Bulletin Agri-info – Janvier 2015

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Agri-investissement : Un investissement judicieux dans la gestion des risques à la ferme

Logo d'Agri-investissement

Agri-investissement est un compte d'épargne producteur-gouvernement autogéré qui vous permet de mettre de côté des fonds pour faire face à de petites pertes de revenu ou pour faire des investissements en vue de réduire les risques à la ferme.

Accès en ligne à votre compte Agri-investissement

Mon dossier AAC est un service en ligne pratique et sécuritaire qui vous permet de consulter les données sur votre compte Agri-investissement. Grâce à cet accès en ligne, vous pouvez effectuer le suivi d'une demande, vérifier les opérations du compte, consulter les relevés de l'année en cours et des années antérieures et communiquer directement en toute sécurité avec les administrateurs du programme Agri-investissement.

Pour de plus amples renseignements et pour vous inscrire à Mon dossier AAC, veuillez consulter le site www.agr.gc.ca/mondossier.

Modifications apportées dans le cadre de Cultivons l'avenir 2

Un certain nombre de modifications ont pris effet lorsque le nouvel accord-cadre Cultivons l'avenir 2 a été conclu. Vous pouvez maintenant déposer chaque année un montant correspondant au plus à 100 % de vos ventes nettes ajustées dans votre compte Agri-investissement et recevoir un paiement de contrepartie gouvernemental pour la première tranche de 1 %, jusqu'à concurrence de 15 000 $. La limite du solde du compte a augmenté; vous pouvez maintenant y conserver un montant correspondant au plus à 400 % de vos ventes nettes ajustées moyennes pour que vous puissiez mieux utiliser le programme comme outil de gestion des risques.

Pour tirer parti d'Agri-investissement, veuillez :

  • Présenter une demande de participation à Agri-investissement.*
  • Déposer des fonds dans votre compte Agri-investissement dans une institution financière participante avant la date d'échéance indiquée sur votre avis de dépôt.

*N.B. : Les formulaires pour l'année de programme 2014 seront disponibles en ligne à la mi-février 2015. Vous devez présenter votre demande de participation au programme 2014 avant l'échéance du 30 septembre 2015 pour ne pas payer de pénalité et pour recevoir le maximum de paiements du programme.

Grâce aux contributions de contrepartie des gouvernements et à la possibilité de retirer des fonds n'importe quand, Agri-investissement est une excellente solution d'affaires à inclure dans votre stratégie de gestion des risques de votre exploitation agricole.

Les coûts d'Agri-investissement sont partagés selon un ratio de 60:40 entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ou territoriaux.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le Programme Agri-investissement au www.agr.gc.ca/agriinvestissement.

Service de médiation en matière d'endettement agricole : Tout peut s'arranger

Le Service de médiation en matière d'endettement agricole aide les agriculteurs canadiens à surmonter leurs difficultés financières en leur offrant des conseils financiers ou des séances de médiation pour leur permettre de recommencer à rembourser leurs dettes. Des conseillers financiers et des médiateurs qualifiés aident les agriculteurs et leurs créditeurs à conclure une entente de remboursement acceptable pour toutes les parties.

Pourquoi avoir recours au Service de médiation en matière d'endettement agricole?

  • Il est gratuit et confidentiel.
  • Il est rapide et économique si on le compare aux tribunaux.
  • Il peut mettre temporairement fin aux mesures de recouvrement de vos créditeurs pendant que vous examinez vos options.
  • Il favorise le dialogue entre vous et vos créditeurs.
  • Un spécialiste financier indépendant et qualifié vous rencontre, analyse les données financières que vous et vos créditeurs lui avez fournies afin de brosser un tableau précis de votre situation financière, examine diverses solutions et vous aide à élaborer un plan de redressement.
  • Un médiateur vous rencontre ainsi que vos créditeurs pour vous aider à trouver une solution mutuellement acceptable.

Lorsque vous recourez au Service de médiation en matière d'endettement agricole, vous pouvez demander un examen de votre situation financière et une séance de médiation avec ou sans sursis d'instance, lequel suspend temporairement les mesures de recouvrement de vos créditeurs. Les représentants du Service peuvent vous aider à choisir le recours qui répond le mieux à vos besoins.

En 2013-2014, 78 % des agriculteurs qui ont demandé conseil au Service de médiation en matière d'endettement agricole ont réussi à négocier une entente avec leurs créditeurs.

Pour de plus amples renseignements sur l'aide offerte, consultez le Service de médiation en matière d'endettement agricole au www.agr.gc.ca/smmea, ou composer le 1-866-452-5556.

Des prêts accessibles grâce à la Loi canadienne sur les prêts agricoles

La Loi canadienne sur les prêts agricoles (LCPA) offre un programme de prêts garantis conçu pour faciliter l'accès au crédit des agriculteurs et des coopératives agricoles. Ces prêts, qui offrent un faible taux d'intérêt, une période de remboursement plus longue et une mise de fonds moins importante, peuvent être accordés aux agriculteurs pour établir, améliorer ou agrandir leurs exploitations agricoles et aux coopératives agricoles pour qu'elles puissent transformer, distribuer ou commercialiser les produits agricoles.

Les prêts de la LCPA permettent aux agriculteurs d'investir dans l'amélioration de leurs exploitations agricoles, d'accroître leur compétitivité et leur rentabilité, de répondre aux exigences des consommateurs en matière de salubrité alimentaire et de performance environnementale et de gérer les risques de façon proactive.

Les prêts de la LCPA sont offerts aux :

  • agriculteurs établis;
  • aux nouveaux agriculteurs (ceux qui pratiquent l'agriculture depuis moins de six ans);
  • aux agriculteurs débutants;
  • aux agriculteurs qui prennent les rênes de l'exploitation familiale;
  • aux agriculteurs à temps partiel; et
  • aux coopératives agricoles sous réserve que la majorité (50 % + 1) de leurs membres soient des agriculteurs.

Les prêts garantis par la LCPA sont offerts par des prêteurs comme les banques, les caisses d'épargne et de crédit ou les caisses populaires, dans le cadre de leurs programmes habituels de prêts. Un agriculteur établi peut se voir accorder un prêt équivalant à 80 % de la valeur du bien acheté, tandis qu'un nouvel agriculteur pourra recevoir un prêt équivalant à 90 % de la valeur du bien acheté.

Chaque exploitation agricole peut emprunter jusqu'à 500 000 $ en tout (prêts combinés) pour acheter des terres et construire ou rénover des bâtiments et jusqu'à 350 000 $ pour toute autre raison, y compris la consolidation et le refinancement. Les coopératives agricoles, quant à elles, peuvent emprunter jusqu'à 3 millions de dollars. La période de remboursement est fixée à 15 ans pour l'achat de terres et à 10 ans pour tous les autres motifs.

Discutez d'un prêt de la LCPA avec votre prêteur dès aujourd'hui. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le Programme de la Loi canadienne sur les prêts agricoles au www.agr.gc.ca/lcpa ou composez le 1-888-346-2511 (sans frais).

Limite des prêts de la LCPA : Un agriculteur qui obtient un prêt de 300 000 $ de la LCPA pour acheter un tracteur peut encore emprunter jusqu'à 200 000 $ pour acheter des terres ou réparer un bâtiment ou emprunter jusqu'à 50 000 $ pour acheter un autre outil et 150 000 $ pour acheter des terres ou réparer un bâtiment.

L'accord commercial Canada–UE : de nouveaux débouchés pour les agriculteurs, les transformateurs et les exportateurs canadiens

L'accord commercial Canada–Union européenne est la plus importante entente que le Canada ait conclue depuis l'Accord de libre-échange nord-américain. Le secteur estime que la valeur de nos exportations de produits agricoles et alimentaires vers l'Union européenne (UE) augmentera de 1,5 milliard de dollars.

Cet accord commercial créera de nouveaux débouchés pour les secteurs agricoles des deux parties et des milliers d'emplois ici au Canada. L'Union européenne, qui compte 28 états membres et qui a une population de 500 millions d'habitants ainsi qu'une activité économique annuelle atteignant près de 17 billions de dollars, est la plus importante économie au monde. L'accord jettera les bases de notre relation commerciale de l'avenir et offrira aux agriculteurs, aux transformateurs et aux exportateurs canadiens un avantage concurrentiel sur ce marché recherché de grande valeur.

Les exportations agricoles du Canada vers l'UE ont atteint en moyenne 2,6 milliards de dollars par année entre 2011 et 2013. L'UE impose actuellement des taux tarifaires assez élevés sur les produits agricoles (13,9 % en moyenne). Une fois l'accord mis pleinement en œuvre, il éliminera 95 % de ces tarifs, rendant ainsi nos produits agricoles beaucoup plus compétitifs et créant des conditions propices à faire augmenter les ventes sur le marché européen.

L'accord commercial Canada–EU sera avantageux pour vous et votre entreprise, car :

  • il offrira de nouveaux débouchés aux principales exportations agricoles du Canada grâce à l'élimination des tarifs;
  • il établira des contingents tarifaires en franchise de droits pour des produits donnés et procurera aux agriculteurs canadiens un accès annuel en franchise de droits pour un maximum de 80 549 tonnes de porc, 50 000 tonnes de bœuf et 3 000 tonnes de bison;
  • il aidera à créer plus d'emplois, à accroître les salaires et à assurer la prospérité à long terme;
  • il offrira des occasions aux fonctionnaires et aux organismes de réglementation du Canada et de l'UE d'échanger des renseignements et de collaborer pour aider les importateurs et les exportateurs à régler les problèmes qui pourraient se présenter; et
  • il fournira un nouvel ensemble de règles qui régiront les échanges commerciaux entre le Canada et l'Union européenne.

L'accord commercial Canada–UE représente une occasion en or pour les agriculteurs et les entreprises du pays. Que les agriculteurs, les transformateurs ou les exportateurs canadiens vendent des cerises de la Colombie-Britannique, récoltent des céréales dans l'Ouest canadien, transforment des aliments dans le centre du Canada ou cultivent des pommes de terre à l'Île-du-Prince-Édouard, ils profiteront tous des nouveaux marchés européens, ce qui créera un meilleur avenir pour le secteur agricole du Canada.

Tirer pleinement parti du pâturage d'hiver intensif

La pratique de mettre les animaux en pâture pendant les mois d'hiver, connu sous le terme de pâturage d'hiver intensif, est de plus en plus populaire dans les Prairies, surtout parce que cette pratique réduit les frais de parcage, d'alimentation et de manutention du fumier.

Il est essentiel de choisir le site avec soin et de bien le gérer pour pouvoir tirer pleinement parti du pâturage d'hiver intensif tout en tenant compte des risques potentiels pour l'environnement.

L'outil de conception et d'évaluation des sites d'hivernage (WSADT) aide les éleveurs de bétail à choisir et à gérer un site d'hivernage qui fournira aux bovins des nutriments, de l'eau, une litière et un abri, tout en tenant compte des risques potentiels pour l'environnement. L'outil a été mis au point par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta, l'Agricultural Research and Extension Council of Alberta et l'organisation Alberta Beef Producers.

« Les éleveurs manifestent déjà un vif intérêt pour l'outil, annonce Dennis Lastuka, chef de l'équipe technique d'AAC pour le WSADT. Ce dernier est offert sur les sites Web de nos partenaires de l'industrie ainsi que sur notre site Web provincial. Nous avons aussi bien hâte de l'offrir lors des réunions de producteurs et d'événements spéciaux. »

Son fonctionnement

Lorsqu'il évalue un site d'hivernage potentiel, le WSADT en indique le niveau de risque pour l'environnement en utilisant le code de couleur des feux de circulation, soit rouge, jaune et vert. Il évalue les risques selon les facteurs suivants :

  • caractéristiques du pâturage;
  • stratégies d'alimentation;
  • gestion de la litière et de l'abri;
  • gestion des sources d'eau; et
  • gestion du site post-hivernage.

L'outil se fonde alors sur cette évaluation pour formuler des recommandations sur les pratiques de gestion bénéfique (PGB) qui réduiront le niveau de risque et aideront à protéger l'environnement.

L'outil recommande, par exemple, d'installer les aires d'alimentation dans des sites présentant une pente de moins de 2 % (légère inclinaison) si possible. Plus la pente sera raide, plus le risque de ruissellement des nutriments et des sédiments sera grand.

Quel est l'avantage pour les éleveurs de bétail?

L'outil de conception et d'évaluation des sites d'hivernage aidera les éleveurs :

  • à réduire les coûts globaux de production en minimisant les frais de transport des aliments et du fumier;
  • à réduire les frais de fertilisation et à accroître le rendement des cultures subséquentes, car les nutriments provenant des déchets d'aliments et du fumier des bovins sont transformés en engrais directement dans le champ; et
  • à accroître la durabilité de la production en réduisant considérablement les risques associés à une accumulation excessive de nutriments et au ruissellement possible de ces derniers.

« Cet outil offre aux éleveurs une foule de renseignements précieux qui leur permettront de faire un choix judicieux sur le site d'hivernage et les pratiques de gestion exemplaires à suivre pour réduire au minimum les conséquences possibles pour l'environnement d'un pâturage intensif », a affirmé Karin Schmid, spécialiste de la production de bœuf, Alberta Beef Producers.

Ressources additionnelles :

Vous pouvez également obtenir une copie papier de l'outil (Agdex #420/580-3) en communiquant avec le ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta (en anglais seulement).

De plus, AAC et les ministères de l'Agriculture de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba ont mis au point la calculatrice de la charge en éléments nutritifs [NLC] (en anglais seulement) qui a été conçue pour aider les gestionnaires des terres à élaborer des stratégies détaillées de gestion de l'alimentation et des vaches pour obtenir un nombre acceptable ou visé d'animaux par acre, nombre qui est fondé sur un apport approprié en éléments nutritifs dans le champ.

Résidus des cultures de lin et de chanvre : En pleine transformation

Les innovations dans le domaine de la recherche et développement (R&D) offrent aux agriculteurs de nouvelles possibilités dans la gestion des résidus post-récolte. Le Composites Innovation Centre (CIC) leur offre justement une de ces possibilités ultramodernes. Le Centre a mis au point, avec l'appui d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, une méthode pour transformer les résidus de cultures en produits rentables pour les agriculteurs canadiens à la recherche de nouveaux marchés.

Le Centre, dont le siège social se trouve à Winnipeg, crée des modèles de produits de R&D qui lui permettent de mettre au point des technologies de composites, puis de les transférer à l'industrie manufacturière. Selon Sean McKay, président-directeur général du CIC, le Centre a comme mission, depuis sa création en 2003, d'appuyer la commercialisation de la biomasse agricole à des fins industrielles.

Puisque la culture du lin et du chanvre au Canada produit d'énormes quantités de résidus, qui sont plus rigides et plus solides que les résidus d'autres cultures, le Centre s'est concentré sur l'utilisation de ces matériaux dans la fabrication de panneaux composites. Ces fibres naturelles peuvent remplacer les fibres de verre conventionnelles comme matériau de renforcement et peuvent être moulées pour fabriquer diverses parties de carrosserie, comme des capots pour les tracteurs, des ailes pour les véhicules et des portes pour les autobus. Le Centre utilise déjà la biomasse en petites quantités pour fabriquer des panneaux composites et prévoit que la commercialisation à grande échelle commencera dans deux ans environ.

Jusqu'ici, le Centre a fabriqué une carrosserie complète pour un véhicule électrique ainsi que plusieurs panneaux composites qui ont été transformés en ailes pour véhicule et en capots pour tracteur. Buhler Industries, un fabricant de machinerie agricole de Winnipeg, a installé des pièces composites sur des tracteurs et les a mis à l'essai en conditions réelles au Canada et aux États-Unis. Par ailleurs, le Centre a combiné l'ana de lin – la moelle ligneuse de la tige – à un bioplastique (une résine obtenue à partir des résidus de cultures de maïs) pour fabriquer les enjoliveurs d'un véhicule commercial à trois roues.

Le Centre a également investi des sommes importantes dans le développement d'une nouvelle technologie visant à analyser les propriétés des fibres naturelles. Il veut ainsi garantir aux industries de l'automobile, du transport terrestre et de l'aérospatiale que les fibres en question répondent à une certaine norme de qualité et qu'elles peuvent donc être utilisées dans leurs produits. La nouvelle technologie utilise plusieurs techniques de mesure pour classer les fibres. Ces techniques évaluent les propriétés chimiques et physiques ainsi que les propriétés de résistance des cultures comme le lin, le chanvre, la paille de blé et le canola. L'objectif ultime est d'amener les agriculteurs à utiliser cette technologie dans leurs champs pour analyser les propriétés de leurs cultures pendant la croissance. Ils pourront ainsi cibler les marchés et trouver d'autres débouchés rentables pour ces matériaux qui autrefois n'étaient pour eux que des résidus.

Pour en savoir davantage sur les travaux du Centre, consultez le site Composites Innovation Centre.

Année internationale des sols

Nous sommes fiers de nous joindre à d'autres organismes à l'échelle mondiale pour célébrer en 2015 l'Année internationale des sols. AAC a toujours reconnu l'importance des rôles que jouent les sols dans notre vie quotidienne, qu'il s'agisse de la sécurité alimentaire, de la nutrition ou encore des fonctions essentielles de l'écosystème. Familiarisez-vous davantage avec nos recherches en cours.

Faucheuse du feuillage de carotte

Les chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard) ont mis au point un dispositif mécanique qui permet d'éclaircir une partie du couvert que forment les fanes des carottes entre les rangs. Cet effeuillage permet de lutter contre la pourriture sclérotique et constitue un moyen simple de réduire l'usage de pesticides pour la culture de la carotte, et d'accroître l'efficacité de la lutte contre les maladies et la qualité des produits. L'initiative fait partie des nombreux projets financés dans le cadre du Programme de réduction des risques liés aux pesticides du Centre pour la lutte antiparasitaire d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Apprenez à accroître l'efficacité de la lutte contre les maladies en regardant la vidéo de la Faucheuse du feuillage de carotte.

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