En créant un moyen crédible d'évaluer et de comparer les différents régimes, les producteurs peuvent réduire les coûts et les détaillants peuvent prendre des décisions éclairées quant à la provenance des produits.
  • L'objectif de la GSSI est de faire en sorte que 30 % de tous les poissons et fruits de mer du monde soient certifiés par un régime reconnu par la GSSI d'ici 2020.

Conférencier – Rick Williams, Praxis Research and Consulting Inc.

  • M. Williams discute des résultats d'une étude effectuée par le Conseil canadien des pêcheurs professionnels sur les difficultés liées au caractère saisonnier et à la main-d'œuvre. L'étude a été commandée pour mettre à jour une étude de référence de 2005 faisant état d'une insoutenable tendance à la baisse de la main-d'œuvre dans la pêche et la transformation du poisson.
  • Les résultats montrent que l'industrie de la pêche est un secteur de croissance stratégique de l'économie canadienne, mais qui est limitée par des difficultés liées aux ressources humaines (par exemple main-d'œuvre vieillissante, émigration, revenus non concurrentiels, caractère saisonnier du travail, milieu rural).
  • Les membres de l'industrie expriment le désir d'avoir un seul ministère fédéral affecté à ce secteur pour permettre une réflexion plus globale qui embrasse toute la chaîne de la mer à la table afin de tenir compte de difficultés telles que celles-ci.
  • La table ronde discutera des recommandations du rapport final lorsqu'il sera dévoilé en mars 2017.

Examen parlementaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires

  • Le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a effectué un examen du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) de mai à juin 2016.
  • Le rapport final du comité, contenant 21 recommandations, a été déposé au Parlement en septembre.
  • La réponse du gouvernement fédéral aux recommandations sera disponible en janvier 2017; Emploi et Développement social Canada sera invité de nouveau à la TRCVIPM pour en discuter.

Automatisation de la transformation du poisson

  • Cet atelier, qui s'est tenu les 15 et 16 novembre 2016 à Halifax, a été une réussite et a attiré 130 participants.
  • Les participants ont convenu que le secteur canadien du poisson et des fruits de mer perd de la valeur en raison de la pénurie de main-d'œuvre.
  • L'industrie doit se concentrer sur l'accroissement de la valeur plutôt que sur le volume.
  • Une étude de cas a été présentée sur la manière dont l'Islande a réussi à transformer son secteur de la pêche en un secteur novateur de haute technologie en mettant l'accent sur la valeur par la transformation (y compris des sous-produits) et sur l'automatisation.
  • Des présentations (en anglais seulement) de l'atelier sont disponibles. Le rapport final sera transmis à la TRCVIPM lorsqu'il sera disponible plus tard cette année.
  • Les membres de la TRCVIPM conviennent de mettre sur pied un projet de recherche sur la manière de maximiser la valeur monétaire par kilogramme de fruits de mer récoltés et transformés au Canada.

Conférencier – Dawn Snyder, Sobeys Inc.

  • Mme Snyder explique que la meilleure façon d'encourager les consommateurs à acheter du poisson et des fruits de mer est de les sensibiliser, particulièrement aux bienfaits pour la santé et à la manière d'apprêter le produit.
  • La sensibilisation doit inclure des interactions en personne, des échantillons de produits, un personnel au comptoir renseigné, des étiquettes de produit améliorées et de l'affichage interactif.
  • Parmi les obstacles auxquels les détaillants sont confrontés, citons le coût d'exploitation élevé des comptoirs de produits de la mer, le manque d'expertise à l'interne, la faible image de marque de la plupart des fruits de mer, l'approvisionnement saisonnier et les fluctuations de prix.
  • Mme Snyder cite le travail collectif de marketing effectué à l'intention des consommateurs pour d'autres sources de protéines. La TRCVIPM convient d'examiner la possibilité d'élaborer des outils (guide sur les ressources halieutiques pour le personnel du comptoir, vidéo, etc.) afin d'aider les détaillants à accroître leur consommation de produits de la mer canadiens.

Initiative ciblant la confiance du public et menée par l'industrie

  • Kim McConnell fait le point sur le Le Canada sur la route de l'approbation sociale, soulignant qu'une grande partie des fonds requis pour embaucher un coordonnateur pour le bureau central ont été promis par plusieurs tables rondes sur la chaîne de valeur. Avec les fonds en place, on a demandé à AAC de convoquer une réunion du comité directeur proposé.
  • Le comité directeur orientera le coordonnateur du guichet pour faire progresser une approche sectorielle à l'obtention et au maintien de la confiance du public.
  • La TRCVIPM envisagera comment aller de l'avant dans ce dossier à la lumière de la demande du secteur du poisson et des fruits de mer pour un financement de démarrage de 10 000 $.

Mise à jour du Groupe de travail stratégique

  • Carey Bonnell passe en revue l'énoncé de principes du Groupe de travail stratégique (GTS) qui détaille l'état actuel du secteur, les difficultés principales, la vision de la TRCVIPM pour l'avenir, le désir de l'industrie d'avoir un seul ministère fédéral responsable de toute la chaîne de la mer à la table et la recommandation de l'industrie de créer un Fonds pour l'innovation, la compétitivité et le développement du secteur des produits de la mer.
  • Des membres de l'industrie ont approuvé le document et discuté de plans pour le distribuer aux ministres d'AAC, Pêches et Océans Canada (MPO) et Affaires mondiales, ainsi qu'aux organismes provinciaux et à divers autres forums.

Prochain cadre stratégique

  • Le coprésident de l'industrie souligne qu'il a participé à deux conférences téléphoniques avec les coprésidents de TRCV et le ministre MacAulay, pour contribuer au prochain cadre politique d'AAC.
  • AAC fait le point sur l'élaboration du prochain cadre politique dans le but de solliciter une rétroaction détaillée d'acteurs de l'industrie sur trois des priorités relevées dans la Déclaration de Calgary de juillet 2016 (transformation alimentaire à valeur ajoutée, marchés et commerce et confiance du public).
  • Les membres sont invités à contribuer directement au processus de consultation.
  • Les commentaires de l'industrie figurent à l'annexe C et serviront à éclairer l'élaboration du prochain cadre politique.

Mise à jour de l'Accord économique et commercial global et la Chine

  • Le Canada et l'Union européenne (UE) ont signé l'Accord économique et commercial global (AECG) le 30 octobre 2016 et entreprennent maintenant les démarches pour le mettre en œuvre.
  • Affaires mondiales Canada s'attend à une application provisoire de l'AECG au début de 2017. L'application provisoire comprend toutes les parties de l'accord à teneur économique (tarifs, quotas, engagements relatifs aux services, engagements relatifs à l'autorisation de séjour temporaire et obligations relatives aux approvisionnements du gouvernement) permettant aux entreprises canadiennes de profiter pleinement des avantages économiques attendus.
  • Pour ce qui est de la Chine, le premier ministre a fait l'annonce, en septembre 2016, de discussions exploratoires au sujet d'un éventuel accord de libre-échange. L'industrie sera consultée pour assurer que le gouvernement saisit les préoccupations propres aux secteurs.
  • AAC souligne que la mission du ministre MacAulay en Chine du 29 octobre au 9 novembre, laquelle comptait plus de 100 entreprises canadiennes, est un excellent exemple de la manière de créer une image de marque du Canada en tant qu'importante source de poissons et de fruits de mer.

Mises à jour sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments

  • Stratégie sur la protection des végétaux et la santé des animaux – L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) présente son approche pour mettre au point une stratégie nationale sur la protection des végétaux et la santé des animaux qui serait intégrée au Cadre de gestion des urgences en agriculture au Canada. L'objectif de cette stratégie est de favoriser la collaboration et d'améliorer la façon dont le secteur peut prévenir les urgences, s'y préparer, y réagir et se rétablir après coup.
  • Les membres soulignent les préoccupations concernant la portée et la complexité de jumeler des végétaux et des animaux dans une même stratégie; ainsi que la nécessité pour le gouvernement et l'industrie de collaborer afin que les différentes priorités soient en phase.
  • L'ACIA encourage les participants à participer à la consultation et à contribuer au document de travail.
  • Compte-rendu sur les importations et exportations – La publication du Règlement sur la salubrité des aliments au Canada (RSAC) dans la Partie I de la Gazette du Canada est prévue dans les mois à venir. Les membres sont priés de transmettre leurs commentaires.
  • On souligne que lorsqu'un pays étranger cherche à ouvrir son marché aux exportateurs canadiens ou à en maintenir l'accès, dans bien des cas (soit la plupart des pays asiatiques et sud-américains) une vérification des installations canadiennes est requise et lesdits pays s'attendent à ce que leurs frais de déplacement soient remboursés. Comme cela a été le cas avec la vérification récente de la Chine sur le poisson vivant, le gouvernement fédéral s'attend à ce que l'industrie paie ces dépenses.
  • Les membres de l'industrie se déclarent mécontents du fait qu'AAC offre un soutien logistique des visites de l'étranger pour d'autres secteurs de produits alimentaires, mais pas pour le poisson et les fruits de mer. Les coprésidents de l'industrie ont l'intention d'écrire aux sous-ministres ou aux ministres concernés au sujet de cette question.
  • Demandez à l'ACIA – Ce service offre à l'industrie un guichet unique pour poser des questions afin de comprendre les exigences réglementaires actuelles et s'y conformer.
  • Il vise à fournir des réponses écrites cohérentes dans des délais établis. Les temps de réponse dépendent de la complexité technique des questions.
  • Le service s'adresse d'abord au secteur du poisson et des fruits de mer; d'autres secteurs suivront.
  • Plateforme de prestation électronique de services  L'industrie pourra créer un compte MonACIA, un guichet unique pour soumettre et suivre en ligne des demandes de service (par exemple pour des certificats d'exportation). L'accès pour le secteur du poisson et des fruits de mer est prévu pour janvier 2017.
  • Un membre de l'industrie participant à la phase d'essais se dit très enthousiaste à propos du nouveau système. Des webinaires seront offerts pour aider les nouveaux utilisateurs.

Mise à jour de Pêches et Océans Canada :

  • Groupe de travail sur l'accès aux marchés (GTAM) du Conseil canadien des ministres des pêches et de l'aquaculture (CCMPA)  Le GTAM a dressé un répertoire de 50 programmes gouvernementaux pour le secteur du poisson et des fruits de mer qui a été présenté aux sous-ministres en novembre 2016 aux fins d'approbation et de dépôt aux ministres du CCMPA en juin 2017. Pêches et Océans Canada communiquera ce répertoire à la TRCVIPM.
  • Discussions aux Nations Unies sur la biodiversité des zones ne relevant pas de la juridiction nationale – Des recommandations seront faites à l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU) d'ici décembre 2017 quant à l'opportunité d'amorcer des négociations formelles sur un nouveau traité.
  • Pêches dans l'Arctique – La prochaine réunion de négociation pour un accord international sur les pêches aura lieu aux îles Féroé du 28 novembre au 1er décembre 2016. Le Canada travaillera de façon bilatérale avec les États-Unis (É.-U.) sur les engagements pris à l'occasion de la Déclaration conjointe du Canada et des États-Unis sur le rôle de leadership dans l'Arctique, y compris un nouvel objectif de conservation marine.
  • Convention sur la diversité biologique  La Conférence des Parties (CdP) se réunit tous les deux ans pour discuter de trois objectifs : la conservation, l'utilisation durable et le partage équitable des ressources génétiques. La 13e CdP aura lieu en décembre 2016.
  • Objectifs en matière de conservation – Pêches et Océans Canada fait le point sur le plan du gouvernement d'atteindre ses objectifs en matière de conservation marine en portant la protection marine et côtière à 5 % d'ici 2017 et à 10 % d'ici 2020. Le compte-rendu fait état du rôle des autres mesures de conservation effectives par zone dans l'atteinte des objectifs.
  • Compte-rendu sur le commerce  Pêches et Océans Canada informe la TRCVIPM que le homard nord-américain ne figurera pas dans la liste des espèces étrangères envahissantes cette année aux États-Unis. L'interdiction demeure en vigueur pour la Norvège.
  • La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR) et la loi sur la protection des mammifères marins des États-Unis – Les États-Unis n'ont pas encore publié la version définitive de la règle pour le Seafood Import Monitoring Program (programme de surveillance des importations des produits de la mer). Une fois la règle publiée, sa mise en œuvre n'est pas prévue avant six à neuf mois, après la finalisation du Trusted Trader Program (programme des négociants dignes de confiance).
  • La TRCVIPM convient de convoquer un groupe de travail pour discuter d'aspects du Trusted Trader Program.
  • La règle définitive sur la manière dont les États-Unis vont mettre en œuvre les dispositions de la MMPA sur les importations a été publiée en août 2016. Pêches et Océans Canada continue de travailler avec les États-Unis pour régler ces questions et invite les parties concernées à formuler des commentaires destinés au Ministère et au gouvernement des États-Unis.

Conclusions

  • La prochaine réunion de la TRCVIPM est prévue pour les 21 et 22 juin 2017 à Ottawa, Ontario.

Annexe A – Mesures de suivi

Réunion / Point no Mesures de suivi
27-1 La Table ronde sur la chaîne de valeur de l'industrie des produits de la mer (TRCVIPM) approuve l'énoncé de principes du Groupe de travail stratégique. Ce dernier discutera du plan de diffusion de l'information et de communication de l'énoncé.
27-2 AAC distribuera le rapport du Conseil canadien des pêcheurs professionnels – Caractère saisonnier des pêches et affectation de la main-d'œuvre et des compétences – à la TRCVIPM lorsqu'il sera terminé. Selon les recommandations du rapport définitif, la TRCVIPM évaluera les mesures qu'elle peut ou doit prendre.
27-3 AAC enverra les présentations et le rapport définitif sur l'atelier de novembre 2017 sur les technologies d'automatisation à la TRCVIPM lorsque les documents seront disponibles. Le Groupe de travail sur l'atelier sur la technologie explorera deux options de suivi pour les principales conclusions du rapport définitif.
27-4 La TRCVIPM examinera la possibilité d'élaborer des outils (guide sur les ressources halieutiques pour le personnel du comptoir, vidéo, etc.) afin d'aider les détaillants canadiens et étrangers à faire croître la consommation de produits de la mer canadiens.
27-5 Les coprésidents représentant l'industrie à la TRCVIPM rédigeront une lettre à l'intention d'AAC, de l'ACIA et de POC pour exprimer leurs préoccupations concernant l'aide à la coordination des vérifications du secteur des produits de la mer du Canada par des autorités étrangères.
27-6 La TRCVIPM explorera la possibilité de créer un groupe de travail pour diriger un projet de recherche visant à maximiser la valeur par kilogramme des produits de la mer canadiens.
27-7 La TRCVIPM explorera la possibilité de créer un groupe de travail pour examiner le programme sur la traçabilité et le programme des négociants dignes de confiance avec les États-Unis.
27-8 Pêches et Océans Canada communiquera à la TRCVIPM la liste des 50 programmes de financement ouvert au secteur des produits de la mer.
27-9 Pêches et Océans Canada devra faire le point sur les dispositions concernant l'importation de la loi sur la protection des mammifères marins des États-Unis et sur les incidences potentielles sur les principales exploitations de pêches ou d'aquaculture au Canada.
27-10 Emploi et Développement social Canada sera invité à la réunion de juin 2017 de la TRCVIPM afin de présenter la réponse du gouvernement sur le rapport HUMA concernant le Programme des travailleurs étrangers temporaires ainsi que le plan d'action anticipé visant la transformation des produits de la mer.
27-11 Affaires mondiales Canada sera invité à la réunion de juin 2017 de la TRCVIPM afin de fournir de l'information à jour au sujet de l'engagement du gouvernement auprès de la Chine concernant un possible accord de libre-échange.

Annexe B – Participants

Coprésidents

  • Carey Bonnell – chef, École des pêches, Marine Institute, Université Memorial (UM)
  • Ruth Salmon – Alliance de l'industrie canadienne de l'aquiculture
  • Nadia Bouffard – Pêches et Océans Canada

Industrie

  • Chris Curran – Ocean Choice International
  • Chris Sporer – Seafood Producers Association of British Columbia
  • Christian Brun – Union des pêcheurs des Maritimes
  • Christina Burridge – BC Seafood Alliance
  • Claude O'Hara – Glooscap Ventures
  • Dave Mergle – Ocean Quality North America
  • David Boyes – Arbegar Fishing Co. Ltd.
  • Ed Safarik – pêcheur commercial (par téléphone)
  • Geoff Irvine – Conseil canadien du homard (par téléphone)
  • Ian MacPherson – PEI Fishermen's Association
  • Jean Lanteigne – Conseil canadien des pêcheurs professionnels (CCPP)
  • Jerry Amirault – Lobster Processors Association of New Brunswick and Nova Scotia (par téléphone)
  • Karl Sullivan – The Barry Group
  • Katharine Brouillard – Les aliments High Liner Foods inc.
  • Kathleen Allen – Metro Inc.
  • Kerry Cunningham – Sea Star Seafoods Ltd.
  • Lisa Fitzgerald – Conseil du secteur des pêches de la Nouvelle-Écosse (par téléphone)
  • Mario Déraspe – Alliance des pêcheurs professionnels du Québec
  • Michelle Boudreau – Conseil canadien des pêches
  • Ron Schindler – Produits de la mer Clover Leaf
  • Taïna Bouchard – Association québécoise de l'industrie de la pêche
  • Terry Ennis – Atlantic Aqua Farms (par téléphone)

Gouvernements provinciaux

  • Michel Bélanger (Québec)
  • Janelle Kennedy (Nunavut) (par téléphone)
  • Larry Neilson / Mike Turner (Colombie-Britannique) (par téléphone)
  • Kimberly Watson (Nouveau-Brunswick)
  • Michelle Blinn (Nouvelle-Écosse)

Gouvernement fédéral

  • Hugh Hicks – Agence de promotion économique du Canada atlantique (par téléphone)
  • Soraya Cheung pour Rick Flohr – Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA)
  • Samuel Marleau Ouellet pour Sylvie Verdon – Innovation, Sciences et Développement économique (ISDE)

Jeunes participants

  • Alain d'Entremont – Scotia Harvest Inc.
  • Meghan Carter – Cermaq Canada Ltd.

Invités et conférenciers

  • Dawn Snyder – Sobeys Inc.
  • Brett Norton – Pêches et Océans Canada
  • Herman Wisse – Global Sustainable Seafood Initiative
  • Jane MacDonald – Ph. D., ACIA
  • Gina Sinclair – Pêches et Océans Canada
  • Kendal Hembroff – Affaires mondiales Canada
  • Kim McConnell – AdFarm (par téléphone)
  • Marco Valicenti – AAC
  • Matthew Scoppa – ACIA
  • Michael Dickinson – Emploi et Développement social Canada
  • Nicole Bouchard-Steeves – ACIA
  • Renée Sauvé – Pêches et Océans Canada
  • Rick Williams – Praxis Research & Consulting Inc.

Observateurs de l'industrie

  • Pierre Verreault – Conseil canadien des pêcheurs professionnels

Observateurs du gouvernement fédéral

  • Anne Dufresne – MPO (par téléphone)
  • Ben Gailor – AMC
  • Joann Perron – AAC
  • Joe Hawkins – MPO (par téléphone)
  • Justin Turple – MPO (par téléphone)
  • Lin Ai / Simon Andrews – MPO (par téléphone)
  • Stephanie Mitchell – ACIA (par téléphone)
  • Regina Palamar – AAC

Soutien

  • Rita Gaetano – AAC
  • Ingrid Schenk – Pêches et Océans Canada
  • Katherine LaFortune – Pêches et Océans Canada
  • Inge Vander Horst – AAC
  • Monica Treidlinger – AAC
  • Sylvie Millette LeDuc – AAC
  • Warren Gould – AAC
  • Trois interprètes et un technicien audiovisuel

Annexe C – Résumé de la séance en ateliers sur le Prochain cadre stratégique

Le secteur n'a pas de ministère fédéral unique pour adopter une approche globale qui embrasse toute la chaîne de la mer à la table.

Le secteur du poisson et des fruits de mer n'a pas accès à la majorité des fonds Cultivons l'avenir comme c'est le cas des autres secteurs alimentaires.

Marchés et commerce

  • L'industrie souligne les difficultés entraînées par le manque de transparence dans certains pays (par exemple le régime tarifaire en Chine, les pêches en Russie)
  • Il faut une réponse gouvernementale plus forte et plus rapide aux questions imprévues entourant l'accès aux marchés (par exemple les sanctions canadiennes à l'endroit de la Russie). L'industrie souligne les lacunes du soutien gouvernemental en cas de problèmes d'accès aux marchés touchant le secteur du poisson et des fruits de mer.
  • Elle est mécontente de devoir financer les vérifications par des autorités étrangères
  • Les rapports de renseignements commerciaux du gouvernement devraient se concentrer sur les marchés émergents et/ou en développement
  • La coordination au sein du gouvernement doit être améliorée (par exemple où trouver l'information)
  • Il faut que le gouvernement se mette à jour sur les questions d'accès aux marchés non traditionnels (par exemple la certification, les pratiques de travail)
  • Certaines questions d'accès aux marchés (par exemple la loi américaine sur la protection des mammifères marins) prennent de l'ampleur et prolifèrent, les barrières non tarifaires aux marchés deviennent plus fréquentes et de plus en plus coûteuses et il y a peu de ressources disponibles pour y faire face
  • De nombreux dossiers sont réglés de façon réactive plutôt que proactive (par exemple les nouveaux navires de pêche en construction mettent l'accent sur l'augmentation de la puissance au lieu de la sensibilité au bruit et aux vibrations pour se conformer aux règles de la loi américaine sur la protection des mammifères marins)

Transformation alimentaire à valeur ajoutée

  • La valeur ajoutée (c'est-à-dire la transformation) est la seule façon d'accroître la valeur des exportations de poisson et de fruits de mer
  • Les défis sont semblables à ceux d'autres secteurs alimentaires, c'est-à-dire pénurie de main-d'œuvre, coût de la main-d'œuvre, absence d'automatisation, nécessité d'augmenter le niveau de recherche et développement (R et D) (en matière de produits, de processus et de technologies) et innovation
  • Le Canada fait concurrence à des pays comme les États-Unis qui ont des installations de transformation massives et spécialisées
  • Il faut pouvoir transformer plus d'une espèce dans une seule usine et le faire tout au long de l'année
  • Le contexte réglementaire peut créer des entraves
  • Règles ou restrictions entourant l'étiquette « Fabriqué au Canada », le Guide alimentaire canadien concernant les gras trans, le sodium, le sucre
  • Lacunes dans les données – manque d'information (détermination des prix, pratiques exemplaires, consommation par habitant) complique la tâche de prendre des décisions éclairées
  • Les données existantes sont souvent regroupées, ce qui les rend beaucoup moins utiles
  • Un financement accru est requis pour la recherche en milieu aquatique et d'autres recherches disponibles publiquement
  • Accès à un soutien en R et D – au moyen d'établissements universitaires et autres
  • Accès à la main-d'œuvre – Programme des travailleurs étrangers temporaires, augmentation de l'immigration
  • Investissements en immobilisations (soutien au transfert technologique : une technologie adaptée au homard – comment l'adapter pour le crabe des neiges, la crevette, etc.)
  • Soutien au développement de marchés pour vendre nos produits sur les marchés étrangers

Confiance du public

  • Elle est importante parce qu'il y a beaucoup de désinformation dans le domaine public – il faut communiquer les preuves scientifiques sur la santé des stocks, la durabilité des pratiques de pêche, la santé des océans, communiquer le message que nous fournissons des aliments au monde et non que nous ne faisons que tuer des poissons
  • Il faut parler des points positifs et faire preuve de transparence à l'égard des points négatifs
  • Il faut parler d'une seule voix – l'industrie de la pêche se trouve dans les petites villes à la périphérie de notre pays et il est facile pour le gouvernement de les oublier
  • Nous voulons que le gouvernement reconnaisse que nous sommes devenus une industrie stratégique dont le potentiel n'est pas exploité et non une industrie en déclin – le gouvernement doit investir dans notre industrie pour réaliser ce potentiel
Date de modification :