Quoi de neuf en Colombie-Britannique? Pleins feux sur les Bleuets

Automne 2016

Information sur le secteur

À l'échelle mondiale, le Canada est le deuxième producteur et le troisième exportateur de bleuets de culture (en corymbe) et le premier producteur de bleuets sauvages (nains). La Colombie-Britannique, qui produit environ 96 % des bleuets de culture au Canada, est l'une des plus importantes régions productrices de bleuets en corymbe dans le monde.

Au Canada, des variétés de bleuets sauvages et de bleuets de culture sont cultivées à des fins commerciales, ce qui n'est le cas d'aucun autre fruit au pays. La plus grande partie de la production de bleuets de culture est vendue à l'état frais et congelée, tandis que les bleuets sauvages sont habituellement destinés à la transformation et à la congélation.

Les bleuets sont...

  • riches en antioxydants
  • riches en fibres et en éléments nutritifs
  • faibles en calories

À l'échelle mondiale, le Canada est...

  • Le 1er producteur et exportateur de bleuets sauvages (nains)
  • Le 2e producteur de bleuets de culture (en corymbe)
  • Le 3e exportateur de bleuets de culture (en corymbe)

Les bleuets sont habituellement vendus à des transformateurs ou à des entreprises de conditionnement qui les classent, les emballent et les commercialisent. Les bleuets peuvent être emballés une fois surgelés individuellement, congelés en bloc dans des boîtes de grandeurs diverses, ou transformés en purée ou en jus.

En réponse à la demande du marché, la production de bleuets a connu une hausse importante au cours de la dernière décennie. Cette demande est stimulée par la reconnaissance accrue des effets bénéfiques des bleuets sur la santé, notamment parce qu'ils contiennent différents éléments nutritifs et antioxydants alimentaires.

Bleuets de culture (en corymbe) canadiens : Production commercialisée (tonnes métriques)

Année (tonnes métriques - approximate)

  • 2011 (46000)
  • 2012 (55000)
  • 2013 (53000)
  • 2014 (68500)
  • 2015 (72500)

Statistiques Canada

En 2015, les exportations nationales de bleuets de culture frais ont totalisé environ 57 millions de livres ou 125 millions de dollars canadiens, ce qui représente une augmentation de volume de 5 % et une augmentation de la valeur des exportations de 26 % par rapport à 2014. Sur les 57 millions de livres exportées, la Colombie-Britannique en a exporté 55 millions, soit 96 %. Les plus importants marchés pour les bleuets frais ont été les États Unis, suivis du Chili et du Japon. En 2015, 66 millions de livres (30 millions de kg) de bleuets de culture congelés d'une valeur de 94 millions de dollars canadiens ont été exportées. Le plus important marché d'exportation pour les bleuets congelés a été les États Unis, suivis du Japon et de l'Australie.

Pour plus d'information sur les bleuets canadiens, prière de visiter le site : www.agr.gc.ca

Recherche sur les bleuets en Colombie-Britannique

Les chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) travaillent sans relâche pour aider les producteurs à améliorer leurs cultures et leur performance environnementale. Martine Dorais (Ph. D.), scientifique qui se spécialise dans les cultures en serre et les petits fruits, est actuellement en poste au Centre de recherche et de développement d'Agassiz. Elle a entrepris, avec les membres de son équipe, plusieurs études sur les bleuets dans le but d'accroître le rendement et la durabilité des systèmes de production ainsi que la qualité des fruits.

Un projet à long terme, lancé en 2008 par David Ehret (Ph. D.), porte sur la gestion efficace de l'azote en vue de l'augmentation de l'efficacité de l'utilisation des nutriments. Dans le cadre de cette expérience, on applique un traitement de fertigation aux cultures de bleuets tout au long de la saison de culture plutôt que de faire trois applications d'engrais azoté à la volée. Les résultats de l'étude donnent à croire que la fertigation entraîne une croissance et un rendement supérieurs tout en nécessitant moins d'azote que l'épandage d'engrais azoté à la volée. En d'autres mots, la fertigation offre une rentabilité supérieure pour un taux d'azote moindre et réduit l'empreinte environnementale.

Pour la poursuite de l'étude, Mme Dorais prévoit examiner la productivité et la qualité des fruits dans diverses conditions estivales tout en surveillant la teneur en NH4 et en NO3 ainsi que l'augmentation de la salinité du sol, ce qui permettra de mieux comprendre le prélèvement de l'azote. Au cours des trois prochaines années, elle et son équipe chercheront à appliquer la fertigation sous un paillis de brin de scie afin d'éviter la mobilisation de l'azote et de réduire les pertes d'azote. Cette étude vise à établir un système durable de gestion des nutriments azotés de même que des modèles de croissance pour aider les producteurs à mieux utiliser leurs ressources et à prévoir le rendement des cultures, notamment sur le plan temporel.

Mme Dorais participe à d'autres études sur les bleuets. L'une d'elles porte sur l'utilisation du silicone et d'autres biostimulants dans le but de favoriser la résilience des plantes et d'augmenter la durée de conservation des fruits. Une autre se fonde sur la physiologie des végétaux pour mieux comprendre la formation des boutons floraux et ainsi optimiser la taille des plantes, le rendement des cultures et la qualité des fruits. Le but ultime de Mme Dorais est d'arriver à produire des bleuets de façon biologique et durable. Elle souligne la nécessité pour les producteurs canadiens d'accroître leur compétitivité en rendant leurs produits encore plus uniques et en accédant au marché des petits fruits biologiques, qui est en expansion. Idéalement, le rendement et la qualité du nouveau produit seront équivalents à ceux des bleuets ordinaires, et ce produit sera offert à un prix avantageux pour les consommateurs.

Mme Dorais et ses collègues doivent poursuivre les études en cours avant de pouvoir transmettre des recommandations claires aux producteurs. Les projets pourraient nécessiter jusqu'à six années de travail avant qu'on puisse obtenir des données concrètes, car le bleuetier est une plante de plein champ dont les conditions de culture varient d'une saison à l'autre. Pour l'instant, Mme Dorais conseille aux producteurs de ne pas utiliser la fertilisation à la volée, d'éviter les apports excessifs d'azote, d'examiner le sol afin de comprendre ce qui se passe, et de tenir compte de la salinité et du pH lorsqu'ils surveillent leurs plantes.

Des tunnels et des serres

Le but de Mme Dorais est de mettre au point un système de production biologique hors-sol dans des abris-serres (tunnels) ou des serres. Ces systèmes de production présentent plusieurs avantages :

  1. Ils offrent un environnement contrôlé, sans vent ni grêle, où les cultures sont à l'abri du gel. Les nouvelles variétés qui ne sont pas bien adaptées à notre climat peuvent ainsi être cultivées de façon optimale, à l'abri des organismes nuisibles et des maladies.
  2. Les producteurs peuvent optimiser l'utilisation des terres en augmentant ou en diminuant l'espace entre les différentes cultures. Les plantes affectées par des maladies des racines peuvent aisément être éliminées.
  3. La saison de culture peut être prolongée; les producteurs peuvent ainsi cultiver des petits fruits durant l'hiver

Un désavantage possible de la culture en tunnel ou en serre est l'augmentation excessive de la température. Les producteurs peuvent toutefois résoudre ce problème en remontant le film plastique des tunnels ou en utilisant des ventilateurs.

Mme Dorais croit fermement que la culture en tunnel ou en serre dans un substrat autre que le sol peut être bénéfique. La nécessité d'accroître la durabilité, d'améliorer la gestion de l'azote et de mettre au point un nouveau système de production de bleuets frais milite en faveur d'une telle approche. Mme Dorais affirme que la méthode mise au point sera

Association - British Columbia (BC) Blueberry Council

Fondé en 1989, le BC Blueberry Council réalise des activités promotionnelles, finance des projets de recherche, appuie des programmes éducatifs et établit des relations au sein de l'industrie dans l'intérêt des producteurs de bleuets. Cet organisme représente actuellement environ 800 producteurs en Colombie-Britannique.

Le BC Blueberry Council a pour mission d'aider les producteurs à s'adapter aux conditions actuelles en leur fournissant des ressources suffisantes. Les producteurs peuvent ainsi apporter les changements nécessaires pour s'adapter à l'évolution de la demande dans le secteur. L'organisme offre notamment les programmes Berry Breeding Program (programme d'amélioration des petits fruits), Bird Management Program (programme de gestion des oiseaux) et Market Safe Program. Ce dernier s'adresse tout particulièrement aux producteurs qui vendent directement leurs produits. L'organisme offre également des recettes qui sont créées par des chefs bien renseignés sur le plan culturel. Ces recettes visent à faire connaître les bleuets à de nouveaux consommateurs lorsque l'industrie accède à un nouveau marché. De plus, une formation individualisée est offerte dans plusieurs langues pour assurer un niveau de communication optimal avec les producteurs.

Sur la scène internationale, l'industrie prévoit obtenir de bons résultats en Corée du Sud et en Chine grâce à la conclusion récente d'ententes d'accès aux marchés. Bien que les concessions ne soient pas gratuites, le BC Blueberry Council croit qu'il est impératif d'accéder à de nouveaux marchés compte tenu de la croissance et de la production enregstrées dans le secteur.

Au cours des prochaines années, le BC Blueberry Council prévoit concentrer ses efforts de développement de marchés en Asie, et plus particulièrement en Asie du Sud-Est. Le désir des consommateurs asiatiques d'obtenir un produit sain, combiné aux ententes de libre échange, fait de l'Asie un marché très prometteur pour l'industrie. Bien qu'elle soit déjà active au sein de l'Union européenne, l'industrie se réjouit à la perspective de pouvoir expédier des produits libres de droits lorsque l'Accord économique et commercial global (AECG) sera ratifié. Avec ce changement, la Colombie Britannique deviendra plus attrayante pour les acheteurs potentiels de l'UE.

Cet été, la saison a été hâtive pour une troisième année consécutive, ce qui a posé certains défis sur le plan de la commercialisation. Le développement des petits fruits a été très rapide au début en raison des températures élevées et a ralenti par la suite, ce qui a condensé la saison. Le BC Blueberry Council prévoit que la saison 2016 sera semblable à la saison 2015 et s'attend à une légère diminution de la production par rapport à l'an passé.

« Notre production est passée de moins de 20 millions de livres en 1989 à 172 millions de livres en 2016. Nous continuons de grandir comme industrie, et la production augmentera encore à l'avenir. Le but de notre organisme est d'ouvrir de nouveaux marchés, de tenir les producteurs au courant des défis à relever et de disposer des ressources nécessaires pour pouvoir les aider. »

- Debbie Etsell, directrice exécutive
Site Web : BC Blueberry Council (en anglais seulement) (www.bcblueberry.com)
Médias sociaux : Facebook (en anglais seulement) (www.facebook.com/BCBlueberries)

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