Dix-huitième réunion de la Table ronde sur la chaîne de valeur de l'horticulture – Compte rendu des décisions

19 et 20 Décembre 2016 – Ottawa, Ontario

Mot d'ouverture

  • Christiane Deslauriers, coprésidente (gouvernement), et Keith Kuhl, coprésident (industrie), ont souhaité la bienvenue aux participants et ont souligné les changements touchant la liste des membres depuis la dernière réunion. Il fut noté que Luce Daigneault, l'un des deux coprésidents de l'industrie, n'a pu participer à la réunion.
  • Pour ce qui est des participants, Ryan Koeslag, de Mushrooms Canada, avait été invité à participer en tant que porte-parole des jeunes au sein de la Table ronde sur la chaîne de valeur de l'industrie de l'horticulture (TRCVIH), à l'appui de la Stratégie pour l'engagement des jeunes. Bill Stensson a remis sa démission en tant que membre de la Table ronde et du Groupe de travail sur l'eau.
  • Christiane a fait le point sur les priorités d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) en rapport avec un certain nombre d'initiatives fédérales intéressant particulièrement la Table ronde, notamment l'appui procuré au secteur de la transformation alimentaire, au commerce, et à la recherche et à l'innovation; l'élaboration d'une politique alimentaire nationale; et les contributions aux initiatives intergouvernementales sur le changement climatique et les technologies propres.

Mise à jour des questions horizontales touchant la Table ronde

  • De brèves mises à jour ont été présentées sur les activités relatives aux travaux des divers sous-comités de la TRCVIH de tous les présidents, dont le Sous-comité sur la salubrité des aliments de l'agriculture et de l'agroalimentaire (SCSAAA), le Groupe de travail sur les données commerciales et le Sous-comité sur la réglementation (SCR).
  • Étant donné que le travail du SCSAAA intéresse particulièrement la Table ronde, Heather Gayle, du Programme CanadaGAP, a fait le point sur les activités du SCSAAA et affirmé que ce sous-comité a été un chef de file du programme sur la salubrité des aliments. Elle a indiqué par ailleurs à la TRCVIH que les gouvernements américain et canadien avaient signé une entente visant à reconnaître leurs protocoles en matière de salubrité des aliments. Celle-ci sera continuellement actualisée en fonction de l'évolution des programmes.

Consultation sur le prochain cadre stratégique

  • Andrea Johnston, directrice générale de la Direction du développement et de l'analyse du secteur à AAC, a fait le point au sujet de l'élaboration du Consultation sur le prochain cadre stratégique (PCS) et a sollicité des commentaires de la part des intervenants de l'industrie concernant les six priorités figurant dans la Déclaration de Calgary de juillet 2016. Un sommaire de ces discussions figure à l'annexe C.

Recherche et innovation

  • Sylvie Jenni, gestionnaire de la Division des partenariats scientifiques de la Direction générale des sciences et de la technologie à AAC, a présenté de l'information sur l'appui procuré à AAC dans le secteur de l'horticulture. Les travaux du Groupe de travail sur l'accès à l'innovation et à la recherche relevant de la Table ronde seront examinés, y compris ses recommandations relatives aux futurs programmes scientifiques. La discussion qui en a suivi peut se résumer comme suit :
    • Les membres de l'industrie ont souligné la valeur et l'importance de la continuité des programmes de recherche, en particulier dans le secteur de l'horticulture. Comme de nombreuses organisations et entreprises horticoles sont des PME, les membres de l'industrie souhaiteraient que le financement soit partagé ainsi : 75 % au gouvernement et 25 % à l'industrie.
    • Les membres ont par ailleurs souscrit aux éléments suivants : financement stable à long terme; simplification des rapports financiers; possibilités de maintenir ou d'accroître la capacité de recherche actuelle; financement du transfert de connaissances. Les membres de la TRCVIH considèrent que l'horticulture peut offrir des solutions dans le domaine du changement climatique; ils ont fait remarquer que le changement climatique et les pratiques de production durable devraient être reconnus et inclus dans les secteurs de recherche admissibles. La collaboration entre les chercheurs de l'industrie, des milieux universitaires et du gouvernement est jugée capitale.

Consultations de l'Agence canadienne d'inspection des aliments

  • Brian Double, gestionnaire de la Division des initiatives stratégiques de la Direction de la protection des végétaux et de la biosécurité à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), a fait une présentation sur la réglementation proposée en matière de santé des animaux et de protection des végétaux. Patricia McAllister, gestionnaire national de la Section de l'horticulture, a fait une présentation sur l'initiative de transformation de l'Agence incluant les modifications proposées à sa politique relative aux tarifs d'utilisation. Les membres de l'industrie ont été priés de réfléchir aux dispositions qu'ils doivent prendre en vue d'être prêts pour les changements prévus. Ceux-ci reconnaissent la nécessité de participer aux consultations et à la communication des plans de l'ACIA afin d'être bien préparés.
  • L'industrie a reconnu le travail de l'Agence dans le domaine de la biosécurité. La plupart des produits horticoles disposent maintenant de leur plan en matière de biosécurité, mais il reste à faire au niveau de la diffusion de l'information et des outils aux producteurs. Les membres de l'industrie ont exprimé leur satisfaction relativement au système de prestation de services électroniques de l'ACIA, la plupart d'entre eux soulignant qu'ils ont un programme de salubrité des aliments en place et qu'ils sont prêts pour les changements anticipés dans le secteur.

Changement climatique et environnement

  • Alexandre Lefebvre, directeur des politiques environnementales d'AAC, a présenté les priorités gouvernementales en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et des efforts de protection de l'environnement. Il a expliqué que le Canada s'est fixé une cible. Chaque province élaborera et mettra en place ses propres approches, et tous les secteurs devront prendre les dispositions voulues pour satisfaire l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. S'ensuivirent des discussions approfondies sur l'incidence de la tarification du carbone, de la politique fiscale et des mesures de plafonnement et d'échange sur le secteur; l'énergie étant considérée comme l'élément le plus coûteux de la production en serre; des taxes supplémentaires sur le gaz naturel pourraient avoir comme effet d'augmenter de 30 % les coûts de chauffage des serres. On s'inquiète du fait que cela pourrait amener les producteurs à se déplacer vers des centres plus économiques aux États-Unis.
  • On a examiné ensuite le rôle que pourrait jouer dans ce domaine le Groupe de travail de la Table ronde sur la durabilité (GTD), au nom du secteur. Il a été souligné que le mandat du GTD était peut-être trop étendu pour lui permettre de fonctionner efficacement et de donner des résultats concrets. Il a été proposé que le Groupe de travail se centre sur les questions actuelles et émergentes où il pourrait avoir un impact au niveau du partage de l'information, de la planification et de la coordination. Les efforts à long terme devraient être menés et gérés par les associations nationales.
  • L'actuel président du GTD, Brian Gilroy, a quitté son poste et sera remplacé par Andrew Morse. Le nouveau président s'occupera par ailleurs du suivi avec le Sous-comité sur la durabilité et le changement climatique, qui a été créé par la Tribune de tous les présidents, afin d'assurer la contribution de la TRCVIH et la coordination des activités entre les deux groupes.

Examens de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire

  • Scott Kirby, directeur général de la Direction de l'évaluation environnementale de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) (Santé Canada), a fait le point sur les récentes décisions d'examen concernant certains pesticides (néonicotinoïdes). En réponse à des questions, M. Kirby a affirmé que les mesures prises par l'ARLA sont fondées sur des éléments probants provenant de multiples ensembles de données et sources dignes de foi. Il a souligné que le forum multipartite d'AAC, qui se tiendra le 21 décembre, donnera l'occasion à l'industrie de réunir les informations voulues pour aider à affiner les mesures d'atténuation des risques (par exemple, exempter les serres s'il peut être démontré qu'elles ne produisent pas d'effluents). M. Kirby a expliqué par ailleurs que les organismes de réglementation américains en viendront probablement aux mêmes conclusions scientifiques dans leur évaluation des néonicotinoïdes. Toutefois, contrairement à ce qui se passe au Canada, l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis est tenue de mener une analyse des coûts-avantages économiques avant de publier une décision provisoire, approche différente de l'ARLA, qui ne s'occupe que des répercussions sur l'environnement et la santé humaine, et non des facteurs économiques. Ainsi, alors que les résultats scientifiques des évaluations des risques pourraient être semblables, les décisions de l'EPA et de l'ARLA en matière d'atténuation des risques pourraient diverger. L'industrie se dit préoccupée par le remplacement éventuel des néonicotinoïdes par d'autres substances, et notamment par certains aspects environnementaux, commerciaux et relatifs aux coûts.

Confiance du public

  • Kim McConnell (d'AdFarm) a fait une présentation proposant des mesures à prendre en rapport avec les chaînes de valeur pour renforcer la confiance du public; il recherche aussi un soutien financier auprès de la TRCVIH pour une structure de gouvernance proposée (comité directeur ou centre), qui fournirait une infrastructure et un leadership au niveau des chaînes de valeur en vue de mener des actions visant à rassurer la population. Suite à une discussion portant sur le centre proposé, la Table ronde a rejetté tout appui officiel pour le moment. Brian Gilroy participera à la prochaine réunion prévue à Toronto le 9 février 2017 et fera rapport à ce sujet à la TRCVIH.

Dossiers importants / Planification à venir

  • Les coprésidents ont mené une discussion sur les questions émergentes et prioritaires nécessitant la prise de mesures par la Table ronde découlant des consultations préalables avec les membres. Celles-ci ont été regroupées dans les catégories suivantes :
    • Énergie et environnement (y compris l'infrastructure verte)
    • Exportations et échanges interprovinciaux
    • Questions fédérales-provinciales (gestion des risques d'entreprise (GRE)/assurance-récolte, tarification du carbone)
    • Enregistrement des produits/Accès aux produits de lutte antiparasitaire (ARLA)
  • Alors que d'autres aspects, comme la main-d'œuvre, la confiance du public et certaines initiatives environnementales, continuent d'intéresser grandement le secteur, on s'entend sur le fait que la Table ronde devrait se concentrer sur deux éléments requérant une action immédiate. Andrew Morse, de Fleurs Canada, a accepté de jouer le rôle de champion pour les travaux relatifs à la tarification du carbone, alors que Rebecca Lee, du Conseil canadien de l'horticulture (CCH), a consenti à diriger les activités relatives à l'enregistrement des produits et à l'accès aux produits de lutte antiparasitaire. Le Groupe de travail sur les plantes ornementales examinera les possibilités d'infrastructure verte.
  • De plus, on s'est entendu sur la nécessité de mettre en place une stratégie pour la communication des travaux de la TRCVIH, y compris les messages communs, et la distribution élargie des produits de la Table ronde. Le Conseil canadien de l'horticulture (CCH) et l'Alliance canadienne de l'horticulture ornementale (ACHO) ont accepté que leurs spécialistes en communications examinent le site Web de la TRCVIH en vue de trouver des moyens d'optimiser ses avantages et de communiquer avec ses membres pour attirer leur attention sur sa valeur en tant que ressource. Par ailleurs, le Groupe a convenu que le resserrement de la collaboration entre la TRCVIH et les associations nationales pourrait aider à tirer profit d'autres réseaux et des résultats des travaux de la Table ronde.

Autres points

  • On a examiné les lacunes au niveau de la composition de la TRCVIH. Une liste à jour des membres actuels sera distribuée. Les membres sont invités à proposer, par le biais du secrétariat de la Table ronde, de nouveaux membres qui seront pris en considération par les coprésidents.
  • La prochaine réunion de la TRCVIH est provisoirement fixée à la mi-novembre/fin novembre 2017.

Annexe A – Mesures de suivi et recommandations

Numéro
de la reunion / du point
Mesures de suivi Responsabilité Prochaines étapes et calendrier
18-1 Prochain cadre stratégique : Les membres de la TRCVIH chercheront à trouver des moyens de faire progresser les messages communs sur la Gestion des Risques de l'Entreprise et les programmes de recherche dont il a été question au cours de la réunion. Tous les organismes En cours
18-2 Communication et partage de l'information : Déterminer des stratégies et des options pour le transfert des connaissances en vue de veiller à ce que les rapports de la Table ronde soient largement diffusés, à ce que les produits et recommandations soient utilisés et mis à profit, et à ce que le secteur participe activement et précocement à d'autres initiatives dont il a été question lors de la réunion. Victor Santacruz / Division de la consultation du secteur (DCS) / CCH / ACHO Avril 2017
18-3 Communication et partage de l'information : Afficher le rapport du Groupe de travail sur l'accès à l'innovation et à la recherche sur le site FTP de la TRCVIH, ainsi que les renseignements généraux recueillis sur les modèles de financement de la recherche dans d'autres administrations. Afficher également sur le site FTP d'autres rapports et liens sur les questions abordées lors de la présente réunion, y compris le rapport du Groupe de travail sur la main d'œuvre et le lien vers les consultations de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. DCS Fait
18-4 Recherche : Le Groupe de travail sur l'accès à l'innovation et à la recherche examinera des modèles de financement des grappes. Hans Buchler Mars 2017
18-5 Environnement : On élaborera un plan d'action de la Table ronde sur l'incidence potentielle de la tarification du carbone sur le secteur. Andrew Morse Juin 2017
18-6 Environnement : Le Groupe de travail sur la durabilité se penchera sur son plan de travail; et évaluera les avantages potentiels de joindre le Groupe de travail sur la durabilité et le changement climatique de la Tribune de tous les présidents. Andrew Morse Juin 2017
18-7 Produits de lutte antiparasitaire : On élaborera un plan d'action de la Table ronde sur l'accès aux produits de lutte antiparasitaire. Rebecca Lee Juin 2017
18-8 Plantes ornementales : Le Groupe de travail sur les plantes ornementales procédera au renouvellement de sa composition et de son ordre du jour. Andrew Kuyvenhoven Juin 2017
18-9 Confiance du public : Brian Gilroy assistera à la réunion de Toronto sur le centre chargé de renforcer la confiance du public et réunira un complément d'information sur les questions soulevées par les membres de la Table ronde. Brian Gilroy En cours

Annexe B – Participants

Coprésidents

  • Keith Kuhl – Coprésident (industrie), Southern Manitoba Potato Company Ltd. et Conseil canadien de l'horticulture (CCH)
  • Christiane Deslauriers – Coprésidente (gouvernement fédéral), directrice générale, Direction générale des sciences et de la technologie (DGST) – Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Industrie

  • Andy Kuyvenhoven – Kuyvenhoven Greenhouses Inc. et Alliance canadienne de l'horticulture ornementale (ACHO)
  • Brian Gilroy – Association des fruiticulteurs et des maraîchers de l'Ontario
  • Hans Buchler – BC Wine Grape Council
  • Bill Stensson – ACHO et Sheridan Nurseries
  • Andrew Morse – Fleurs Canada
  • André Plante – Association des producteurs maraîchers du Québec/Conseil québécois de l'horticulture
  • Rebecca Lee – CCH
  • Pierre Petelle – CropLife Canada (CLC)
  • Victor Santacruz – Association canadienne des pépiniéristes et des paysagistes
  • Alison Robertson – Association des fruiticulteurs et des maraîchers de l'Ontario

Observateur de l'industrie

  • Michel Touchette – ACHO

Porte parole des jeunes

  • Ryan Koeslag – Mushrooms Canada (par téléphone)

Universités/recherche

  • Jim Brandle – Centre de recherche et d'innovation de Vineland

Gouvernements provinciaux

  • Laurie Adrien – ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
  • Lori Kittilsen – ministère de l'Agriculture de la Nouvelle-Écosse (par téléphone)
  • Robert C.J. Spencer – Alberta Agriculture and Forestry

Gouvernements fédéral

  • Sylvie Jenni – Direction générale des sciences et de la technologie, AAC
  • Shelly Binch – Emploi et Développement social Canada, Division du Programme des conseils sectoriels (par téléphone)

Invités et conférenciers

  • Andrea Johnston – Direction du développement et analyse du secteur, AAC
  • Brian Double – ACIA
  • Patricia McAllister – ACIA
  • Kim McConnell – Consultant, AdFarm (par téléphone)
  • Alexandre Lefebvre – Division des politiques environnementales, AAC
  • Scott Kirby – ARLA
  • Heather Gale – Programme CanadaGap

Observateurs fédéraux

  • Della Johnston – Direction générale des sciences et de la technologie d'AAC
  • Leslie Farmer – AAC – Centre de lutte antiparasitaire
  • Farid Makki – AAC (par téléphone)
  • Patricia Tolton – AAC – Bureau régional de l'Ontario (par téléphone)
  • Stephanie Mitchell – ACIA – Division des partenariats stratégiques (Sensibilisation et mobilisation) (par téléphone)
  • Jennifer Desroches – AAC – Direction générale des programmes (par téléphone)
  • Dustin Remillard – AAC – Bureau régional des Prairies (par téléphone)
  • Jill Jensen – AAC – Direction générale des politiques stratégiques – Division des politiques environnementales
  • Jane Morisset – AAC – Secrétariat de l'accès aux marchés (par téléphone)
  • Stéphane Audet – AAC (par téléphone)

Soutien fédéral

  • Sheila Jones – AAC
  • Maxine Grier – AAC
  • Gayle Smith – AAC
  • Stephen Page – AAC
  • Ron Gerold – AAC
  • Violette Jacques – AAC
  • Claudine Routhier – AAC
  • Regina Palamar – AAC

Annexe C – Contributions de l'industrie de l'horticulture au Prochain cadre stratégique

Marchés et échanges commerciaux

  • La réglementation sur la salubrité des aliments devrait être simplifiée en vue de faciliter la commercialisation des produits.
  • Il faudrait que les inspecteurs appliquent de manière plus cohérente la réglementation, d'un produit à un autre, afin de rendre les règles du jeu équitables au niveau des activités de développement des marchés.
  • Des questions techniques devraient être traitées, notamment :
    • Demande de remise de certificats phytosanitaires électroniques et une variété d'autres dossiers phytosanitaires.
    • Harmonisation des limites maximales de résidus (LMR) et enregistrement/réévaluation de produits de protection des cultures. La différence dans la manière dont le Canada traite les LMR comparativement aux États-Unis désavantage les Canadiens. Le Conseil de coopération en matière de réglementation Canada-États-Unis (CCR) a réussi à assurer l'harmonisation de la réglementation entre l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) et l'Environmental Policy Agency.
    • Les LMR touchent directement le commerce de ginseng avec la Chine.
    • Obstacles commerciaux interprovinciaux.
  • La main-d'œuvre demeure une question clé. À moins que le secteur ne renforce de manière sensible l'automatisation de leur processus pour assurer la compétitivité et accroître la productivité, des mesures devront être prises pour améliorer l'accès à la main-d'œuvre. À cet égard, l'examen du Programme des travailleurs étrangers temporaires demeure une grande priorité.
  • Une stratégie de commercialisation devrait être élaborée en vue d'aider à promouvoir la contribution du secteur à l'environnement par le biais de sa capacité de rétention du carbone. Il faut toutefois effectuer de la recherche en vue de valider cette allégation.
  • Il convient de favoriser le développement de l'horticulture dans les lieux publics communs pour un environnement plus sain.

Science, recherche et innovation

  • L'industrie appuie fortement la continuité des programmes de recherche. Un financement stable à long terme, la simplification des rapports financiers, de nouvelles capacités de recherche, le financement du transfert de connaissances et la recherche sur les pratiques de production durable pour la lutte contre le changement climatique sont tous des priorités établies. Les membres ont également souligné l'importance de la collaboration entre les chercheurs de l'industrie, des milieux universitaires et des gouvernements.
  • Les programmes devraient permettre le partage des coûts jusqu'à 75 p. 100.
  • Des programmes de grappes scientifiques devraient être accessibles à l'échelle régionale, car les cultures et les problèmes varient en fonction des différentes parties du pays.
  • Il faudrait examiner différents modèles de financement des programmes en tenant compte des différences au niveau de la capacité organisationnelle et financière du secteur.
  • La recherche publique sur les pesticides devrait se poursuivre; il existe de nombreux marchés à couvrir et de questions à traiter pour lesquels l'industrie a besoin d'un soutien.
  • S'assurer de financer adéquatement l'adaptation au changement climatique, l'évolution des préférences des consommateurs et les pratiques de production durable, qui sont des champs de recherche prioritaires pour l'industrie de l'horticulture.
  • L'innovation (programme Agri-innovation) et la recherche (programme des grappes scientifiques) devraient continuer d'être des sources de financement distinctes. Le financement devrait être alloué à des projets dont les avantages mesurables par l'innovation peuvent être démontrés.
  • La Direction générale des programmes devrait veiller à ce que les programmes soient déployés rapidement (printemps 2017) pour que les activités puissent commencer en avril 2018.

Gestion des risques d'entreprise

  • La GRE et l'assurance-récolte demeurent prioritaires pour l'industrie de l'horticulture; les objectifs et les priorités devraient être mieux définis. Par exemple, en vertu du programme Agri-stabilité, les changements apportés dans le cadre de Cultivons l'avenir (CA 2) qui ont réduit la marge de référence ont entraîné l'abandon du programme Agri-stabilité par de nombreux producteurs. Les critères du programme devraient être modifiés pour répondre aux besoins du secteur.
  • Souvent, les programmes d'AAC ne tiennent pas compte du fait que les procédés de production moderne à l'aide de hautes technologies utilisés dans certains secteurs, comme les serres, sont des entreprises plus importantes qui supposent nécessairement plus de dépenses en immobilisations et de revenus, ce qui fait que certaines limites de programme sont établies bien en dessous de ce qu'elles devraient être.
  • Les producteurs qui cernent et réduisent de façon agressive les facteurs de risque deviennent inadmissible aux programmes gouvernementaux, tels qu'Agri-stabilité et le Programme d'assurance-récolte. Ces producteurs ont recours à de bonnes pratiques de durabilité et sont généralement des chefs de file du secteur de l'agriculture. Le gouvernement devrait songer à prendre ces producteurs en exemple pour encourager les autres producteurs à cerner les risques et à trouver des solutions.

Durabilité environnementale et changement climatique

  • En réponse à la priorité des gouvernements fédéral et provinciaux en matière de changement climatique, les programmes admissibles devraient inclure les initiatives (des secteurs de l'horticulture et des plantes ornementales) destinées à réduire les émissions de GES, à accroître l'efficacité, à évaluer les cycles de vie, etc.
  • On a besoin d'élaborer des outils visant à mesurer adéquatement les émissions de carbone engendrées par le secteur agricole.
  • La programmation de l'infrastructure verte devrait être intégrée dans le PCS. L'industrie des plantes ornementales mène actuellement une campagne visant à sensibiliser le public à sa contribution au développement durable; le financement devrait être accessible pour appuyer cette allégation.
  • Il faudrait mener des consultations sur la tarification du carbone auprès du secteur de l'horticulture, dans le but d'évaluer l'incidence potentielle sur les marchés et les exportations.
  • Les revenus découlant de la tarification du carbone devraient être réinvestis dans le secteur agricole pour appuyer à 100 p. 100 des projets destinés à réduire la production de carbone et à encourager les pratiques de gestion durables et exemplaires.
  • La tarification du carbone devrait être établie à l'échelle nationale plutôt qu'à l'échelle provinciale, afin d'assurer une meilleure cohérence (harmonisation) sur le plan de l'application et des niveaux fiscaux.
  • Les consommateurs s'attendent à ce que l'industrie utilise des pratiques responsables envers l'environnement. Par conséquent, l'industrie apprécie le soutien du gouvernement pour l'aider à s'adapter aux questions environnementales, telles que la gestion des eaux et des eaux usées et d'autres questions liées comme l'utilisation de l'énergie et la réduction de l'emballage.
  • Le PCS devrait appuyer l'établissement d'une certification pour l'évaluation de la durabilité des exploitations agricoles.
  • La réglementation environnementale devrait être fondée sur la science.

Transformation des produits agricoles et agroalimentaires à valeur ajoutée

  • Il faut favoriser l'automatisation des processus en vue de diminuer les besoins en main-d'œuvre étrangère.
  • Les entreprises axées sur les services, comme les entreprises d'aménagement paysager, et les centres de vente au détail, tels que les centres de jardinage, devraient être reconnus en tant que constituants admissibles de l'agriculture ayant accès aux programmes d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Confiance du public

  • Comme la réglementation est un facteur commun à tous les secteurs agricoles, les consommateurs doivent avoir une confiance absolue dans le système de réglementation et être sensibilisés aux règlements et pratiques en matière de production alimentaire si l'on veut renforcer la confiance du public et des consommateurs.
  • Comme la communication est un élément clé pour le renforcement de la confiance et la promotion des avantages environnementaux du secteur de l'horticulture et des plantes ornementales, il faudrait affecter des fonds aux activités dans ce domaine.
  • Il est attendu que les tables rondes continueront d'être des chefs de file et que les organismes nationaux contribueront financièrement pour permettre l'embauche d'un coordonnateur pour obtenir la confiance du public collectivement. Il est difficile pour l'industrie de déterminer la voie à suivre si elle ne sait pas où elle en est actuellement en ce qui concerne la salubrité des aliments et la durabilité. On propose qu'un financement soit octroyé pour effectuer ces examens.

Autres dossiers

  • Les jeunes agriculteurs ont besoin de soutien pour s'intégrer au secteur de l'agriculture, puisqu'il est de plus en plus difficile pour eux de se faire une place dans le monde de l'agriculture.
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