Les produits canadiens de l'érable - Situation et tendances en 2006-2007

Formats de rechange

Emblème arboricole du Canada

L'érable en tant qu'espèce a été officiellement proclamé emblème arboricole du Canada le 25 avril 1996. La feuille d'érable symbolise le Canada et est dépeinte sur son drapeau. Depuis 1965, la feuille d'érable occupe le centre du drapeau national du Canada et constitue le symbole canadien le plus visible à l'échelle nationale et internationale. La feuille d'érable est aussi l'élément le plus important de l'image de marque Canada.

Le drapeau canadien

Aperçu

Production mondiale

Le Canada et les États-Unis sont les deux seuls pays producteurs de sirop d'érable au monde. En 2006, la production mondiale de sirop d'érable a été estimée à 40 990 tonnes métriques (tm). Les Canadiens ont réalisé 82 % de cette production, et les Américains, le reste. Les Canadiens sont donc les plus importants producteurs de sirop d'érable avec, en 2006, une production de 33 745 tm, dont la valeur se chiffre à 177,9 millions de dollars canadiens. De leur côté, les Américains ont réalisé une production de 7 245 tm pour une valeur de 45,3 millions de dollars des États-Unis (Tableau 2).

Figure 1 - Production acéricole en Amérique du Nord, Canada et États-Unis, 1997-2006

La description de cette image suit.
Description - Figure 1

La production acéricole est mesurée en volume (tm).

  États-Unis Canada Total
1997 6 490 28 465 34 955
1998 5 795 27 805 33 600
1999 5 940 33 379 39 319
2000 6 155 43 991 50 146
2001 5 245 30 076 35 321
2002 7 375 35 073 42 448
2003 6 300 42 373 48 673
2004 7 535 43 777 51 312
2005 6 210 37 157 43 367
2006 7 245 33 745 40 990

Au cours des cinq dernières années, la production canadienne a représenté 85 % de la production mondiale, et la production américaine, 15 %. Les pourcentages fluctuent légèrement d'une année sur l'autre à cause des variations de rendements liés aux conditions météorologiques particulières chaque printemps dans les deux pays.

Vu la faible consommation de la production au Canada, l'industrie acéricole constitue un secteur d'exportation très important. (Voir Consommation canadienne). Entre 2002 et 2006, le Canada a exporté en moyenne l'équivalent de 83 % de sa production.


Situation au Canada

Les provinces canadiennes productrices de sirop d'érable sont le Québec, avec 91,1 % de la production nationale en 2006, suivi du Nouveau-Brunswick (4,5 %), de l'Ontario (3,9 %) et de la Nouvelle-Écosse (0,5 %). L'Île-du-Prince-Édouard en produit également, mais en petites quantités.

Figure 2 - Répartition par province de la production de sirop d'érable au Canada en 2006
Un diagramme circulaire illustrant les données fournies ci-dessus.

Selon le Recensement de l'agriculture de 2006 de Statistique Canada, environ 9 731 exploitations agricoles (4,2 % de l'ensemble des fermes canadiennes) produisaient du sirop d'érable à une échelle commerciale, soit 6 % de moins qu'en 2001. Entre 2001 et 2006, le nombre moyen d'entailles par exploitation a augmenté de 20 %, passant de 3 268 à 3 913.

Au Canada, la production de sirop d'érable a doublé au cours des deux dernières décennies. Elle est passée de 18 466 tm en 1990 à 37 157 tm en 2005 (Tableau 2) après avoir atteint un sommet de près de 44 000 tm en 2000. La production des nouvelles entailles sur les terres publiques et privées, l'augmentation de la productivité des entreprises par suite de la modernisation des équipements (tubulure, pompe à vide, osmose inversée) et l'amélioration des connaissances techniques des exploitants se sont traduites par l'expansion considérable de la production. De plus, il reste encore un énorme potentiel d'entailles non exploitées. Par exemple, le Québec n'exploite qu'environ 38 millions des 110 millions d'entailles inventoriées sur son territoire par le ministère des Ressources Naturelles du Québec en 1998.

Toutefois, la production a dû ralentir son rythme de croissance, car le secteur acéricole ne pouvait plus vendre la totalité de sa production et avait accumulé des surplus d'inventaire considérables une année sur l'autre au cours des dernières années. Afin de gérer cette situation de surplus, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) a instauré un système de contingentement de la production ou quotas à partir du printemps 2004. Cette mesure permet à la fois de contrôler la production actuelle vendue en vrac et l'entrée de nouvelles érablières en production. Au dire de la FPAQ, le volume des inventaires en vrac au Québec à la fin de la récolte de l'année commerciale 2006 s'élève à 16 809 tm (37 048 millions de livres), soit l'équivalent de 50 % de l'ensemble de la production canadienne en 2006. Ce volume comprend toutefois un niveau d'inventaire stratégique de 13 612 tm (30 millions de livres) pour assurer un approvisionnement continu des marchés. Les nouvelles usines de transformation de sirop d'érable qui fabriquent des produits à valeur ajoutée et l'augmentation des exportations ont contribué à réduire les surplus. La faible récolte de sirop d'érable de 2007 a mis fin à la situation excédentaire. Compte tenu de cette nouvelle situation, la FPAQ planifie de nouvelles répartitions de contingents pour 2008 et l'arrivée de nouveaux producteurs pour répondre à la demande.

2005 et de 10 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. La diminution de la production de 2006 par rapport à celle de 2005 tient principalement à la température moins favorable à la coulée, mais aussi à l'autodiscipline des entreprises acéricoles québécoises qui ont respecté leur contingent de production et à la hausse du coût du combustible. La production du Québec, qui représente la plus grande partie de la production canadienne, a marqué une chute de 11 %. La production de l'Ontario est demeurée relativement la même que l'année précédente. En Nouvelle-Écosse, la production a augmenté de 24 % comparativement à l'année 2005 en raison de conditions météorologiques favorables. La production du Nouveau-Brunswick a cependant connu une hausse de 23 % par rapport à celle de 2005. Cette province signale des augmentations de production successives à chaque année depuis l'an 2000.

Production provinciale

En 2006, le Québec a produit 30 752 tm ayant une valeur à la ferme estimée à 154,7 millions de dollars. Les Québécois sont de loin les principaux producteurs de sirop d'érable au Canada et au monde avec 75 % de la production mondiale. La majeure partie de leur production se concentre dans le Centre et dans l'Est de la province. La région Chaudière-Appalaches fournit environ 39 % de la production québécoise, le Bas-Saint-Laurent 19 % et l'Estrie 15 % (Tableau 3).

On estime que 44 % des érablières du Québec compte 3 000 entailles ou moins, 15 %, 10 000 entailles ou plus tandis que seulement 2 % ont plus de 30 000 entailles.

Selon les données de la Table Filière Acéricole, le nombre d'entailles au Québec s'élevait à 38,033 millions en 2005. La région du Bas-Saint-Laurent revendique le plus grand nombre d'entailles par exploitation (12 481) tandis que la région Chaudière-Appalaches, qui produit la plus grande quantité de sirop au Québec, en compte 5 204 par exploitation.

Le Nouveau-Brunswick arrive au deuxième rang des provinces productrices canadiennes avec une production de 1 527 tm d'une valeur de 10,9 millions de dollars. Le sirop d'érable est produit surtout dans les comtés de Restigouche, York, Madawaska, Carleton et Albert.

L'Ontario occupe le troisième rang des provinces productrices; sa production de 1 310 tm évaluée à 11,2 millions de dollars se concentre dans les régions du Sud-Ouest, principalement dans le comté de Waterloo. Le comté de Lanark, situé dans l'Est, est la deuxième zone de production de la province.

En Nouvelle-Écosse, le comté de Cumberland est la région qui produit le plus de sirop avec plus de 67 % des entailles de la province.

À l'Île-du-Prince-Édouard, on dénombre neuf exploitations acéricoles dont la production est concentrée dans les comtés de Queen et de Prince.

Production biologique

Techniquement, la transition de la production acéricole selon le mode traditionnel vers le mode biologique est relativement facile à réaliser. Toutefois, le principal défi de la production biologique est la mise en oeuvre d'un système de commercialisation efficace afin de conserver les marchés existants et d'accéder à de nouveaux marchés. Après une montée en flèche, la production biologique de sirop d'érable connaît des années difficiles. Au cours de la période 2001-2003, les acheteurs de sirop d'érable ont payé aux producteurs les coûts des primes et de la certification biologique pour alléger les coûts d'investissement supplémentaires liés à la production de sirop d'érable biologique. Entre 2004 et 2006, les acheteurs ont cessé d'absorber les coûts des primes et de la certification. L'entrée en vigueur de normes plus strictes visant les produits biologiques et nécessitant des investissements additionnels, l'interdiction d'utiliser les injecteurs d'air et les surplus de production accumulés ont entraîné une chute du volume et du nombre de producteurs de sirop d'érable biologique au cours des deux dernières années.

Au Québec, le nombre de producteurs est passé de 414 en 2004 à 249 en 2006, soit une baisse de 40 %. Au cours de la même période, la production de sirop d'érable biologique vendu en vrac a chuté de 12,3 millions de livres à sept millions de livres par année. En 2007, les acheteurs ont recommencé à acquitter les coûts des primes et de la certification pour éviter une pénurie de sirop d'érable biologique. La majeure partie du sirop d'érable biologique est écoulée sur les marchés d'exportation. Les producteurs reçoivent une prime de 0,15 $/lb en moyenne pour le sirop d'érable biologique livré en vrac dans le cadre de l'agence de vente.

Selon le dernier Recensement de l'agriculture, le Québec comptait 279 érablières biologiques en 2005, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick huit chacun, et la Nouvelle-Écosse en comptait trois. Pour de plus amples renseignements sur la production biologique, voir Production biologique et la section Certification biologique. Un nouvel outil « Trousse de transition vers l'agriculture biologique - Production acéricole (PDF externe) » est accessible sur le Web.

Prix moyens à la ferme

Pour la saison 2006, le prix moyen payé (Tableau 2) aux acériculteurs québécois a été de 5,03 $ le kg (2,28 $ la livre), comme lors de la saison 2005. Quant au prix moyen payé aux acériculteurs ontariens il s'est chiffré à 8,55 $ le kg (3,88 $ la livre) comparativement à 8,39 $ (3,81 $ la livre) en 2005. Le prix obtenu par les acériculteurs du Nouveau-Brunswick a baissé à 7,12 $ le kg (3,23 $ la livre) comparativement à 7,25 $ (3,28 $ la livre) en 2005. En Nouvelle-Écosse, le prix a diminué à 7,51 $ le kg (3,41 $ la livre) contre 8,37 $ (3,80 $ la livre) l'année précédente.

Distribution

Dans l'industrie acéricole, les produits sont vendus par deux réseaux de distribution:

Ventes en petits contenants de détail
(Cinq litres ou moins ou cinq kilogrammes ou moins)

Les producteurs peuvent vendre leurs produits directement aux consommateurs, en petits contenants, sur place à la ferme, dans des éventaires routiers, dans les cabanes à sucre commerciales, dans les marchés publics, dans les magasins d'alimentation, dans les boutiques de cadeaux, etc.

Ventes en vrac en gros contenants
(Plus de cinq litres ou plus de cinq kilogrammes)

Au Québec, environ 85 % de la production est vendue en vrac à des entreprises de conditionnement ou à des acheteurs en vrac et à des exportateurs qui redistribuent les produits de l'érable en vrac ou préemballés. Ces produits peuvent être vendus à des magasins d'alimentation, à des supermarchés, à des boutiques de cadeaux à la fois sur les marchés intérieurs et internationaux.

Consommation canadienne

La consommation per capita de produits de l'érable est plutôt faible dans l'ensemble du Canada. En 2005, la consommation canadienne de produits de l'érable exprimée en équivalents sirop d'érable a été établie à 0,26 kg par personne, soit une baisse de 10 % par rapport au 0,29 kg de 2004. Estimée à environ 32,3 millions d'habitants en 2005, la population canadienne a consommé à peu près 8 400 tm de produits de l'érable en équivalent sirop d'érable. En volume, cette consommation représente environ 23 % de la production canadienne de 2005. Au cours de la même année, la consommation per capita de sucre blanc raffiné s'est établie à 32,70 kg soit 126 fois plus.


Situation aux États-Unis

Les États américains producteurs de sirop d'érable sont le Vermont avec 32 % de la production américaine en 2006, suivi par le Maine (21 %), l'État de New York (17 %), le Wisconsin (7 %), le New Hampshire (4 %), le Michigan (5 %), l'Ohio (5 %), la Pennsylvanie (5 %), le Massachusetts (3 %) et le Connecticut (0,7 %).

Figure 3 - Répartition par État de la production américaine de sirop d'érable en 2006
Un diagramme circulaire illustrant les données fournies ci-dessus.

Le volume total de la production de sirop d'érable connaît régulièrement de grandes fluctuations d'une année sur l'autre à cause de la température. En 2006, les températures dans les États producteurs de produits de l'érable ont varié dans l'ensemble du pays. Les producteurs du Maine, du Michigan, de l'Ohio, du Vermont et du Wisconsin ont signalé des conditions météorologiques favorables, mais ceux des cinq autres États ont connu un temps trop chaud ou trop froid pour permettre la coulée. Ces conditions ont donné lieu à une hausse de la production par rapport à celle de l'année précédente dans tous les États producteurs, sauf au Massachusetts et au Connecticut. La production américaine de 2006 a été estimée à 7 245 tm (1 449 000 gallons US), soit une augmentation de 17 % par rapport à 2005, mais 4 % de moins qu'en 2004. Le nombre d'entailles a été évalué à 7,26 millions, en hausse de 2 % par rapport au total de 7,10 millions enregistré en 2005. Le rendement à l'entaille a été estimé à 2,2 livres, soit une augmentation de 14 % par rapport à l'année précédente.

Le Vermont a dominé la production avec 2 300 tm (460 000 gallons US), une hausse de 12 % par rapport à l'année précédente. Le Maine a vu sa production passer à 1 500 tm (300 000 gallons US) une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente. Il a été suivi par l'État de New York où la production a atteint 1 265 tm (253 000 gallons US) pour une hausse de 14 % par rapport à 2005. Le Figure 3 illustre la répartition de la production américaine par État producteur.

Le prix moyen Footnote 1 de l'équivalent d'un gallon en 2006 était de 31,30 $ US (6,23 $ US le kg), soit 5 % de plus qu'en 2005. Les prix de l'équivalent d'un gallon ont largement varié en Nouvelle-Angleterre, allant de 24,30 $ US (4,86 $ US le kg) dans le Maine à 58,20 $ US (11,63 $ US le kg) dans le Connecticut. Pour plus de précisions, consulter NASS (PDF externe) .

Commerce

Le Canada est le premier pays exportateur de produits de l'érable au monde, devant les États-Unis; en 2006, il a vendu dans 42 pays. L'année 2006 constitue une année record au niveau du volume et de la valeur des exportations canadiennes de produits de l'érable. Le volume des exportations a atteint 35 964 tm soit 11 % de plus que l'année précédente et 19 % de plus que la moyenne des cinq années précédentes. La valeur totale des exportations a atteint 190,2 millions de dollars. Il s'agit d'une hausse de 15 % par rapport à 2005 et de 27 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. (Tableau 4).

Figure 4 - Valeur des exportations canadiennes de produits de l'érable, 1997-2006

La description de cette image suit.
Description - Figure 4

Un graphique démontrant la valeur des exportations canadiennes de produits de l'érable. La valeur totale des exportations (en dollars canadiens) a atteint 104 millions en 1997, 113 millions en 1998, 111 millions en 1999, 106 millions en 2000, 129 millions en 2001, 154 millions en 2002, 147 millions en 2003, 154 millions en 2004, 165 millions en 2005, et 190 millions en 2006.

Entre 1997 et 2006, le volume des exportations canadiennes est passé de 22 813 tm à 35 984 tm ce qui représente un taux d`augmentation annuel moyen de 5,2 %. Pour la même période, la valeur des exportations est passée de 104 à 190 millions de dollars, ce qui constitue un taux d'augmentation annuel de 7,3 %.

Le Québec est demeuré le plus important exportateur de produits de l'érable et a réalisé en 2006 96 % (183,3 millions de dollars) des ventes canadiennes totales à l'étranger; il a été suivi de l'Ontario avec 1,9 % (3,7 millions de dollars) et du Nouveau-Brunswick avec 1,1 % (2 millions de dollars).

Les neuf principaux pays acheteurs de sirop d'érable en 2006 (Tableau 5) ont été les États-Unis suivis du Japon, de l'Allemagne, de la France, de l'Australie, du Royaume-Uni, du Danemark, de la Suisse et des Pays-Bas. Ces neuf pays ont représenté 98 % de la valeur des exportations canadiennes au cours de la dernière année.

Les États-Unis constituent le principal débouché des produits de l'érable canadiens. Les expéditions aux États-Unis ont atteint 137,1 millions de dollars canadiens en 2006, soit 72 % de la valeur totale des exportations canadiennes. Le volume et la valeur des produits acheminés vers ce pays au cours de la dernière année ont augmenté malgré la hausse de la valeur du dollar canadien. Le Canada a exporté dans 32 États. Les principaux acheteurs ont été le Vermont, la Californie, le New Hampshire, le New Jersey et l'État de Washington.

Le Japon se classe au deuxième rang des pays importateurs de produits de l'érable canadiens. Il représente un potentiel de croissance important comme le démontre l'augmentation rapide des exportations vers ce pays entre 2001 et 2006. Au cours de cette période, la valeur des exportations canadiennes de produits de l'érable est passée de 6,8 à 19 millions de dollars. L'industrie canadienne de l'érable bénéficie des retombées économiques de ses tout récents efforts de promotion et de commercialisation sur le marché japonais.

Les exportations canadiennes de produits de l'érable progressent considérablement dans plusieurs pays d'Europe. L'ensemble des exportations vers l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas, le Danemark, la Suisse et la Belgique est passé de 18,1 millions de dollars en 2002 à 26,1 millions de dollars en 2006. Ces sept pays représentaient 14 % de la valeur des exportations canadiennes. Les exportations de produits de l'érable vers l'Australie ont également augmenté considérablement au cours des cinq dernières années.

Le Tableau 6 présente la répartition des exportations canadiennes des produits de l'érable selon les grandes régions du monde. En 2006, les exportations vers l'Amérique du Nord (essentiellement les États-Unis) prennent toujours le premier rang avec une valeur 137,1 millions de dollars. Les exportations vers l'Europe arrivent au deuxième rang à 27,6 millions de dollars, suivies de celles de l'Asie à 20,5 millions de dollars et de l'Océanie à 4,5 millions de dollars. Les exportations vers l'Afrique, l'Amérique centrale, dans les Caraïbes et vers l'Amérique du Sud ont légèrement augmenté.

La hausse de la valeur des exportations canadiennes de produits de l'érable en 2006 comparativement à 2005 est surtout attribuable à l'Amérique du Nord (15 % de plus) et à l'Europe (24 % de plus). Le Japon, la Corée du Sud, Taiwan, la Thaïlande, Israël et Singapour sont les principaux pays acheteurs de l'Asie et du Moyen-Orient.

En 2006, les États-Unis ont exporté dans 48 pays 3 563 tm de produits de l'érable pour une valeur de 11 874 millions de dollars US comparativement à 4 597 tm (9 627 millions de dollars) l'année précédente. Les principaux clients des États-Unis ont été le Canada (39 % du volume des exportations des États-Unis), le Japon (12 %), les Émirats arabes unis (8 %), l'Arabie Saoudite (6 %) et le Mexique (5 %). Le volume des exportations vers le Canada est passé de 1 157 tm en 2005 à 1 372 tm en 2006, soit une hausse de 19 %. La baisse du volume total des exportations en 2006 par rapport au volume exporté en 2005 est surtout attribuable à la diminution des exportations vers les Émirats arabes unis qui sont passées de 1 157 tm à 287 tm En 2006, les États-Unis ont importé 27 769 tm du Canada comparativement à 24 643 tm en 2005.

Exigences réglementaires

Tous les aliments vendus au Canada sont assujettis aux exigences législatives pertinentes que prévoient la Loi et le Règlement sur les aliments et drogues et la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation ainsi qu'aux dispositions réglementaires visant certains produits particuliers en vertu de la Loi sur les produits agricoles au Canada. La Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation ne s'applique qu'aux produits préemballés et vendus au détail.

Ces lois et règlements contiennent des dispositions qui interdisent l'étiquetage trompeur des aliments. Le chapitre 13 du Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) traite plus spécifiquement des produits de l'érable.

En plus de satisfaire aux exigences réglementaires provinciales, les produits de l'érable doivent respecter les normes de qualité et de salubrité des aliments ainsi que les exigences liées à l'inspection, au classement, à l'emballage et à la marque de commerce énoncées dans le Règlement sur les produits de l'érable de la Loi sur les produits agricoles au Canada.

Figure 5 - Classe de couleur
Une photo des classes de couleur de sirop d'érable.

Le Règlement sur les produits de l'érable exige que tous les produits de l'érable proviennent exclusivement de la concentration de la sève d'érable ou du sirop d'érable, ce qui exclut tout succédané. Le sirop d'érable doit être obtenu strictement par concentration de la sève d'érable ou par dilution ou dissolution, dans l'eau potable, d'un produit de l'érable. Les succédanés d'érable et les produits à saveur d'érable doivent être étiquetés correctement afin d'éviter toute confusion avec les produits de l'érable purs. Le sirop d'érable canadien est classé et vendu sous l'appellation Canada no 1 (extra clair, clair et médium), Canada no 2 (ambré), ou Canada no 3 (foncé).

Pour écouler les produits de l'érable à l'échelle internationale ou interprovinciale, les producteurs doivent satisfaire aux exigences de la Loi sur les produits agricoles au Canada et du Règlement sur les produits de l'érable. Cette réglementation régit la commercialisation - soit interprovinciale, soit liée à l'importation ou à l'exportation - des produits agricoles, dont le sirop d'érable, et elle prévoit à cette fin l'institution de normes et de désignations de catégorie nationales, leur inspection et leur classification, l'agrément d'établissements ainsi que les normes y relatives. Les producteurs qui désirent exporter ou commercialiser dans une autre province des produits de l'érable visés par le Règlement sur les produits de l'érable doivent satisfaire aux exigences liées à la commercialisation de leurs produits, y compris celles liées aux agréments. Voir le site Web suivant : Agence canadienne d'inspection des aliments. On peut obtenir la liste des établissements agréés en téléphonant au 514-283-8888 ou en la demandant par écrit au numéro de télécopieur 514-283-3143 ou à Ottawa au 613-221-7166, télécopieur 613-221-7294. Depuis le 1er janvier 1999, les certificats d'exportation relatifs au sirop d'érable ne sont plus obligatoires sur le marché international.

Il existe des différences entre le Canada et les États-Unis relativement aux catégories utilisées et réglementées dans chacun des pays, dans leurs provinces et leurs États respectifs. L'utilisation de différentes terminologies sème la confusion chez plusieurs consommateurs et commerçants étrangers. Par conséquent, l'Institut international du sirop d'érable (IISE) a créé un groupe de travail chargé de consulter l'ensemble de l'industrie acéricole nord-américaine et d'étudier les possibilités d'harmoniser l'appellation des différentes catégories de sirop d'érable au Canada et aux États-Unis. L'harmonisation des catégories fait présentement partie des dossiers prioritaires de l'IISE.

Mesures facultatives

Les établissements de transformation agréés auprès de l'ACIA peuvent participer volontairement au Programme d'amélioration de la salubrité des aliments (PASA) de l'ACIA, qui est axé sur les principes HACCP - Analyse des risques et maîtrise des points critiques. Ce système reconnu mondialement réunit un ensemble de principes simples, mais efficaces, qui visent à contrôler la salubrité des aliments dans les établissements de transformation, depuis la réception des matières premières jusqu'à l'expédition du produit final. Le système HACCP constitue une façon de gérer les dangers chimiques, biologiques et physiques que présente la production des aliments. Le Canada est un chef de file mondial dans l'élaboration de programmes préalables, de modèles génériques et de systèmes HACCP et en ce qui concerne leur mise en oeuvre dans les établissements de produits alimentaires. Pour être reconnus HACCP/PASA par l'ACIA, les établissements agréés de produits de l'érable doivent élaborer des procédures et mettre en oeuvre des mesures de contrôle appropriées. Les inspecteurs de l'ACIA sont chargés de vérifier périodiquement la conformité et l'efficacité du système HACCP et des mesures de contrôle qui y sont associées dans le cadre du processus de vérification réglementaire. Actuellement, il n'est pas obligatoire d'apposer sur un emballage une marque de conformité, comme un logotype qui permettrait aux exportateurs de produits de l'érable de promouvoir officiellement la reconnaissance HACCP/PASA selon laquelle leurs établissements sont agréés par l'ACIA. Une politique sur cette question est en cours d'élaboration et devrait être approuvée prochainement.

Dans le cadre d'une autre initiative facultative, les exportateurs de produits de l'érable peuvent s'adresser au Bureau de normalisation du Québec (BNQ), qui est accrédité par le Conseil canadien des Normes (CCN), pour attester la conformité de leur sirop d'érable avec la norme NQ-8280-005. Pour être reconnus par le BNQ, les établissements de transformation doivent mettre en place des mesures visant à assurer le contrôle de la salubrité et la conformité avec les exigences de qualité qui y sont associées. Les inspecteurs du BNQ sont chargés de vérifier périodiquement la conformité de ces mesures. Une fois les établissements reconnus, ils sont autorisés à apposer la marque de conformité du BNQ sur l'emballage des produits certifiés.

Certification biologique

La majeure partie du sirop d'érable certifié biologique est écoulée sur les marchés internationaux. La reconnaissance internationale de la certification biologique canadienne est alors très importante pour le secteur acéricole canadien. Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance du secteur de la production alimentaire biologique.

En juin 1999, une norme canadienne facultative en agriculture biologique a été publiée et a été révisée sous l'égide de l'Office des normes générales du Canada (ONGC). En 2006, les nouvelles normes nationales en agriculture biologique (CAN/CGSB-32.310-2006 (PDF externe) et CAN/CGSB-32.311-2006 (PDF externe)) ont été publiées. Un système national obligatoire a été annoncé en décembre 2006. Cette réglementation protégera les consommateurs contre les fausses allégations concernant la nature biologique d'un produit et régira l'utilisation du nouveau logotype « biologique Canada ». Le Règlement sur les produits biologiques renforcera la capacité du secteur de la production biologique de saisir les occasions du marché international et intérieur. Pendant l'institution progressive du logotype « biologique Canada » au cours des deux prochaines années, son utilisation sera autorisée uniquement à l'égard des produits certifiés comme satisfaisant à la norme canadienne révisée visant la production biologique et contenant au moins 95 % d'ingrédients biologiques. À la suite de la période de mise en place progressive, tous les produits biologiques devront être certifiés en vue du commerce interprovincial et international. En ce qui concerne la production de sirop d'érable biologique, les normes visant les produits biologiques doivent être respectées à toutes les étapes de la fabrication du sirop d'érable, depuis l'entretien et la mise en valeur de l'érablière à la collecte et à l'entreposage de la sève et jusqu'à la transformation de la sève en sirop et en produits dérivés. Cela vise également l'assainissement de l'équipement et le stockage des produits finis.

Au Québec, la Loi sur les appellations réservées régit la désignation biologique depuis février 2000. Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) a le mandat de contrôler l'application de l'appellation biologique et a adopté les Normes biologiques de référence du Québec qui sont au moins égales à celles adoptées par la Commission du Codex Alimentarius. Le CARTV est chargé d'agréer les organismes de certification, en se fondant sur ces normes de référence et sur la norme ISO/CEI 17011, qui traite des exigences relatives à la certification des produits. Les normes biologiques de référence du Québec en matière d'acériculture sont accessibles sur le site Web du CARTV Section 3.7.


Méthodes de production du sirop d'érable

Au Canada, trois principales essences d'érable sont utilisées pour la production de sirop. L'essence acéricole par excellence est l'érable à sucre (Acer saccharum). On se sert également d'autres types comme l'érable rouge (Acer rubrum) et l'érable noir (Acer nigrum Michx.f). L'érable argenté (Acer saccharinum) est rarement utilisé car sa sève, comme celle de l'érable rouge, est moins riche en sucre. Bien que ces arbres poussent dans plusieurs régions du monde, c'est surtout dans l'Est de l'Amérique du Nord (Figure 5) qu'ils trouvent le climat propice à l'acériculture (Voir Service canadien des forêts).

Dans des conditions idéales, l'érable à sucre atteint la taille appropriée pour être entaillé au bout d'une quarantaine d'années. Un arbre bien entaillé donnera, goutte à goutte, entre deux et cinq litres de sève par une chaude journée printanière, et pourra continuer à fournir de la sève pendant un siècle. Durant la saison des sucres, d'une durée approximative de six semaines, un érable moyen produit entre 35 et 50 litres de sève, dont on tirera entre un litre et 1,5 litre de sirop d'érable.

Un érable sain peut être entaillé lorsque son tronc atteint un diamètre de 20 cm à une hauteur de 1,3 mètre au-dessus du niveau du sol. Le nombre d'entailles varie selon le diamètre de l'arbre. Habituellement, on pratique entre deux et quatre entailles par arbre.

La sève d'érable, claire et légèrement sucrée, a la consistance de l'eau de source. Le goût caractéristique de l'érable se développe uniquement à la faveur d'une ébullition assidue. Le sucre de la sève provient de l'amidon qu'a produit l'arbre de mai à août et qu'il a emmagasiné dans ses racines. À la fonte des neiges, l'amidon se transforme en sucre (saccharose), qui est mis ensuite en circulation dans l'arbre en prévision de la saison de croissance. Ainsi, la sève circule dans l'arbre par intermittence, du début de mars à la mi-avril pendant le dégel du sol au printemps, mais avant l'éclosion des bourgeons. Pour que la production de sève soit bonne, il faut une alternance de journées chaudes et de nuits froides dont la température se situe sous le point de congélation. Les températures optimales sont +5°C le jour et -5°C la nuit. Habituellement, la sève d'érable ne coule pas durant la nuit. D'après les experts, la sève recueillie ne représente que 5 % des réserves totales stockées dans les racines; son prélèvement ne nuit donc pas à l'arbre.

Dans certaines exploitations acéricoles, le processus de production est le même qu'autrefois, mais l'équipement a changé. Les entreprises modernes disposent d'un équipement permettant, par le procédé d'osmose inverse, de concentrer la teneur en sucre de la sève de trois à quatre fois; cela permet de réduire les frais de chauffage et d'obtenir un sirop plus clair. Le système sous vide de tubulures de plastique jouit d'une popularité grandissante pour la cueillette de la sève d'érable.

Figure 6 - Aire de répartition de l'érable à sucre

La description de cette image suit.
Description - Figure 6

Carte du nord-est de l’Amérique du Nord, incluant les provinces canadiennes et les états américains suivants : Ontario, Québec, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Wisconsin, Michigan, Ohio, Pennsylvanie, New York, Connecticut, Massachusetts, New Hampshire, Vermont et Maine.

Cette carte indique que l’aire de répartition de l'érable à sucre de la région inclut le Wisconsin, le Michigan, New York, le Connecticut, le Massachusetts, le New Hampshire, le Vermont, le Maine, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard.

La Pennsylvanie et l’Ohio font aussi partie de l’aire de répartition de l'érable à sucre, mais les portions sud de ces états ne sont pas présentes sur la carte.

L’Ontario et le Québec sont seulement partiellement dans l’aire de répartition de l'érable à sucre. Pour l’Ontario, les zones du sud-est et du sud-ouest font partie de cette région. La portion sud du Québec est aussi comprise dans cette région, avec l’exception d’une petite partie vers le coin nord du Fleuve Saint-Laurent.

Le sirop d'érable doit être produit exclusivement par concentration de la sève d'érable ou par dilution ou dissolution, dans l'eau potable, d'un produit de l'érable. Le sirop est « prêt » lorsqu'il atteint une température de 104°C (au niveau de la mer), valeur qui est en relation directe avec la quantité de sucre nécessaire (66 degrés Brix,) et la coloration. Le degré Brix est le poids en grammes de matières sèches contenues dans 100 grammes d'une solution dans l'eau distillée. Pour mesurer ces paramètres, le producteur utilise un densimètre ou un réfractomètre qui lui permet d'établir la teneur en sucre et un colorimètre ou un spectrophotomètre grâce auquel il peut déterminer la coloration aux fins de la classification.

Si l'évaporation se poursuit, le sirop devient sursaturé. Lorsque le sirop sursaturé est refroidi à la température normale de la pièce, le sucre en excédent du niveau de la concentration stable normale précipite ou cristallise à partir de la solution. C'est cette capacité d'augmenter la concentration du sucre au-dessus du niveau stable qui permet de produire d'autres produits de l'érable, soit la tire d'érable, le beurre d'érable, le sucre d'érable mou et le sucre d'érable dur. Tous les produits dérivés obtenus exclusivement par concentration de la sève d'érable ou du sirop d'érable, ce qui exclut tout succédané, proviennent à la fois de la production d'une solution de sirop sursaturée par suite d'une évaporation additionnelle et du contrôle du processus de cristallisation et de précipitation qui se fait en régularisant la vitesse, la durée de refroidissement et le niveau d'agitation ou de brassage, ce qui influe sur la dimension des cristaux et la vitesse de leur formation.

Les spécialistes de l'acériculture recommandent d'assainir le matériel acéricole à l'aide de nettoyants, d'assainisseurs et/ou de désinfectants acceptés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Certains produits spécifiques doivent obligatoirement être homologués par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires et ses Règlements. Pour plus de détails, consulter le Guide d'acceptation et d'homologation des produits et matériaux destinés à l'acériculture (PDF externe).

Le Centre ACER a rédigé récemment le « Cahier de transfert technologique en acériculture ». Ce document d'information permet aux acériculteurs d'améliorer la productivité de leurs érablières et la qualité des sirops produits à la ferme grâce au transfert des connaissances techniques et à l'adoption une meilleure gestion des exploitations.

L'Ohio State University vient tout juste de rééditer en 2006 son North American Maple Syrup Producers Manual (PDF externe, en anglais seulement). Ce manuel a été rédigé par une équipe d'experts composée de 20 chercheurs, producteurs et enseignants issus du monde acéricole.

Avec la participation de différents intervenants de l'industrie, les manufacturiers d'équipements acéricoles ont élaboré un document intitulé « Normes sur les équipements acéricoles destinés à la production de sirop d'érable (PDF externe) ». Ces normes sont volontaires et approuvées par l'Institut international du sirop d'érable (IISE).

La Roue des flaveurs de l'érable

Une équipe de recherche a mis au point la Roue des flaveurs des produits de l'érable. Ce nouvel outil de références aide les producteurs de sirop d'érable à exploiter les nombreux arômes de ce produit. La Roue est un guide de référence circulaire qui, à l'aide de mots et d'expressions connus de tous, décrit avec exactitude la qualité et la variété des arômes des produits de l'érable. Cet outil utilise une terminologie commune aux intervenants et aux consommateurs du secteur acéricole qui facilite la promotion des produits et l'éducation des consommateurs.


Facteurs influents sur l'avenir de l'acériculture

Changement climatique

Les données obtenues de l'observation climatologique révèlent une tendance à la hausse des températures durant le siècle dernier. La communauté scientifique prévoit, à l'aide de modèles dynamiques de l'atmosphère, que le réchauffement global se poursuivra au cours des quelques prochains siècles et que ce réchauffement sera plus perceptible en hiver et au printemps. Des températures plus élevées au cours de la saison des sucres pourraient influer gravement sur le secteur acéricole nord-américain. Les producteurs acéricoles subissent déjà certains changements : une date d'entaillage de plus en plus hâtive, une saison de plus en plus écourtée et des modifications radicales de la production au niveau régional, ce qui pourrait être directement lié au temps plus chaud. Les régions productrices situées plus au nord pourraient bénéficier d'un plus grand nombre de jours de températures optimales, soit -5°C la nuit et +5°C le jour, pour la coulée de la sève. Par contre, l'inverse pourrait se produire dans les régions plus chaudes. De plus, une couche de neige plus mince associée aux changements climatiques pourrait être le principal facteur climatique à affecter la production acéricole. Des accumulations tardives en décembre et des dégels au milieu de l'hiver pourraient provoquer le gel du sol et réduire le transport de la sève. Les données climatiques révèlent déjà que le nombre de jours avec précipitation de neige a diminué au cours des dernières décennies. Il semble également évident que les cycles de gels et de dégels sont plus importants que par le passé. La prolongation du temps sec en été et les périodes importantes de précipitation au printemps inquiètent également les producteurs acéricoles. Bien que l'érable à sucre présente une meilleure tolérance à l'ozone, il est très vulnérable aux précipitations acides, aux incendies et aux inondations. Sous l'effet des changements climatiques, les conditions extrêmes pourraient s'intensifier et devenir plus fréquentes, ce qui souligne la nécessité d'alléger et d'adapter les pratiques de l'industrie acéricole Footnote 2. Dans les régions plus chaudes, les érables pourraient être plus victimes de ravageurs et atteints de maladies. Le changement climatique serait lourd de conséquence pour la diversité biologique, les nouvelles conditions de croissance favorisant certaines espèces tout en en menaçant d'autres. Il pourrait y avoir une modification de la composition des érablières et de leur répartition géographique.

Hausse du coût de l'énergie

Au cours des dernières décennies, la montée en flèche du prix du pétrole s'est traduite par une augmentation constante du coût de l'énergie nécessaire à la production du sirop d'érable. En effet, la production de sirop d'érable nécessite un volume important d'huile à chauffage qui est devenu une dépense d'opération majeure pour la plupart des grandes fermes acéricoles. De plus, l'utilisation de l'huile à chauffage entraîne des émissions de gaz à effet de serre et d'autres polluants. L'industrie acéricole est donc à la recherche d'alternatives pour stabiliser son coût d'énergie et réduire sa dépendance vis-à-vis le pétrole. Elle travaille donc présentement à la mise au point de technologies permettant une plus grande utilisation de la biomasse forestière en acériculture afin de stabiliser le coût de l'énergie tout en contribuant à la protection de l'environnement. Voir CANBIO (en anglais seulement).

Tendances alimentaires

Au cours des deux dernières années, les changements démographiques et des préoccupations en matière de santé, comme l'obésité et les maladies cardiovasculaires, ont joué un rôle capital à l'égard des choix alimentaires des consommateurs et des tendances alimentaires.

Dans une perspective démographique, nous assistons à la croissance d'une population vieillissante, au ralentissement de la croissance démographique, à la diminution de la taille des ménages (familles moins nombreuses, un plus grand nombre de familles monoparentales), à la hausse de l'immigration, à une plus grande diversification des groupes ethniques et à la modification des habitudes alimentaires, par exemple, les aliments prêts à servir. Ces divers facteurs influent sur le choix des aliments, les quantités préférées et les habitudes d'achat. Voir Tendances alimentaires au Canada d'ici 2020.

La population vieillit et est consciente de l'augmentation des coûts liés aux soins de santé. De plus en plus, les consommateurs recherchent des aliments non seulement pour leur valeur nutritive de base, mais également pour les avantages qu'ils présentent pour la santé. Les consommateurs comprennent mieux les liens qui existent entre le régime alimentaire et les maladies. Les domaines de la technologie alimentaire et de la nutrition sont en plein essor. Ces facteurs entraînent un développement très accéléré du marché international des aliments nutraceutiques et fonctionnels.

En réaction aux nombreux problèmes de santé liés à l'obésité, la population réduit sa consommation de matières grasses et de sucres et choisit des aliments en fonction de leur faible teneur en gras et ou en sucre. Les consommateurs se préoccupent de plus en plus de l'authenticité, de la pureté et de l'innocuité de leurs aliments. Ils tiennent également compte de la qualité gustative, de l'aspect environnemental, du mode de production et de préparation dans leurs critères de choix. La demande croissante de produits biologiques révèle nettement le souhait des consommateurs d'obtenir des aliments sains produits dans un cadre respectueux de l'environnement à toutes les étapes de la production.

Il faut donc tenir compte des diverses tendances alimentaires lorsqu'il s'agit de positionner les produits de l'érable afin de tirer profit des tendances favorables et de limiter l'impact des tendances négatives. Les produits de l'érable peuvent profiter du triple engouement actuel des consommateurs : les produits sains naturels, la valeur gustative et la découverte de la gastronomie. En effet, les produits de l'érable sont considérés comme une source naturelle de sucre et perçus comme des aliments purs, authentiques, sains, savoureux ayant un goût particulier et faciles à utiliser. Même si, à l'échelle mondiale, la consommation de sucre tend à diminuer, la consommation de friandises demeure importante. Les produits à base de sirop d'érable doivent donc disputer leur place à d'autres produits fins dans le panier des consommateurs. Depuis quelques années, l'industrie acéricole profite déjà de l'augmentation de la demande accrue de sirop d'érable biologique, et le développement de ce marché se poursuit. Le sirop d'érable biologique peut répondre à un besoin de sécurité des consommateurs qui perçoivent les aliments biologiques comme étant plus sains et plus écologiques que ceux provenant de l'agriculture traditionnelle.


Perspectives et défis

Déséquilibre entre l'offre et la demande

Au cours de la dernière décennie, le volume de la production a augmenté beaucoup plus rapidement que celui des ventes intérieures et des exportations, créant un déséquilibre entre l'offre et la demande de produits de l'érable. L'industrie a donc accumulé des surplus d'inventaires une année sur l'autre. Toutefois, la situation des surplus est actuellement bien en main. Pour la première fois depuis de nombreuses années, le volume des exportations en 2006 a été plus élevé que celui de la production, grâce aux surplus des années précédentes.

Figure 7 - Évolution de la production et des exportations, 1997-2006

La description de cette image suit.
Description - Figure 7

Les exportations ont augmenté d’environ 23 000 tm en 1997 à environ 35 000 tm en 2006. La production est restée supérieure à l'exportation jusqu'en 2006 alors que seulement 34 000 tonnes ont été produites. Les années 2000 et 2004 ont toutefois connu une augmentation de production atteignant chacune près de 45 000 tm.

Concurrence et promotion

Même si les produits de l'érable occupent une place particulière aux yeux de nombreux consommateurs, ils doivent concurrencer d'autres types d'édulcorants moins coûteux comme le miel, le sucre de canne, le sirop de table, le sirop de maïs et d'autres édulcorants. Depuis plusieurs années, l'accumulation des inventaires de sirop d'érable, un produit insatisfaisant, des efforts insuffisants en développement de marchés et la concurrence d'autres produits ont forcé l'industrie à se concentrer davantage sur la promotion éducative ou simplement à rappeler aux consommateurs l'existence du sirop d'érable et les éduquer sur l'authenticité, les avantages pour la santé et la valeur du sirop d'érable comme agent sucrant naturel.

Le sirop d'érable est un produit à caractère saisonnier. Bien qu'on puisse maintenant en trouver l'année durant sur les rayons des marchés d'alimentation, les autres produits dérivés de l'érable ne sont pas aussi facilement accessibles. La disponibilité permanente de ces produits dérivés en magasin pourrait en encourager la consommation

Les consommateurs manquent d'information sur les multiples usages du sirop d'érable et sur les manières de le conserver. L'industrie doit sans cesse informer et éduquer les consommateurs au Canada et à l'étranger sur les façons de conserver et d'utiliser le sirop d'érable et les produits dérivés et de les intégrer à leur alimentation. L'éducation des divers groupes ethniques pour l'intégration graduelle du sirop d'érable à leur menu représente un potentiel de développement pour notre marché intérieur.

La consommation de sirop d'érable par personne au Canada demeure plutôt faible. Le marché intérieur pourrait absorber une partie plus importante de la production et réduire ainsi la dépendance de l'industrie envers les marchés étrangers. Le marché des ingrédients et le secteur de la restauration collective (hôtels, restaurants, institutions ou HRI) représentent des marchés potentiels en vue de l'utilisation plus importante du sirop d'érable et des produits à valeur ajoutée dans l'élaboration de leurs recettes et comme accompagnement de certains mets. Le secteur acéricole doit soutenir son effort promotionnel visant ces établissements idéals pour faire découvrir les produits de l'érable à la clientèle locale et aux touristes.

L'industrie s'est fixé elle-même des normes de qualité plus élevées afin de favoriser la promotion de ses produits à l'étranger. Le sirop d'érable doit d'abord faire l'objet d'une promotion générique de la part de l'ensemble de l'industrie. Par la suite, la promotion générique doit être complétée par les efforts individuels des exportateurs.

La concertation de l'industrie est également essentielle pour protéger la qualité du produit. De plus, une bonne collaboration entre les principaux intervenants de l'industrie est fondamentale pour que les efforts de promotion auprès des acheteurs étrangers portent fruit. Une promotion bien planifiée devrait permettre de consolider et d'étendre les marchés existants tout en favorisant la recherche de nouveaux créneaux pour les produits.

Pour intensifier l'effet des efforts de promotion, il faut entreprendre des études afin de mieux connaître les caractéristiques, les habitudes et les besoins des clientèles ciblées. Il est primordial de choisir des moyens de communication appropriés et d'adapter les messages aux clientèles visées. Il faut de toute nécessité considérer le produit dans la perspective des clients et répondre à leurs besoins, en situation de concurrence, tout en insistant sur des avantages supplémentaires et les qualités particulières du sirop d'érable.

Des efforts constants de promotion générique et non générique par l'industrie auprès des acheteurs étrangers sont primordiaux. Une bonne collaboration entre les principaux intervenants de l'industrie est essentielle au succès des activités de promotion. La vigueur de l'industrie canadienne de l'érable est étroitement liée au développement des marchés d'exportation de ses produits. L'industrie se doit d'augmenter ses ventes sur les marchés traditionnels tout en développant de nouveaux marchés pour poursuivre son expansion par la suite.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) appuie l'industrie acéricole canadienne dans le cadre de ses stratégies visant le développement des marchés internationaux. En 2004 et 2005, AAC a accordé 276 625 $ à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) dans le cadre du Programme international du Canada pour l'agriculture et l'alimentation (PICAA). Ces fonds ont servi à la relance à court terme de la promotion générique des produits de l'érable canadiens et, en collaboration avec l'ensemble des partenaires de l'industrie, à planifier une stratégie internationale à long terme concernant les tendances des marchés d'exportation.

Les produits de l'érable doivent être positionnés de façon à pouvoir profiter des tendances alimentaires porteuses favorables qui en favorisent la consommation tout en minimisant les incidences des tendances ayant pour effet d'en réduire la consommation. L'industrie doit mettre en valeur auprès des clients potentiels l'authenticité des produits de l'érable ainsi que leur valeur alimentaire, nutritionnelle et fonctionnelle.

Divers

Le maintien de mesures de contrôle de la qualité à toutes les étapes du processus, depuis la production et la transformation jusqu'à l'emballage et à la livraison, est essentiel pour protéger et développer des marchés à l'échelle mondiale.

L'industrie canadienne doit de plus en plus transformer son sirop d'érable au Canada même afin de bénéficier de la valeur ajoutée de ses produits et des retombées au niveau des emplois.

Les exportations de produits de l'érable sont très sensibles aux fluctuations de la valeur du dollar canadien par rapport à la devise des États-Unis. Longtemps, la décroissance du dollar canadien a favorisé les exportations, mais la hausse actuelle de la valeur du dollar pourrait produire l'effet contraire.

Dans le secteur acéricole, le Canada possède l'avantage de l'expertise et un climat unique.

Le nombre d'érables non encore exploités représente un potentiel important de ressources pour le développement futur de l'industrie acéricole canadienne.

La baisse de l'offre mondiale du sucre et l'augmentation de son prix pourraient faciliter la mise en marché et l'utilisation industrielle d'un édulcorant de grande qualité comme le sirop d'érable.

Les arbres ont joué un rôle important dans l'histoire du Canada et ils conservent aujourd'hui un intérêt commercial, environnemental et esthétique pour tous les Canadiens. L'érable présente une importance commerciale exceptionnelle. Source de précieux produits en bois, il alimente l'industrie du sucre d'érable et contribue à l'embellissement du paysage. Le bois d'érable, dont la dureté, la résistance et autres qualités sont variables, est recherché pour la parqueterie, la menuiserie, les boiseries d'intérieur, le placage et la fabrication d'ustensiles de bois. Matière première de plusieurs industries florissantes de l'est du pays, il est également très estimé pour la confection de meubles et l'ébénisterie.


Recherche

La recherche contribue à l'avenir du secteur canadien de l'érable. L'industrie doit affecter des ressources humaines et financières à la recherche et à l'innovation afin de concevoir de nouveaux produits et de nouveaux usages. Une meilleure compréhension de la composition de la sève et du sirop d'érable pourrait conduire au développement de nouveaux usages industriels à valeur ajoutée.

AAC appuie les initiatives nationales visant à accélérer le développement d'une vaste gamme de nouveaux produits industriels, sains et nutritifs d'origine végétale, animale et issus de microorganismes. En 2005, AAC a contribué pour 532 565 $ au secteur acéricole canadien par l'intermédiaire de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec dans le cadre du Programme d'innovation en agroalimentaire afin d'appuyer la mise en oeuvre de la stratégie d'innovation du secteur aéricole canadien au cours des trois prochaines années.

Le North American Maple Syrup Council (en anglais seulement) (NAMSC) a créé un fonds de recherche en 1987. Le programme a été élaboré afin d'obtenir des fonds à l'intention des universités et des institutions qui mènent des recherches au profit de l'ensemble de l'industrie acéricole. Les fonds sont attribués et distribués à des institutions compétentes aux États-Unis et au Canada à l'occasion de projets de recherche de choix.

Le Centre ACER inc est un centre de recherche financé et orienté par les principaux intervenants du secteur acéricole québécois. Il est réputé au sein de l'industrie des produits de l'érable pour son expertise dans le transfert des connaissances scientifiques et de la technologie. Ses cinq principaux domaines de recherche sont le transfert de technologies, le développement de produits de l'érable à valeur ajoutée, la consolidation de la position concurrentielle des produits de l'érable grâce à une meilleure efficacité des systèmes de production et à la protection d'une ressource et d'un environnement durable.

En mars 2007, CBC News (les actualités au volet anglophone de Radio-Canada) a annoncé qu'un scientifique du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), Jalal Hawari, venait de découvrir un nouvel usage possible de la sève d'érable qui peut constituer la base d'un polymère ou plastique biodégradable naturellement désigné polyhydroxyalkanoates (PHA). Des bactéries appelées Alcaligenes latus transforment le saccharose de la sève, par la fermentation, en un type de polyester biologiquement inerte. Le plastique ainsi créé peut servir dans des applications médicales comme les systèmes de libération des médicaments et les fils chirurgicaux.


Valeur nutritionnelle

Les glucides se composent principalement d'oses ou sucres simples et ils se dissolvent rapidement dans l'organisme afin de fournir de l'énergie. Le glucose et le fructose sont les éléments les plus populaires des sucres simples. Dans le sirop d'érable pur, le glucose et le fructose se combinent pour former du saccharose. Le sirop d'érable contient environ 65 % de saccharose et entre 1 % et 2 % de glucose et de fructose. Il renferme également du potassium, du calcium, du fer, du zinc, du magnésium, du manganèse et de la riboflavine. Il se distingue par l'absence de gras.

L'indice glycémique (IG) est une échelle de 0 à 100 qui permet de classer les aliments riches en glucides selon leur propension à provoquer la hausse de la glycémie comparativement au glucose ou au pain blanc après en avoir mangé.

En 2006, le Dr Huot, M.D., M.Sc., pédiatre et endocrinologue à l'Hôpital Sainte-Justine de Montréal a mené une étude clinique portant sur l'indice glycémique du sirop d'érable. Cette étude positionne avantageusement le sirop d'érable comparativement à quatre autres produits édulcorants. Étant donné la variabilité de l'indice glycémique pour les aliments en général, la FPAQ présente les résultats d'indice glycémique sous forme de spectre de valeur d'indice glycémique au lieu de valeur absolue. Pour plus de détails, voir Fiche technique sur l'indice glycémique sur le site web de la FPAQ.

Étiquetage nutritionnel

Depuis décembre 2005, les modifications apportées au Règlement sur les aliments et drogues ont rendu obligatoire l'étiquetage nutritionnel pour la plupart des aliments préemballés, notamment les produits de l'érable. Les producteurs, transformateurs, importateurs et détaillants des produits de l'érable ayant un chiffre d'affaires supérieur à 1 000 000 $ doivent se conformer à la nouvelle réglementation sur l'étiquetage nutritionnel administrée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). La nouvelle réglementation s'appliquera à tous les producteurs et transformateurs des produits de l'érable dès le 12 décembre 2007. Le « Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments » de l'ACIA au chapitre 5 et au chapitre 6 comprend d'autres précisions sur les exigences de l'étiquetage nutritionnel.

Allégations fonctionnelles

Les allégations fonctionnelles sont interdites sur les étiquettes des produits vendus comme aliments. Ce type d'allégation n'est autorisé que sur les produits de santé naturels et est géré par Santé Canada en vertu du Règlement sur les aliments et drogues. Voir le Règlement sur les produits de santé naturels.


Image de marque Canada

L'image de marque Canada pour le secteur de l'alimentation et de l'agriculture a été conçue en collaboration étroite avec l'industrie et les gouvernements provinciaux à partir d'études sérieuses. L'initiative sert à prendre l'image internationale solide du Canada et à la mettre à profit afin d'accroître les ventes des produits alimentaires et agricoles canadiens et d'en promouvoir l'image.

Donc, si vous participez au commerce d'exportation, que vous soyez de l'industrie ou du gouvernement, vous voudrez en savoir davantage à propos de l'étude de marché sur les consommateurs et les acheteurs que nous avons effectuée sur nos principaux marchés d'exportation, nos outils et nos modèles, les éléments graphiques de l'image de marque Canada, notre promesse liée à la marque et bien d'autres éléments. Ces renseignements sont offerts sur le site Web de Image de marque Canada.

La feuille d'érable est l'élément le plus important de l'image de marque Canada.

Le Service d'exportation agroalimentaire (SEA) est un guichet unique qui fournit des renseignements sur les marchés, des conseils sur le commerce ainsi qu'un appui aux activités d'exportation.

Figure 8 - La feuille d'érable de l'image de marque Canada
Une feuille d'érable rouge.


Annexe

Méthodologies

« X » signale des données inaccessibles en raison d'exigences relatives à la confidentialité ou de l'absence d'information.

Tous les montants en dollars sont des sommes nominales non corrigées.

Recettes monétaires agricoles (RMA) = Revenu total des producteurs tiré des produits agricoles et des paiements de programme.

Valeur à la ferme (VF) = Revenu total des producteurs (revenu estimatif).

Les unités de mesure

  • tm = tonne métrique
  • kg = kilogramme
  • g = gramme
  • mg = milligramme
  • ha = hectare
  • lb = livre
  • l = litre

Facteurs de conversion

  • 1 lb = 0,454 kg
  • 1 tm = 1 000 kg
  • 1 ha = 2,47 acres
  • 1 gallon impérial = 4,546 l
    = 6,023 kg
    = 13,248 lb de sirop
    = 9,2 lb de sucre d'érable
    = 10,4 lb de tire d'érable
  • 1 l 0,220 gallon
    = 1,325 kg = 2,92 lb
  • 1 lb = 0,34 l
  • 1 tm = 2 204 lb
  • 1 gallon des États-Unis = 3,785 l
    = 11,03 lb

Références

Liens utiles

Personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec les personnes suivantes :

Rémi Gagnon
Téléphone : 613-759-6245
Télécopieur : 613-759-6312
Courriel : remi.gagnon@inspection.gc.ca

Stephen Page
Téléphone : 613-759-6237
Télécopieur : 613-759-6312
Courriel : stephen.page@agr.gc.ca

Division de l'horticulture et des cultures spéciales
Équipe marchés et commerce
Agriculture et Agroalimentaire Canada

Bien qu'aucun effort n'ait été ménagé pour que l'information contenue dans le présent document soit exacte, Agriculture et Agroalimentaire Canada n'assume aucune responsabilité quant à l'exactitude et à la fiabilité des renseignements ou aux décisions qui en découlent. L'information contenue dans le présent document peut être reproduite sans le consentement des responsables d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Les éléments législatifs mentionnés dans ce document ne sont pas exclusifs; d'autres règlements provinciaux et fédéraux pourraient s'appliquer. Le présent document n'a aucune valeur légale. Pour obtenir plus de précisions, veuillez communiquer avec le représentant officiel chargé de chacun des documents réglementaires.

Note de bas

Note de bas de page 1

Le prix moyen de l'équivalent d'un gallon est une moyenne pondérée des prix de vente au détail, en gros et en vrac.

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Note de bas de page 2

Changement climatique : Une menace insidieuse sur l'industrie acéricole. Don C. Maciver- Conférence d'Environnement Canada lors de l'assemblée annuelle du Conseil nord-américain du sirop d'érable - 24 octobre 2005, Trois-Rivières (Québec).

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Formats de rechange

Aide sur les formats de rechange

Les produits canadiens de l'érable - Situation et tendances en 2006-2007 (Version PDF, 1,95 MO)