Profil du secteur canadien des semences

juillet 2014

Introduction

Le Canada est reconnu dans le monde entier comme un producteur, un conditionneur et un exportateur majeur de semences de haute qualité pour une grande variété de cultures. Le secteur des semences est diversifié et il génère des milliards de dollars pour l'économie canadienne en plus d'employer des milliers de personnes. Il s'agit d'une industrie axée sur l'innovation qui utilise des technologies complexes et qui investit chaque année des millions de dollars dans la recherché et le développement des semences.

Le présent rapport donne un aperçu de l'industrie canadienne des semences et dresse un tableau clair de sa structure et de ses retombées sur l'économie canadienne.

Le secteur canadien des semences :

  • joue un rôle crucial dans la chaîne de valeur agroalimentaire;
  • stimule l'innovation agricole;
  • génère des milliards de dollars pour l'économie canadienne;
  • englobe diverses cultures et entreprises;
  • alimente un marché d'exportation solide.

Rôle crucial dans la chaîne de valeur agroalimentaire

  • Les semences constituent le premier maillon essentiel de la chaîne de valeur agroalimentaire. Elles sont à la base des cultures qui produisent des aliments destinés à la consommation humaine et animale et des bioproduits qui se retrouvent sur les marchés nationaux et étrangers.

Stimule l'innovation agricole

  • L'industrie utilise des technologies complexes pour produire des semences que les agriculteurs plantent pour accroître leur productivité et trouver des débouchés.
  • Le Canada est connu pour avoir adopté les technologies de pointe, y compris la biotechnologie, la génomique et d'autres avancées en sélection des végétaux.
  • En 2012, le secteur privé a investi environ 110 millions de dollars en sélection des végétaux, en recherche et en création de variétés.
  • Outre le secteur privé, l'investissement public est très important dans la recherche sur les semences, sur le plan fédéral, provincial et universitaire.

Contribue de façon importante à l'économie canadienne

  • Les retombées économiques totales (directes et indirectes) de l'industrie canadienne des semences sont estimées à 5,61 milliards de dollars.
  • L'industrie des semences représente 57 420 emplois et 1,67 milliard de dollars en traitement et salaires. De plus, elle génère des recettes fiscales d'environ 81,9 millions de dollars.

Secteur diversifié englobant de nombreuses cultures et diverses entreprises

  • Grâce aux terres fertiles et aux zones climatiques diverses du Canada, les producteurs de semences cultivent plus de 50 cultures différentes.
  • Le secteur regroupe de nombreux types d'entreprises, comme les entreprises de sélection des végétaux et de recherche, les producteurs de semences, les conditionneurs de semences et les laboratoires d'analyse des semences ainsi que les distributeurs de semences, les courtiers et les exportateurs
  • Le secteur comprend des entreprises de toute taille : des petits producteurs de semences aux grandes multinationales en passant par les semenciers indépendants.

Un marché d'exportation et des relations commerciales solides

  • Les exportations de semences canadiennes augmentent de façon marquee depuis 2009-2010. En 2012-2013, les exportations de semences canadiennes étaient évaluées à environ 450 millions de dollars.
  • Les semenciers et les phytogénéticiens canadiens participent à de nombreux aspects du commerce international de semences, comme l'échange de germoplasmes, les programmes mondiaux de recherche et de développement, la production sous contrat pour l'exportation et la commercialisation de nouvelles varieties importées au Canada.

Rôle crucial dans la chaîne de valeur agroalimentaire

Les semences : la base de tous les produits agroalimentaires

L'industrie canadienne des semences est le premier maillon essentiel de la chaîne de valeur agroalimentaire. Les semences sont à la base des cultures qui produisent des aliments destinés à la consommation humaine et animale et d'autres bioproduits, comme les matières biologiques des biocombustibles. Pour les exploitants agricoles, la plupart des innovations visant une augmentation de la productivité et des débouchés commerciaux proviennent du secteur des semences.

Semences - Aliments - Aliment du bétail - Bioproduits

Structure du secteur canadien des semences

La chaîne de valeur du secteur des semences peut être décrite par cinq liens de base : sélectionneurs de végétaux, producteurs de semences, conditionneurs de semences, distributeurs et détaillants de semences, et agriculteurs (utilisateurs finaux des semences). En ce qui concerne les exportations de semences, les conditionneurs et les distributeurs de semences expédient des semences aux utilisateurs finaux du monde entier.

Structure du secteur des semences: La description de cette image suit.
Description

Le diagramme décrit les liens qui existent le long de la chaîne de valeur du secteur des semences. Le premier lien de la chaîne de valeur du secteur des semences est celui des phytogénéticiens. Les phytogénéticiens incluent des entreprises privées, des universités, Agriculture et Agroalimentaire Canada et quelques ministères provinciaux de l'agriculture). 

Recherche et sélection végétale :

  • Entreprises privées
    • 135 scientifiques
    • 227 techniciens
    • 100 employés de soutien
    • 155 travailleurs saisonniers
  • Universités (McGill, Guelph, Manitoba, Saskatchewan, Alberta)
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Ministères provinciaux de l'Agriculture

Le deuxième lien est celui des producteurs de semences.

Producteurs de semences :

  • 3 500 producteurs de semences sélectionnées
  • 1 800 producteurs de graines de semences fourragères (comprend les producteurs de semences sélectionnées et de semences communes)
  • 400 producteurs de maïs de semence
  • 370 producteurs de semences de pommes de terre

Le troisième lien est celui des établissements de conditionnement et des laboratoires de semences.

Conditionneurs de semences et laboratoires de semences :

  • Établissements semenciers agréés
  • 574 conditionneurs approuvés
  • 851 installations de stockage en vrac
  • 33 laboratoires de semences agréés

La chaîne de valeur se divise ensuite en deux branches à partir de ce point. La première branche mène aux distributeurs, négociants et exportateurs de semences, qui fournissent à leur tour les producteurs et les exportateurs agricoles en tant que consommateurs finaux. La deuxième branche mène aux détaillants agricoles, qui fournissent à leur tour les producteurs agricoles en tant que consommateur final.

Distributeurs, négociants et exportateurs:

  • 130 entreprises membres de l'Association canadienne du commerce des semences Importation de semences
  • 84 importateurs autorisés

Loi sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments

Stimule l'innovation agricole

Les technologies récentes concernant les semences font progresser l'industrie Le secteur des semences est en constante évolution. En raison de sa position unique comme base de la chaîne de valeur agroalimentaire, il s'agit d'une industrie qui favorise l'innovation et les avancées technologiques pour produire de nouvelles variétés de plantes possédant des caractéristiques avantageuses, comme un potentiel de rendement plus élevé, une plus grande résistance aux maladies, une meilleure qualité des graines. L'innovation mise en oeuvre dans le secteur des semences peut aussi aider le secteur agricole à répondre aux demandes des consommateurs pour de meilleures caractéristiques sur le plan nutritif et esthétique et sur le plan du traitement, et à réduire l'empreinte écologique de l'agriculture.

Le Canada est connu pour avoir adopté des technologies de pointe comme la biotechnologie, la génomique, la reproduction cellulaire et d'autres avancées en sélection des végétaux. L'industrie canadienne des semences a investi énormément de ressources pour produire de nouvelles semences, pour trouver de nouvelles idées, pour déposer des brevets et pour développer des techniques qui créent de la valeur en amont de la chaîne en augmentant le rendement, la qualité et l'uniformité. Le Canada peut ainsi jouir d'un positionnement de marque unique sur les marchés nationaux et internationaux.

Investissement dans la recherche et le développement

Le Canada est au premier plan des initiatives de recherche et de développement.

  • En 2012, le secteur privé a investi environ 110 millions de dollars dans la sélection des végétaux, la recherche et la création de variétés.
  • Les membres de l'Association canadienne du commerce des semences (ACCS) s'attendent à ce que les dépenses en recherche et développement atteignent environ 116 millions de dollars en 2017 (ces estimations ne tiennent pas compte de l'investissement public en recherche).

En 2012, les entreprises privées canadiennes ont investi environ 110 millions de dollars en sélection des végétaux, en recherche et en création de variétés. Cette somme représente presque 6 % de leurs ventes intérieures combinées et constitue une hausse de plus de 90 % par rapport à 2007. On prévoit qu'elles investiront 6 millions de dollars de plus d'ici 2017 (voir la figure 1).

Figure 1: Prévisions relatives aux investissements en recherché du secteur privé (en millions de dollars)

Figure 1: La description de cette image suit.
Description

Prévisions relatives aux investissements en recherché du secteur privé en millions de dollars (année) : 56 (2007), 110 (2012), 116 (2017)

À ce jour, les activités de recherche et de développement ont principalement porté sur le canola, le maïs et le soja. À l'avenir, on s'attend à ce qu'elles s'étendent aux céréales. Grâce aux avancées constantes de la phytogénétique, les chercheurs et les producteurs de semences canadiens peuvent répondre à la demande croissante en produits destinés à l'alimentation humaine et animale et en bioproduits. L'industrie contribue aussi à la santé des Canadiens grâce aux technologies des semences qui permettent d'obtenir des cultures plus nutritives et sécuritaires, qui répondent aux besoins des consommateurs en matière de fonctionnalité.

Le secteur public investit lui aussi des sommes importantes dans la recherché sur les semences, que ce soit le gouvernement fédéral, les provinces ou les universités.


Il contribue de façon importante à l'économie canadienne

Retombées économiquesNote de bas de page 1

D'après une étude menée par le George Morris Centre en 2013, les retombées économiques totales (directes et indirectes) de l'industrie des semences sont estimées à 5,61 milliards de dollars. On estime à environ 2,5 milliards de dollars (d'après le multiplicateur du PIB) la contribution du secteur au produit intérieur brut (PIB) du Canada.

Les retombées économiques totales de la production de semences contrôlées sont estimées à environ 2,58 milliards de dollars par année. Ces résultats s'appuient sur des retombées économiques directes estimées (ventes) de 879 millions de dollars et sur des ventes indirectes estimées de près de 1,7 milliard de dollars.

Les retombées économiques indirectes totales du traitement, de la commercialisation et de la distribution des semences sont estimées à 3,82 milliards de dollars, d'après des retombées directes (ventes estimées de l'industrie) de 1,79 milliard de dollars.

En 2012-2013, les exportations de semences canadiennes étaient estimées à 450 millions de dollars, en hausse comparativement à 220 millions de dollars en 2009-2010. Ces quatre dernières années, la moyenne des exportations de semences canadiennes a totalisé près de 320 millions de dollars.

Emploi

L'industrie canadienne des semences emploie des travailleurs canadiens dans divers segments de l'industrie : sélection des végétaux et recherche, production de semences , traitement de semences et appui à la production, ainsi que vente et commercialisation des semences.

Plus de 600 personnes travaillent dans les départements de recherche des semenciers du secteur privé. Elles y occupent des postes de scientifiques, de techniciens, de personnel de soutien ou encore des emplois d'été. On compte au moins 1 000 autres personnes qui oeuvrent dans les secteurs de la vente, de la production et du conditionnement des semencesNote de bas de page 2

Les retombées de l'industrie en matière d'emploi, selon le multiplicateur de Statistique Canada, sont de 57 420 emplois et de 1,67 milliard de dollars en traitement et salaires, ce qui génère des recettes fiscales d'environ 81,9 millions de dollars.

Recettes du secteur des semences

La taille et la valeur du marché canadien des semences augmentent rapidement. Les agriculteurs canadiens ont dépensé 1,6 milliard de dollars pour la plantation de semences en 2013, ce qui représente une hausse de près de 25 % par rapport à 2010. Cette hausse considérable montre l'importance du secteur des semences pour la production de céréales, de plantes oléagineuses et de fourrage. Le secteur génère aussi des recettes importantes en tant qu'industrie autonome.

Secteur canadien des semences - Quelques chiffres
  • 5,61 milliards de dollars = retombées économiques totales (directes et indirectes) estimées de l'industrie canadienne des semences
  • 2,58 milliards de dollars = retombées économiques totales (directes et indirectes) estimées de la production de semences contrôlées dans les exploitations agricoles du Canada
  • 3,82 milliards de dollars = retombées économiques totales (indirectes) estimées du traitement, de la commercialisation et de la distribution des semences au Canada
  • 450 millions de dollars = exportations de semences en 2012 (chiffre approximatif)
  • 57 420 emplois = retombées de l'industrie des semences en matière d'emploi
  • 110 millions de dollars = investissement du secteur privé dans la selection de végétaux, la recherche et la création de variétés en 2012
  • 116 millions de dollars = dépenses prévues en recherche et développement d'ici 2017


  • Secteur diversifié englobant de nombreuses cultures et diverses entreprises

    Des cultures canadiennes nombreuses et diversifiées

    Grâce à la position géographique unique du Canada, qui comprend plusieurs zones climatiques différentes et des millions d'acres de terre fertile, les producteurs peuvent cultiver des semences nombreuses et variées.

    • Environ 50 cultures principales servent à la production de semences au Canada, comme le fourrage et le gazon, les céréales et les oléagineux, les cultures spéciales et plus encore.
    • Le nombre de variétés de semences contrôlées est passé de 557 en 1978 à 2 076 en 2012.
    Semences cultivées au Canada
    Classe Catégorie Type de culture
    Fourrages Légumineuses
    • Luzerne
    • Astragale pois chiche
    • Sainfoin
    • Trèfle alsike
    • Trèfle rouge
    • Mélilot gâté
    • Lotier corniculé
    Fourrages Graminées
    • Pâturin
    • Fétuque
    • Ivraie
    • Brome
    • Dactyle pelotonné
    • Phléole des prés
    • Fétuque rouge traçante
    • Alpiste roseau
    • Agropyre
    Gazon
    • Fétuque rouge
    • Ivraie vivace
    • Pâturin des prés
    • Fétuque élevée
    Grains Céréales
    • Orge
    • Seigle
    • Blé
    • Avoine
    • Méteil
    Grains
    • Maïs hybride
    Oléagineux
    • Canola
    • Soja
    • Lin
    Légumineuses
    • Pois chiches
    • Haricots rouges
    • Pois
    • Féverole à petits grains
    • Lentilles
    • Haricots blancs
    Légumes
    • Pommes de terre de semence
    • Semences potagères
    Autres
    • Sarrasin commun
    • Moutarde
    • Maïs sucré
    • Graine à canaris
    • Tournesol
    • Millet rouge et blanc

    Producteurs de semences

    En 2013, 3 565 producteurs de semences ont produit 1,2 million d'acres de semences contrôlées. Le regroupement des exploitations agricoles et l'augmentation de leur taille moyenne ont provoqué une diminution du nombre de fermes semencières à compter de 1982. On en dénombrait alors 5 723, son plus haut niveau. La taille moyenne des fermes semencières est passée de 126,5 acres en 1978 à 340,8 acres en 2012.

    Au Canada, on compte environ 1 800 fermes produisant des semences fourragères, dont certaines font partie du nombre de producteurs de semences controlees ci-dessus. On y retrouve aussi environ 400 producteurs de semences de varieties hybrides de maïs et 370 producteurs de semences de pommes de terre, en plus de quelques producteurs de semences potagères.

    Conditionneurs de semences

    Le segment du traitement et du conditionnement des semences du Canada comprend près de 1 000 établissements semenciers agréés (ESA), dont 574 conditionneurs approuvés et 851 installations de stockage en vrac (remarque : certains conditionneurs approuvés sont aussi des installations de stockage en vrac). Un bon nombre sont de petites et moyennes exploitations intégrées qui produisent les semences contrôlées qu'elles traitent. Il existe aussi un sous ensemble d'entreprises de taille plus importante qui oeuvrent dans plusieurs domaines de la chaîne de valeur des semences, comme la recherche, la commercialisation et la distribution, ainsi que le traitement et le conditionnement des semences.

    Organisations nationales du secteur des semences

    Voici les principales organisations nationales du secteur des semences : l'Association canadienne du commerce des semences (ACCS) et l'Association canadienne des producteurs de semences (ACPS). L'industrie est aussi appuyée par l'Institut canadien des semences (ICS) et l'Association des analystes de semences commerciales du Canada (AASCC).

    L'ACCS représente environ 130 entreprises de semences ainsi qu'un échantillon diversifié d'entreprises canadiennes qui créent, produisent, vendent et exportent des semences. Les membres de ces associations sont aussi bien des entreprises qui commercialisent des semences horticoles que les grands manutentionnaires de grains de l'Ouest, ainsi que des petites entreprises familiales et des entreprises multinationales de semences.

    L'ACPS, qui représente environ 3 500 producteurs de semences, exerce du leadership en tant qu'organisation canadienne habilitée par la Loi sur les semences et le Règlement sur les semences à surveiller et à certifier les semences controlees pour toutes les cultures agricoles au Canada (à l'exception des pommes de terre). L'ACPS certifie chaque année plus de 18 000 cultures d'au moins 2 000 varieties de 50 espèces différentes, produites sur plus d'un million d'acres, soit la plus grande superficie de cultures de semences certifiées au monde.

    L'ICS met en oeuvre des programmes d'accréditation et de surveillance pour l'industrie canadienne des semences. Reconnu par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), l'ICS a reçu le mandat d'être le seul point de contact des établissements semenciers, des laboratoires de semences, des exploitants et des classificateurs de semences qui veulent s'inscrire ou obtenir une licence ou une accréditation. Actuellement, l'ICS surveille environ 574 conditionneurs approuvés et 851 installations de stockage en vrac, les établissements canadiens de semences, les importateurs approuvés et les laboratoires d'essais sur les semences accrédités.

    L'AASCC regroupe plus de 100 personnes qui s'intéressent au secteur des essais sur les semences. Elle permet aux analystes de semences commerciales de se tenir informés des changements et des améliorations apportés à l'analyse des semences et maintient les compétences professionnelles et les normes professionnelles les plus élevées parmi ses membres.

    Lois et règlements

    Les règlements sur les semences, les normes de qualité et de pureté et les droits de propriété intellectuelle du Canada permettent d'accroître la position concurrentielle de l'industrie. Voici les lois et les règlements les plus importants :

    • La Loi sur les semences et le Règlement sur les semences visent à faire en sorte que les semences vendues ou importées au Canada ou encore exportées du Canada respectent les normes établies en matière de qualité, qu'elles soient étiquetées de façon à être bien présentées sur les marchés et qu'elles soient enregistrées avant d'être vendues au Canada, s'il y a lieu. La Loi sur les semences comprend plusieurs règlements sur les semences, comme des règlements sur l'enregistrement des variétés, sur la certification des semences et sur les végétaux à caractères nouveaux, ainsi que des tableaux de catégorie et un arrêté sur les graines de mauvaises herbes.
    • La Loi sur la protection des obtentions végétales permet aux entreprises qui créent des variétés de plantes de recouvrer les sommes investies en recherche. En vertu de ces droits, ils peuvent facturer des redevances et controller la vente du matériel de multiplication. Les utilisateurs qui ne versent pas de redevances ou qui ne vendent pas de variétés protégées aux fins de multiplication peuvent être poursuivis en justice par l'ayant droit ou son agent. L'Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) est une organisation intergouvernementale créée en 1961 par la Convention international pour la protection des obtentions végétales afin d'augmenter les droits des phytogénéticiens et de renforcer le secteur des semences et de l'agroalimentaire.

    Les semences parmi les facteurs de production

    Selon le Recensement de l'agriculture, les dépenses totales par exploitation agricole (pour l'ensemble des exploitations agricoles) s'élèvent à 205 000 $, dont près de 10 % sont attribuables aux semences.Note de bas de page * Au total, 112 000 exploitations ont engagé des dépenses de 2,15 milliards de dollars pour les semences, ce qui représente une moyenne de 19 156 $ par exploitation (voir la figure 2).

    Figure 2. Moyenne des dépenses des exploitations agricoles par exploitation en 2010 (valeur en pourcentage)

    Figure 2: La description de cette image suit.
    Description

    Moyenne des dépenses des exploitations agricoles par exploitation en 2010 (valeur en pourcentage): Semences 9%, Produits chimiques 10%, Carburant 6%, Électicité 3%, Engrais 15%, Aliments du bétail 27%, Main-d'oeuvre 30%

    Si on compare la part de l'industrie des semences à la valeur totale de l'agriculture canadienne (ce qui ne comprend pas la production en aval), on constate que la valeur de l'industrie est l'une des plus élevées en termes de recettes monétaires agricoles. Les semences comptaient pour environ 5 % de toutes les rentrées de fonds agricoles en 2011. Les recettes liées à la production de semences au Canada se sont élevées à environ 2,15 milliards de dollars, et seuls deux types de cultures dépassent ce résultat : le canola et le blé (voir la figure 3).

    Figure 3. Rentrées de fonds des fermes semencières par rapport à d’autres produits sélectionnés en 2010 (en milliards de dollars)

    Figure 3: La description de cette image suit.
    Description

    Rentrées de fonds des fermes semencières par rapport à d’autres produits sélectionnés en 2010 (en milliards de dollars): Canola 5.6, Blé 3.9, Semences 2.1, Floriculture 1.8, Maïs 1.6, Soja 1.6,Légumes de serre 1.2, Tous les légumes de plein champ 1.2, Pommes de terre 1.1, Tous les fruits .8, Lentilless .8, Pois .7


    Un marché d'exportation et des relations commerciales solides

    Commerce international des semences

    Outre leur contribution considérable à l'économie nationale, les semences canadiennes attirent une demande importante de l'étranger. Les semenciers et les phytogénéticiens canadiens participent à de nombreux aspects du commerce international des semences, comme :

    • les ententes relatives à l'échange des variétés et des germoplasmes;
    • les efforts multinationaux en matière de R et D;
    • les accords contractuels pour la production de semences, en vue de l'exportation et de l'importation;
    • la commercialisation des nouvelles variétés importées au Canada;
    • la commercialisation de nouvelles variétés à l'étranger.

    Balance commerciale

    Le Canada joue un rôle actif sur le marché mondial des semences et profite de l'essor du commerce des semences. En 2011-2012, le commerce des semences représentait environ 356 millions de dollars à l'importation et 353 millions de dollars à l'exportation. Le Canada est donc un importateur net de semences, avec un déficit commercial d'environ 3 millions de dollars.

    Exportations

    Les exportations de semences ont augmenté de façon marquée depuis 2009-2010, ce qui correspond à l'augmentation du prix des cultures. En 2012-2013, les exportations de semences canadiennes étaient estimées à près de 450 millions de dollars, alors qu'elles étaient de 220 millions de dollars en 2009-2010. Les denrées qui représentent la majorité des ventes à l'exportation sont les graines fourragères, le maïs, le soja et les pois (voir la figure 4).

    Figure 4. Exportations canadiennes de semences (en millions de dollars)

    Figure 4: La description de cette image suit.
    Description

    Exportations canadiennes de semences en millions de dollars - Approximate : 220 (09/10), 250 (10/11), 350 (11/12), 450 (12/13

    Les plus grands importateurs de semences canadiennes sont : les États-Unis (75 %), les Pays-Bas (4 %), la Chine (3 %), l'Allemagne (3 %) et le Japon (3 %). Ensemble, ils représentaient environ 88 % des exportations canadiennes de semences en 2011-2012. Les marchés ont changé depuis 2007-2008, le centre d'intérêt étant passé des pays développés comme le Japon (-44 %), l'Italie, la France et le Royaume-Uni, aux pays en voie de développement comme la Chine (+95 %). On constate aussi une consolidation des ventes vers les États-Unis qui comptaient pour 56 % des exportations en 2007-2008, avec une augmentation de 75 % des exportations totales en 2011 2012 (voir la figure 5).

    Figure 5. Marchés d'exportation du Canada en 2011-2012 (valeur en pourcentage)

    Figure 5: La description de cette image suit.
    Description

    Marchés d'exportation du Canada en 2011-2012 (valeur en pourcentage) : États-Unis 75%, Autre 12%, Pays-Bas 4%, Japon 3%, Allemagne 3%, Chine 3%


    Conclusion

    En résumé, le secteur canadien des semences est une industrie diversifiée et dynamique qui :

    • joue un rôle crucial dans la chaîne de valeur agroalimentaire;
    • stimule l'innovation agricole;
    • génère des milliards de dollars pour l'économie canadienne;
    • englobe diverses cultures et entreprises;
    • alimente un marché d'exportation solide.

    Références

    • Profil économique du secteur canadien des semences – Sommaire sur les producteurs de semences et
    • Sommaire sur les transformateurs de semences, George Morris Centre, 2014.
    • Statistique Canada
    • Association canadienne du commerce des semences
    • Association canadienne des producteurs de semences
    • Institut canadien des semences
    • Association des analystes de semences commerciales du Canada
    • Agence canadienne d'inspection des aliments

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