Bioproduits

La bioéconomie canadienne – en chiffres

  • Plus de 200 entreprises canadiennes fabriquent ou développent des bioproduits;
  • Ce secteur a employé plus de 3 000 personnes : 54 % étaient des travailleurs ou des opérateurs de la production et 27 % étaient des employés en R.-D. et en ingénierie ou des techniciens de laboratoire;
  • Production de 27 millions de tonnes métriques de biomasse (11 millions de tonnes métriques de biomasse agricole);
  • La biomasse agricole est utilisée par 42 % des entreprises de bioproduits au Canada;
  • Les ventes de bioproduits représentent 1,3 milliard de dollars;
  • Les exportations de bioproduits ont représenté 433 million de dollars du total des ventes.

(Enquête sur les bioproduits, Statistique Canada, 2009)

Les bioproduits sont des produits renouvelables en dehors des aliments et des aliments du bétail issus des ressources agricoles, aquatiques ou forestières ou des déchets municipaux. Dans cette section, vous trouverez de l'information au sujet des types de bioproduits, le processus de production, ainsi que les initiatives du gouvernement dans le secteur des bioproduits.

En savoir d'avantage sur :

Avantages pour le secteur agricole

Moissonneuse batteuse qui récolte du maïs-grain pour les biocarburants

La bioéconomie canadienne offre de nombreux débouchés économiques. La fabrication des bioproduits offre aux producteurs et aux transformateurs des marchés supplémentaires pour leurs produits anciens et nouveaux. Les agriculteurs peuvent tirer des gains économiques de la découverte de nouveaux usages pour les « déchets » comme le fumier et les résidus de culture et de la production de cultures pour approvisionner l'industrie des bioproduits.

Les bioproduits offrent la possibilité de renforcer et de diversifier le secteur agricole en ajoutant de la valeur aux déchets, en concevant de nouvelles cultures, en assurant l'augmentation des marges de la production à la ferme, en diversifiant les produits, en ajoutant des flux de recettes, en rehaussant la compétitivité et en améliorant la durabilité de l'environnement.

La diversification des produits à la ferme offre la possibilité d'améliorer la marge bénéficiaire pour chaque hectare de terre agricole. Au moment où les agriculteurs et les collectivités rurales saisissent les occasions liées aux bioproduits, au-delà de la ferme, dans le cadre des activités de prétransformation, de transformation et à valeur ajoutée, l'élaboration de modèles opérationnels novateurs et adaptables, comme les coopératives, peut également aider à créer des entreprises rentables. Les bioproduits favorisent l'innovation au sein du secteur agricole et s'harmonisent avec le développement des marchés et les priorités en matière de réformes réglementaires.

Voici quelques exemples canadiens de bioproduits :

  • Transformation des fibres de chanvre et de lin en biomatériaux destinés aux industries de l'automobile et de la construction;
  • Utilisation des résidus de culture pour produire des produits chimiques d'origine biologique servant à la fabrication de produits d'entretien ménager;
  • Alimentation en énergie des communautés locales grâce à la bioénergie produite au moyen de déchets agricoles;
  • Conversion d'huiles agricoles en biocarburants servant à alimenter les véhicules de transport routier.

Biomasse : L'élément essentiel des bioproduits

On peut définir la biomasse comme les matières biologiques/renouvelables vivantes et mortes récemment des ressources agricoles (végétales ou animales), aquatiques ou forestières, y compris celles qui proviennent des déchets industriels et/ou municipaux (source : Stratégie sur les bioproduits du Manitoba).

En matière d'agriculture, la biomasse peut provenir d'un éventail de sources, notamment les cultures traditionnelles et les cultures spéciales, ces dernières étant des cultures cultivées dans le seul objectif de les transformer en matières premières pour les bioproduits. Elle peut également provenir de cultures produites dans des régions qui ne conviennent pas aux cultures fourragères ni aux cultures vivrières ou de flux de déchets comme les résidus des cultures (par exemple la paille et les cannes de maïs) et le fumier. En effet, de nombreuses exploitations du Canada possèdent désormais des digesteurs anaérobie sur place qui peuvent utiliser le fumier pour produire de l'énergie.

Le secteur agricole et agroalimentaire du Canada est bien placé pour explorer de nouveaux débouchés en vue de produire des produits chimiques d'origine biologique, des biomatériaux, des biocarburants et de la bioénergie en tirant parti de son importante biomasse et de ses ressources abondantes en eau, de l'historique et des forces du secteur en génomique et en sélection des végétaux, de la production agricole durable, des sources diverses de biomasse et de la transformation efficace pour répondre aux normes de qualité rigoureuses des différents marchés mondiaux.

Outil de visualisation cartographique et d'analyse de l'inventaire de la biomasse fournit ces données. Accessible sur Internet, il offre une fonction d'interrogation interactive et des cartes thématiques qui orientent les utilisateurs vers les sources au Canada du genre exact et des quantités exactes de matières premières dont ils ont besoin dans leurs usines de transformation.

Les bioproduits dans l'histoire

Les bioproduits sont souvent considérés comme des produits innovateurs et nouveaux, mais il ne faut pas oublier que l'homme utilise la biomasse agricole depuis des milliers d'années pour fabriquer des produits utiles autres que les aliments et les aliments pour animaux :

  • Le commerce des tissus dérivés du lin était largement répandu 2 000 ans avant notre ère.
  • On a longtemps utilisé la paille comme matériau de construction (par exemple toit des huttes ou construction en banco mélange de terre argileuse et de paille]).
  • L'éthanol existe sous une forme ou une autre depuis la création des premières boissons alcoolisées et le premier moteur à combustion interne était conçu pour fonctionner au biocarburant.
  • Le premier moteur diésel a été conçu pour fonctionner à l'huile d'arachide.

Les produits à base de pétrole et autres produits synthétiques sont relativement nouveaux si on les compare aux produits d'origine biologique. Ce n'est que depuis quelques centaines d'années que les besoins en énergie et en matériaux sont comblés par des sources non biologiques, compte tenu de la disponibilité et du coût relativement abordable du charbon, du pétrole et du gaz naturel.

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